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Développement financier et causalité entre épargne et investissement en zone UEMOA (Union Economique et Monétaire Ouest Africaine )

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par Relwendé SAWADOGO
Université Ouaga II Burkina Faso - DEA/ Master macro économie appliquée 2009
  

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SECTION 2 : LA RELATION EPARGNE-INVESTISSEMENT DANS L'OPTIQUE FINANCIERE

Sur le plan théorique, la finance joue un rôle important dans la relation entre épargne et investissement. D'après les théories du développement financier, les structures financières permettent la mobilisation de l'épargne et son affectation vers l'investissement productif, tandis que les analyses postkeynésiennes préconisent que le financement de l'investissement soit rendu par création monétaire et indépendamment de l'épargne des ménages.

Deux points sont traités. D'abord le premier point traite du rôle de la finance dans la relation entre épargne et investissement. Le second point porte sur l'analyse postkeynésienne de la finance, épargne et investissement.

I-La finance dans la relation entre épargne et investissement

Dans un premier temps, il sera question de présenter les différents travaux sur le rôle de la finance dans la relation entre épargne et investissement et dans un second temps l'impact de la répression financière sur l'ajustement épargne-investissement.

I-1-La finance comme instrument de canalisation de l'épargne vers l'investissement

Les analyses traditionnelles d'inspiration néoclassique du lien entre la sphère financière et la sphère réelle préconisent l'épargne comme condition sine qua non à un investissement productif et à une croissance économique.

Gurley et Shaw (1955) insistent sur le canal du crédit et plus particulièrement sur le rôle des banques dans l'offre de fonds à l'activité économique. Ils énoncent que le niveau de développement économique d'un pays est expliqué par le niveau de développement du système financier. En effet, lorsqu'elles sont efficaces, les banques permettent de mobiliser l'épargne financière des agents à capacité de financement pour l'affecter à des usages plus productifs exprimés par les agents économiques en besoin de financement. En d'autres termes, les banques assurent la transformation de l'épargne en investissements productifs. Une économie où le taux d'épargne est élevé peut avoir un taux de croissance faible si l'épargne reste liquide ou mal allouée. Le développement financier ne doit donc pas constituer seulement un instrument d'augmentation de l'épargne financière, elle doit être un instrument

au service de la croissance économique. A cet égard, les banques jouent un rôle déterminant dans d'allocation optimale de l'épargne institutionnelle.

Pour Goldsmith (1969), ce sont la séparation des décisions de consommation et d'investissement d'une part, et la multiplicité des actifs financiers consécutive à la création d'institutions financières d'autre part, qui conduisent à un taux de croissance plus important de l'économie. Ces conditions favorisent une amélioration de l'efficacité de l'investissement grace à une allocation optimale de l'épargne à l'investissement obtenue à partir du libre jeu du marché.

Explicitement ou implicitement, on retrouve chez ces auteurs précités l'idée qu'un système financier efficient active la croissance économique tout en l'orientant. Pour eux, la principale contribution du système financier à la croissance économique repose sur le fait que ce dernier permet d'assurer le fonctionnement d'un système de paiement efficace et évolutif, qui mobilise l'épargne et améliore son affectation à l'investissement grace aux taux d'intérêt réels positifs.

L'hypothèse de l'épargne préalable est également présentée dans les modèles de la libéralisation financière développés par McKinnon (1973) et Shaw (1973). Leur analyse vise donc à montrer que dans le cadre d'une économie réprimée financièrement, la fixation des taux d'intérêt en-dessous de leur valeur d'équilibre réduit l'épargne (baisse des dépôts bancaires) au profit de la consommation courante. Elle fixe l'investissement au-dessous de son niveau optimal et détériore la qualité de l'investissement réalisé dans la mesure où les banques sont forcées par le gouvernement de financer des projets à faibles rendements.

Dans ce contexte, libéraliser le secteur financier, c'est à dire accroître le niveau des taux d'intérêt réels servis sur les dépôts (par une augmentation des taux nominaux ou par une baisse de l'inflation) va stimuler l'accumulation d'encaisses monétaires (l'épargne) et donc permettre la croissance de l'investissement. Cela devrait aussi permettre d'accroître l'intermédiation bancaire; d'où une réduction des frais d'intermédiation entre prêteurs et emprunteurs grâce à la réalisation d'économies d'échelle, une meilleure diversification du risque, un accès facilité des emprunteurs aux fonds prêtables.

A la suite des théories de la libéralisation financière, on a celle de l'approche fonctionnelle de
l'intermédiation financière qui considère aussi la finance comme canalisateur de l'épargne
vers l'investissement. Levine (1997) considère que le développement financier affecte la

croissance par le biais de deux canaux :i) l'accumulation du capital : en améliorant le taux de formation du capital et en agissant sur le taux d'épargne ou par la réallocation de l'épargne ; ii) l'innovation technologique : par l'invention de nouveaux processus de production, en agissant sur le taux d'innovation technologique. En considérant le premier canal, le rôle de l'intermédiation des banques et des marchés financiers, consiste à centraliser la collecte et la mobilisation de l'épargne des agents à capacité de financement pour l'allouer, de la manière la plus optimale possible, au profit des entreprises cherchant à financer leurs projets d'investissements.

En outre, certains auteurs de la croissance endogène Kapur (1976), Mathieson (1979), etc. en mettant en évidence le rôle de la finance, montrent que la répression financière entraine la perte d'une partie de l'épargne au cours de sa transformation en investissement.

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