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Développement financier et causalité entre épargne et investissement en zone UEMOA (Union Economique et Monétaire Ouest Africaine )

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par Relwendé SAWADOGO
Université Ouaga II Burkina Faso - DEA/ Master macro économie appliquée 2009
  

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II- Absence de corrélation entre niveau de développement financier et causalité épargneinvestissement en zone UEMOA

Aujourd'hui, il est indéniable qu'un secteur financier efficace exerce un impact positif sur l'économie, que ce soit au niveau de la productivité des entreprises, de l'accumulation de capital, de l'accroissement de l'épargne, d'allocation de crédit à l'investissement, ou de la croissance. Selon des études de la Banque mondiale, une augmentation de 10 % de la densité des circuits financiers28 (liquidités) s'accompagne d'une accélération de la croissance du PIB par habitant de 2,8 % ; ce qui est considérable.

28 La densification des circuits financiers, entendue comme un accroissement du pourcentage du PIB représenté par les actifs financiers.

De plus, le rôle de l'épargne intérieure dans le financement de l'investissement productif par le canal de crédit n'est plus un fait à démontrer eu égard au développement fulgurant des pays d'Asie du Sud Est (taux d'épargne avoisine les 30%).

Malgré la corrélation positive entre l'investissement intérieur et l'épargne intérieure, il y a une absence de causalité entre les deux séries dans la plupart des pays et en plus le crédit n'a pas d'effets sur l'investissement ; ce constat laisse penser à l'existence d'effets seuil associé à un équilibre multiple en liaison avec le développement du secteur financier. Dans ces conditions, peut-on dire que l'absence de causalité entre épargne et investissement trouve son explication dans le domaine financier ?

Il ressort de la synthèse des résultats de l'étude que l'épargne intérieure n'est pas vertueuse dans tous les pays de l'UEMOA (excepté le Benin et le Sénégal) quel que soit le niveau de développement financier. Cette situation pourrait s'expliquer par le fait que la zone est caractérisée par le manque d'infrastructures bancaires, qui s'ajoute à la surliquidité bancaire et le dualisme financier liés aux phénomènes d'asymétrie informationnelle qui font que les secteurs informel et agricole représentant plus de 80% du secteur économique n'ont pas accès aux financements bancaires. La conséquence de cette situation est que le non financement des investissements conduit les entreprises à dégager moins de revenus et donc moins d'épargne : on est donc dans une situation de cercle vicieux de développement. L'absence de causalité entre épargne et investissement s'explique donc en partie par le faible niveau de développement financier dans tous les pays de l'UEMOA.

En conclusion, la relation entre épargne, crédit et investissement domestiques dans les pays de l'UEMOA ne dépend pas du niveau de développement financier de ces pays. En effet, il y a une absence de relation de causalité entre l'épargne et l'investissement aussi bien dans les pays financièrement développés ou pas (sauf au Benin et au Sénégal malgré que le niveau de développement financier est faible). Ce qui laisse présager que ce n'est pas seulement la faiblesse du niveau de développement financier qui constitue le problème, mais aussi, la faiblesse de l'épargne qui fait que l'épargne est insuffisante pour être utiliser à financer l'investissement. De plus, on peut aussi dire que ce résultat reflète la situation de mobilité parfaite des capitaux entre les pays de l'Union si on se réfère à l'analyse rationnelle de Feldstein et Horioka (1980).

A la lumière de tout ce qui précède, nous pouvons affirmer que notre dernière hypothèse n'est pas vérifiée car la causalité entre épargne et investissement ne dépend pas du niveau de développement financier.

Au terme du chapitre, il ressort principalement que la relation qu'entretiennent l'épargne, le crédit et l'investissement dans la zone UEMOA méritait une attention particulière vue le contexte international actuel. Ainsi, nous avons testé la causalité entre les trois variables afin de mettre en évidence l'impact du niveau de développement financier sur ladite causalité. Les résultats des tests ont révélé que le crédit intérieur cause l'investissement au Mali et au Togo, mais au Burkina c'est plutôt l'inverse qui s'observe. Quant à la relation entre épargne et l'investissement, il ya une absence de causalité entre ces deux variables dans la plupart des pays de l'UEMOA. Enfin, on n'a pas pu déceler une évidence empirique entre le niveau de développement financier et la relation entre épargne et investissement. Cette absence de relation statistique est attribuée à situation de mobilité parfaite des capitaux et à l'existence probable d'effets de seuil du fait de la faiblesse de l'épargne dans la zone UEMOA.

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