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Développement financier et causalité entre épargne et investissement en zone UEMOA (Union Economique et Monétaire Ouest Africaine )

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par Relwendé SAWADOGO
Université Ouaga II Burkina Faso - DEA/ Master macro économie appliquée 2009
  

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CHAPITRE II : SPECIFICITES ET NIVEAUX DE DEVELOPPEMENT FINANCIER DES PAYS DE L'UEMOA

La plupart des travaux antérieurs empiriques pour mesurer les différents niveaux de développement financier des pays ont utilisé des indicateurs financiers de façon individuelle. Etant donné que ces indicateurs captent différents aspects du développement financier, il n'est pas optimal de les utiliser séparament. A cet effet, on a fait recours à l'analyse en composantes principales (ACP), pour construire un indice synthétique.

Le chapitre a pour objectif de déterminer les différents niveaux de développement financier des pays de l'UEMOA. Pour cela l'indice de développement financier de l'UEMOA a permis de classer les pays suivant les performances de leurs structures bancaires, d'une manière générale mais également dans le temps.

Mais avant tout cela, on a présenté les spécificités financières de la zone UEMOA. Les spécificités financières de la zone UEMOA résident dans l'inefficacité du système financier et les échecs relatifs aux réformes financières.

SECTION 1 : LES SPECIFICITES DU SYSTEME FINANCIER DE L'UEMOA

Les pays de l'UEMOA ont entamé les politiques de libéralisation financière à partir de1989. Elles se caractérisent par : le retrait du contrôle quantitatif du crédit, la privatisation des institutions financières publiques, l'introduction de mécanismes de marchés dans la gestion de la politique de crédit (instauration de la concurrence), la création d'un organisme de surveillance et la libéralisation des taux d'intérêt. Ces réformes de libéralisation du système financier visaient à augmenter l'efficacité dans la mobilisation et l'allocation des ressources financières. Cependant, malgré toutes ces mesures, le système financier de la zone demeure « inefficace ». Dans cette section, il convient donc de présenter les éléments qui montrent l'inefficacité 8 du système financier de l'UEMOA et les échecs relatifs aux réformes financières de la zone.

8 Inefficacité est vue ici en termes de contribution des banques au financement des activités économiques et leur prédominance dans l'environnement financier.

I-L'Inefficacité du système financier

Selon la littérature un système financier est efficace lorsqu'il dispose des instruments de financement de l'investissement diversifiés. L'inefficacité du système financier se traduit par la prédominance des institutions financières bancaires qui n'offrent pas de services de qualité alors qu'elles perçoivent de leurs clients des commissions, agios et intéréts excessifs. Elles ne ressemblent méme pas à des caisses d'épargne car elles n'assurent pas bien leur rôle de gardiennes des épargnes des populations surtout les plus vulnérables. Ces banques sont l'expression et le lieu où se manifeste la discrimination entre les riches et les pauvres dont l'accès est interdit à ces derniers. Bref, elles ne contribuent pas à la croissance économique des pays de la zone UEMOA. En plus de cela on a la mauvaise allocation des ressources bancaires et le poids important du secteur public et le développement du système financier informel.

I-1-La prédominance des institutions financières bancaires

En zone UEMOA, le système bancaire y est prédominant puisque les institutions nonbancaires sont peu nombreuses, voire inexistantes. La bourse des valeurs mobilières de la zone est toujours à l'état embryonnaire. Dans ces conditions, les banques sont les principaux intermédiaires dans le financement des activités nationales et assurent la transformation des ressources de court terme en emplois de long terme. Par exemple au 31 décembre 2009, la zone comptait 118 établissements de crédits dont 99 banques et 19 établissements financiers (rapport commission bancaire, 2009).

Des compagnies d'assurance existent dans la zone mais leur représentation dans le système financier reste marginale. En effet, la plupart du financement des investissements est assurée par les banques. A titre illustratif, en 2009 les crédits bancaires s'élevaient à 421,9 milliards sur un total d'environ 500 milliards de FCFA dont 387,6 milliards au secteur privé et 34,3 milliards au secteur public.

Les institutions de microfinance (IMF) ont connu également une évolution importante dans le financement des activités. Elles sont passées de 150 en 1994, à 400 en 2000 et à plus de 750 institutions en 2007. Les IMF ont réalisé d'importants efforts dans la couverture des populations. En 1993, à peine 400 milles personnes bénéficiaient des services des IMF dans l'UEMOA. Ce nombre a véritablement progressé pour atteindre 2,5 millions en 2000 à 5 millions en 2007. Au titre d'intermédiation financière, les crédits accordés qui étaient de 25

milliards de FCFA en 1994 dépassaient 100 milliards en 2000 pour s'établir à près de 400 milliards en fin 2007. Quant aux dépôts, le volume collecté reste faible, il ne représentait que 1,5% du PIB au Benin, 0,3% en Côte d'Ivoire et 0,6% au Mali9.

En outre le réseau bancaire de l'Union demeure oligopolistique. Dans le rapport annuel 2006, de la commission bancaire de l'UEMOA, on notait que « les principaux groupes (étrangers10 ) contrôlaient 34 établissements de crédits installés dans la quasi-totalité des pays de l'Union. Ils représentent 51,5% de part de marché, 39,4% du réseau bancaire, cumulent 47,1% des effectifs et 40,5% des comptes ouverts à la clientèle »11.

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