WOW !! MUCH LOVE ! SO WORLD PEACE !
Fond bitcoin pour l'amélioration du site: 1memzGeKS7CB3ECNkzSn2qHwxU6NZoJ8o
  Dogecoin (tips/pourboires): DCLoo9Dd4qECqpMLurdgGnaoqbftj16Nvp


Home | Publier un mémoire | Une page au hasard

 > 

Développement financier et causalité entre épargne et investissement en zone UEMOA (Union Economique et Monétaire Ouest Africaine )

( Télécharger le fichier original )
par Relwendé SAWADOGO
Université Ouaga II Burkina Faso - DEA/ Master macro économie appliquée 2009
  

précédent sommaire suivant

II-L'analyse post-keynésienne de la finance, de l'épargne et de l'investissement

Dans cette sous section, nous allons présenter l'analyse de Sodokin (2004) et celle de Poulon (2000) qui montrent chacun, respectivement, comment les politiques traditionnelles de libéralisation financière et les Programmes d'ajustement structurel (PAS) n'ont pas suffit à stimuler l'investissement par la logique néoclassique (traditionnelle) qui les fonde, dans laquelle l'épargne apparait comme la principale source de financement de l'investissement et de la croissance.

Ainsi, nous présenterons la logique post-keynésienne de la finance, de l'investissement et de l'épargne. Par la suite, un modèle stock-flux de Godley et Cripp (1985) fondé sur le canal finance-investissement-épargne (FIE) sera présenté.

II-1-La création monétaire, l'origine logique de tout investissement dans un monde keynésien.

D'après les post-keynésiens, la « finance » précède l'« épargne » dans le processus du financement de l'investissement productif. Dans ce cas, comme l'épargne n'est qu'un résidu, la question est de savoir quelle est la source de financement de l'investissement. Pour les keynésiens, c'est la création monétaire par les banques qui permet de financer l'investissement.

Pour Keynes, effectivement la création monétaire est l'origine logique de tout investissement. Pour lui, cette situation fait peser sur les investisseurs une contrainte d'un nouveau type : les entreprises qui s'endettent pour investir, sont en effet soumises à une contrainte de remboursement qui les oblige à réaliser des profits suffisants. Si cette contrainte n'est pas satisfaite, il en résulte un déséquilibre : c'est la crise. Le chômage et l'inflation s'analysent donc comme une conséquence de cet état de crise.

Quant aux post-keynésienes, le système financier fait plus que la simple intermédiation financière entre l'épargne et l'investissement: il crée l'épargne à travers la finance (financement initial de l'investissement) aussi bien que l'allocation de l'épargne à travers le financement (financement définitif de l'investissement). Ces différents rôles sont importants dans une économie monétaire de production5 : la finance crée les moyens de paiements qui permettent aux entreprises de mettre en oeuvre leurs décisions d'investissement, le financement permet au système financier de contrôler l'encaisse monétaire des agents économiques et de prévenir ainsi la fragilité de l'ensemble du système financier.

Dans une dimension macroéconomique, la fonctionnalité de la structure financière peut être évaluée par la manière dont elle assure les fonctions de la « finance » et du « financement » ; en d'autres termes comment elle garantit financièrement une croissance économique stable.

précédent sommaire suivant







9Impact, le film from Onalukusu Luambo on Vimeo.



Appel aux couturier(e)s volontaires

Hack the pandemiuc !

Moins de 5 interactions sociales par jour



BOSKELYWOOD from Ona Luambo on Vimeo.