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Développement financier et causalité entre épargne et investissement en zone UEMOA (Union Economique et Monétaire Ouest Africaine )

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par Relwendé SAWADOGO
Université Ouaga II Burkina Faso - DEA/ Master macro économie appliquée 2009
  

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CHAPITRE I : FONDEMENTS THEORIQUES ET EMPIRIQUES DE LA RELATION EPARGNE-INVESTISSEMENT

L'objectif de ce chapitre est de présenter les fondements théoriques et empiriques de la relation entre épargne et investissement. Deux sections sont traitées. La première section présente les débats anciens à partir des auteurs majeurs sur la relation épargne-investissement. La deuxième section porte sur les controverses récentes sur la causalité entre épargne et investissement dans l'optique financière en distinguant l'analyse traditionnelle de celle postkeynésienne de la finance.

SECTION 1 : LES DEBATS ANCIENS SUR LA RELATION ENTRE EPARGNE ET INVESTISSEMENT

Selon la littérature macroéconomique, les déterminants de l'épargne ne sont pas les mêmes que ceux de l'investissement. L'épargne dépend principalement du revenu et du patrimoine tandis que l'investissement dépend de la rentabilité et du risque (Chouchane-Verdier, 2001). Or, bien que l'épargne et l'investissement découlent de deux décisions indépendantes, ils seront nécessairement égaux ex-post en économie fermée (Solow, 1956 ; Swan, 1956). Le mécanisme d'ajustement entre ces deux variables se fait soit par le revenu, soit par les taux

d'intérêt, soit par les deux. Les choses sont plus complexes dans une économie ouverte l'introduction des flux de capitaux ex-post suscite la distinction entre l'épargne nationale et l'investissement intérieur.

En effet, l'épargne n'est pas forcément utilisée pour l'investissement intérieur. Elle peut être investie à l'étranger. Dans le cas d'une mobilité parfaite des capitaux, l'épargne de chaque pays se dirigera vers la partie du monde qui offre le taux de rendement le plus élevé (Lucas, 1988). D'où, une augmentation de l'épargne nationale se traduira principalement par un fort excédent des paiements courants (ou par une réduction de leur déficit) plutôt que par une augmentation de l'investissement intérieur et de la croissance.

I-L'epargne et l'investissement dans l'économie : les débats théoriques

Le point de vue que la causalité va de l'épargne à l'investissement est compatible avec les modèles de croissance classique et néoclassique, tandis que l'hypothèse que l'investissement cause l'épargne est principalement associée à la macroéconomie keynésienne.

I-1-L'épargne comme un préalable à l'investissement

En macroéconomie classique, la croissance de la production dépend d'abord et avant tout de l'investissement, qui à son tour dépend du taux d'épargne. Dans ce cas, l'interaction entre la demande et l'offre de fonds prétables détermine le niveau d'investissement. La demande de fonds prêtables ou la demande d'investissement est une fonction négative du taux d'intérêt réel. L'offre de fonds prétables ou l'épargne est une fonction positive du taux d'intérêt réel. En conséquence, un déplacement vers la droite de la fonction de demande d'investissement se traduira par une hausse des taux d'investissement et une augmentation du niveau d'équilibre de l`investissement et de l'épargne, dont l'ampleur dépend de la sensibilité des taux d'intérêts de l'épargne. Toutefois, l'investissement peut aussi augmenter en raison d'un déplacement vers la droite de la courbe de l'épargne. Si la courbe de la demande d'investissement est parfaitement inélastique l'investissement est indépendant de l'épargne. Ainsi, pour les (néo)classiques, l'épargne permet de financer les investissements supplémentaires. L'ajustement entre l'épargne et l'investissement s'explique par les effets conjugués de la loi des débouchés de Say et par le jeu du taux d'intérêt. Pour Turgot (1766) comme pour Smith (1776), l'épargne est considérée comme automatiquement consacrée au financement de l'investissement.

Hayek (1931) montre pour sa part comment une économie peut parvenir à une structure de production plus capitalistique. La solution pertinente est que « les consommateurs épargnent et investissent une somme de monnaie ». Les gens seront récompensés de leur effort d'épargne lorsque, au terme d'un détour de production allongé, ils bénéficieront d'un montant supplémentaire de biens de consommation.

Plus récemment dans les théories de croissance exogène, Solow (1956) montre que sous les hypothèses d'une fonction de production à facteurs substituables et de flexibilité des prix, l'économie converge vers un état stationnaire. Mais la question qui se pose est de savoir comment dépasser cet état stationnaire. Les solutions possibles sont l'augmentation de la productivité du capital et l'augmentation de l'épargne nécessaire à l'accroissement de

l'investissement. Cette dernière solution pose le problème du montant d'épargne nécessaire pour un niveau de vie optimal car une trop forte épargne risque d'entraîner une sous consommation chronique et mettre fin à l'expansion.

En résumé, tous les modèles d'inspiration (néo)classique concluent au rôle préalable de l'épargne pour une croissance soutenue. Mais qu'en pensent les modèles d'inspiration keynésienne ?

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