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Développement financier et causalité entre épargne et investissement en zone UEMOA (Union Economique et Monétaire Ouest Africaine )

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par Relwendé SAWADOGO
Université Ouaga II Burkina Faso - DEA/ Master macro économie appliquée 2009
  

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I-2-L'épargne comme source d'instabilité pour la demande

Les modèles macroéconomiques keynésiens et néokeynésiens, contrairement à ceux néoclassiques attribuent un rôle passif à l'épargne. Selon ces modèles, le principal levier qui déplace l'économie sur le chemin de la croissance économique est l'investissement, qui est induit par l' « esprit animal des entrepreneurs ». L'épargne est plutôt un frein à la croissance, car elle engendre un déficit de demande. L'investissement doit par conséquent être privilégié pour résorber le déficit et induire la croissance et plus d'épargne.

On a principalement Malthus, Marx et Keynes qui mettent en doute le rôle préalable à l'investissement. Ils considèrent dans ce cas que l'épargne réduit la consommation, la demande et donc la production. Keynes (1936) met l'accent sur les liens entre le montant des investissements et le volume d'emploi. Il suppose ainsi que pour qu'un certain volume d'emploi soit justifié, il faut donc qu'il existe un montant d'investissement courant suffisant pour absorber l'excès de la production totale sur la fraction de la production que la communauté désire consommer. L'épargne des agents est considérée ici comme étant à l'origine d'un déficit de la demande. En d'autres termes, l'épargne est seulement une contrainte, et non pas une force motrice dans les opportunités d'investissement car lorsque l'économie devient une ressource rare, le pouvoir ne peut qu'être la demande effective.

Les économistes keynésiens reprennent généralement cette conception d'un investissement moteur et à contrario d'une épargne engendrant un déficit de demande, méme si ex-post ils sont égaux. Dans le modèle de croissance de Domar (1947) par exemple, le maintien du plein emploi nécessite une croissance continuelle de l'investissement à un taux égal au rapport entre la propension à épargner et le coefficient du capital. Il doit donc être d'autant plus élevé que la propension à épargner l'est également.

Ces modèles théoriques mettent tous en évidence l'impact de l'épargne dans le processus de la croissance économique et notamment le lien qu'elle entretient avec l'investissement. Etant donnée l'impasse à laquelle ce débat aboutit, les économistes ont cherché à savoir ce qu'il en est concrètement. Après avoir présenté les controverses théoriques entre l'épargne et l'investissement, nous nous intéressons maintenant aux développements empiriques sur la question.

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