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Développement financier et causalité entre épargne et investissement en zone UEMOA (Union Economique et Monétaire Ouest Africaine )

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par Relwendé SAWADOGO
Université Ouaga II Burkina Faso - DEA/ Master macro économie appliquée 2009
  

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I-2-impact de la répression financière sur l'ajustement épargne investissement

A la suite des modèles précurseurs de libéralisation financière McKinnon (1973), Shaw (1973), des auteurs comme Kapur (1976), Mathieson (1979) et Pagano (1993) pour ne citer que ceux-ci, ont repris et enrichis les modèles initiaux pour montrer comment un système financier réprimé réduit les possibilités de dynamisation de l'investissement à travers l'épargne.

C'est ainsi que Pagano (1993) indique les trois canaux par lesquels le système financier peut affecter la croissance :

1- D'abord en augmentant la proportion de l'épargne nationale allouée à des investissements productifs. Selon Pagano, l'augmentation de cette proportion peut être due à la baisse de l'inefficacité de la sphère financière. Lors de la libéralisation du secteur bancaire, l'on peut aussi penser à une baisse des réserves obligatoires ou des taxes associées aux transactions.

2- Ensuite en augmentant la productivité marginale, grace à la collecte d'information et à l'incitation des investisseurs à replacer leur argent dans les projets plus risqués à cause d'un partage du risque plus significatif de la part des intermédiaires.

3- Enfin, le secteur financier influence la croissance par l'intermédiaire du taux d'épargne de l'économie.

A ce propos, Roubini et Sala-i-Martin (1992) notent que leurs activités (intermédiaires
financiers) peuvent être importunées par une forte taxation, sous la forme de réserves

obligatoires élevées, une taxation élevée des transactions, une régulation restrictive, etc. Cette situation incite les intermédiaires financiers à essayer de compenser cette perte, par l'accroissement de la marge.

Le développement financier qui se résume à la libéralisation financière, selon ces auteurs, est de nature à réduire ce « gaspillage » de ressources, c'est à dire à augmenter le taux d'épargne disponible pour l'investissement et donc le taux de croissance.

Il ressort de tous ces travaux que le développement financier est une condition nécessaire pour une mobilisation importante de l'épargne et l'affectation de celle-ci à l'investissement productif. Cependant, il serait intéressant de présenter un courant de pensée concurrente à celui déjà présenté, c'est à dire l'analyse postkeynésienne de la finance, de l'épargne et de l'investissement.

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