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Développement financier et causalité entre épargne et investissement en zone UEMOA (Union Economique et Monétaire Ouest Africaine )

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par Relwendé SAWADOGO
Université Ouaga II Burkina Faso - DEA/ Master macro économie appliquée 2009
  

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II-2-Le modèle stock-flux et le circuit finance- investissement- épargne (FIE)6.

Pour la simplicité de l'exposé, les hypothèses suivantes ont été supposées :

i) seuls les ménages épargnent. Par rapport au fonctionnement du système financier des pays africains, nous faisons l'hypothèse que l'épargne est composée de l'épargne formelle et de l'épargne informelle. Le système financier est dual mais non concurrentiel. On peut distinguer un secteur financier non officiel (le système financier informel) et un secteur financier officiel composé des banques au sens traditionnel du terme. Les deux systèmes financiers fonctionnent de manière complémentaire ;

ii) l'incertitude n'a aucun effet sur les comportements de demande des actifs financiers7. Le risque est mutualisé dans le système financier du fait de la complémentarité entre les deux

5 Nous définissons ici une économie monétaire de production comme étant une économie dans laquelle, la création de monnaie par les institutions qui en ont le pouvoir est endogène à la demande de l'économie

6 Nous inspirons largement de la présentation de Koffi Sodokin (2004)

7 Pour la simplicité nous supposons qu'il existe un seul actif financier dans l'économie décrite qui est l'encaisse monétaire.

secteurs financiers. Ce seul actif financier est décomposé dans le cadre de ce modèle en portefeuilles détenus par les ménages au sein des institutions de financement informelles et formelles ;

iii) pour une question de simplicité il suppose que la propension à consommer est égale à 50 % ;

iv) l'accumulation des ressources financières et la dépense de ces ressources prennent du temps.

Le modèle considère un processus simple de multiplication des revenus où l'investissement génère un flux de revenu et suscite la consommation et l'épargne. Supposons qu'un investissement de 50 000 francs CFA est entièrement financé par un prêt bancaire par simple opération comptable ; c'est la création de la « finance » ou le financement initial. Dans ce sens, la « finance » est interprétée comme une avance du système bancaire au secteur productif. Autrement dit, il se forme au niveau des banques un flux de liquidités qui n'est pas puisé dans l'épargne des ménages. On peut aussi interpréter ce flux comme étant la monnaieflux au sens de Godley.

Cette offre additionnelle de la monnaie bancaire va générer un processus séquentiel de paiements (salaires) et de consommation et par conséquent un transfert de dépôt entre les agents économiques. Si nous appelons épargne désirée, la demande d'encaisse monétaire (dépôt) générée le long du processus de multiplication, chaque période, 50 % du revenu de la période précédente sera utilisée pour acquérir de nouvelles encaisses monétaires (Dépôt) et va permettre ainsi aux entreprises de rembourser leur dette. C'est le financement au sens de Paul Davidson ou le financement définitif ou encore la monnaie-stock au sens de Godley et Cripps.

Cependant certains économistes à l'instar de Robertson (1926) pense qu'une création monétaire par les banques au-delà de la quantité qu'elle dispose peut être source d'inflation et déstabilisée le secteur économique. En outre, Bencivenga et smith (1991) montrent que le système bancaire permet de réduire le risque de liquidité. En effet, en absence de banque, les ménages se protègent des chocs de liquidité par les investissements en actifs liquides mais peu productifs. Cette inefficacité peut être considérablement réduite par les intermédiaires financiers qui, ayant un grand nombre de déposants, ont la capacité de mettre en commun les risques de liquidité des épargnants et investir une part plus importante de leurs fonds dans des projets non liquides mais plus productifs. Les intermédiaires financiers réduisent donc une partie de l'épargne maintenue sous forme liquide et improductive et éliminent les liquidations

d'actifs productifs qui exercent un effet défavorable sur la croissance. C'est dans ce cadre que le développement financier est un levier à la croissance.

Ce chapitre avait pour objectif de recenser les débats anciens aussi bien théoriques qu'empiriques sur la relation entre épargne et investissement et ceux relatifs à la dimension financière de la relation épargne-investissement.

La plupart des travaux ont été menés dans les pays développés et ceux de l'Asie et se sont focalisés sur la corrélation entre épargne et investissement et l'implication pour la mobilité des capitaux. Cependant, quelques études ont aussi tenté de déterminer la direction de causalité entre épargne et investissement dans le cas particulier africain (Elbadawi et Mwega, 2000 ; Agbetsiafa, 2002, Esso et Keho, 2010 ...). Il ressort de ces études que le sens de causalité varie d'un pays à l'autre.

La prise en compte du système financier dans l'ajustement épargne-investissement nous a permis de mettre en évidence l'impact du système financier dans la causalité épargneinvestissement sur le plan théorique d'après les théories d'inspiration néoclassique et keynesienne.

Le chapitre suivant analyse les spécificités financières et détermine les niveaux de développement financier des pays de l'UEMOA.

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