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Développement financier et causalité entre épargne et investissement en zone UEMOA (Union Economique et Monétaire Ouest Africaine )

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par Relwendé SAWADOGO
Université Ouaga II Burkina Faso - DEA/ Master macro économie appliquée 2009
  

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II-2-Les développements empiriques sur le sens de causalité entre épargne et investissement

Les théories de la croissance endogène depuis le milieu des années 1980, principalement Lucas (1988), Romer (1990) et Barro (1990) confirment l'idée que l'accumulation du capital physique est le facteur clé de la croissance économique à long terme. Bacha (1990) et Jacppelli et Pagano (1994) affirment également que l'épargne contribue à l'augmentation de l'investissement et de la croissance du PIB dans le court terme.

On peut citer d'abord Argion et Roldan (1994) qui ont étudié la causalité entre épargne et investissement intérieur dans les pays européens à partir des données annuelles pour la période 1960-1988 et ont abouti à une causalité découlant de l'épargne à l'investissement sans aucun effet de rotation. Gordon (1995) trouve une explication théorique à la causalité entre épargne et investissement en explorant la dimension temporelle de la relation. Ainsi, pour Gordon comme pour Harcourt et Sajic (1998), la causalité dans les faits s'exerce de l'investissement vers l'épargne et non le contraire. Ils confirment par conséquent les pensées

de Keynes et Kalecki. Dans le méme ordre d'idées, Skott (1989), considère quant à lui, l'investissement comme la variable clé.

Palley (1996) a utilisé un modèle VAR dans le cas américain pour examiner la relation épargne-investissement. La principale conclusion est que l'investissement cause l'épargne. Selon cet auteur les dépenses d'investissement entrainent une augmentation à la fois de l'épargne privée et publique. En outre, l'augmentation de l'épargne privée effective a un effet négatif sur l'investissement et l'épargne publique. L'augmentation de l'épargne publique n'a aucun effet sur les dépenses d'investissement. Il a proposé que les politiques visant à augmenter l'épargne privée et publique ne sont pas susceptibles d'accroitre les investissements et peuvent entrainer des tensions inflationnistes.

Apergis et Tsoulfidis (1997) ont utilisé un modèle à correction d'erreur pour étudier la cointégration entre épargne et investissement de quatorze pays de l'Union Européenne. Ils ont constaté que l'épargne et l'investissement sont cointégrés ; ce qui signifie que la mobilité du capital n'est pas aussi élevée, méme après que le déménagement vers l'intégration économique en Europe ait pris de l'ampleur. L'étude conclut également que l'épargne cause l'investissement en utilisant un vecteur à correction d'erreur de type Granger.

Hui Boon (2000) a étudié la relation et la causalité entre épargne et investissement dans les pays de l'Asie du sud Est. Les résultats ne montrent aucun effet à court terme de causalité allant de l'épargne à l'investissement pour tous les pays, sauf pour le Singapour. L'effet causal est en cours d'exécution de l'investissement à l'épargne pour le cas de l'Indonésie et de la Thaïlande. Pour le cas de la Malaisie et les Philippines, il n'y a pas de causalité entre l'épargne et l'investissement. Il montre enfin que l'absence de causalité à court terme ou en cours d'exécution de l'épargne à l'investissement implique un degré élevé de mobilité internationale des capitaux à court terme dans la région.

Greenidge et al. (2004) aboutissent dans le cas latino-américain et caribéen au résultat que la causalité va dans plusieurs directions selon les pays. En outre, ils n'arrivent pas à l'évidence empirique que le niveau de développement financier influence ladite causalité entre épargne et investissement intérieurs dans les régions analysées. Kasuga (2004) analyse la causalité en utilisant des données en coupe transversale et conclu que l'impact de l'épargne sur l'investissement dépend des systèmes financiers et leur niveau de développement.

Les études sur le sens de causalité entre épargne et investissement consacrées au cas des pays africains sont relativement rares. On a principalement celle de Elbadawi et Mwega (2000). Ils concluent à une causalité du taux d'épargne intérieure vers le taux d'investissement domestique dans les pays d'Afrique Sub-saharienne en utilisant la causalité à la Granger (1969), à la différence de Agbetsiafa (2002) qui fait recours aux tests de causalité de Granger (1988) sur VECM dans les pays comme la Côte d'Ivoire, le Nigeria, l'Afrique du sud, la Zambie et le Kenya. La causalité est partout de l'épargne vers l'investissement, sauf en Afrique du sud où prévaut une causalité bidirectionnelle entre épargne et investissement intérieurs.

On a ensuite Ebeke (2006) qui a étudié la causalité entre épargne et investissement en zone CEMAC en prenant en compte le niveau de développement financier. Il montre qu'il y a une hétérogénéité dans la causalité entre épargne et investissement dans cette zone et cela est dû à l'hétérogénéité du niveau de développement financier. Il aboutit à la conclusion que lorsque le niveau de développement financier est élevé, l'épargne cause l'investissement (Cameroun, Congo, Gabon) à court et à long terme et lorsque le niveau de développement financier est faible c'est l'investissement qui cause l'épargne (Tchad et République Centrafricaine).

Enfin Esso et Keho (2010) ont étudié la relation épargne-investissement en zone UEMOA en utilisant le test de cointégration proposé par Pesaran et al. (2001) et le test de causalité de Granger de Toda et Yamamoto (1995). Les résultats montrent que le Benin, la Côte d'Ivoire et le Niger sont caractérisés par un degré de mobilité faible du capital. Pour les quatre autres pays (Burkina, mali, Sénégal, Togo), l'investissement n'est pas lié à l'épargne intérieure. Cela implique que la majeure partie de l'investissement dans ces pays n'est pas financé par l'épargne intérieure mais par l'épargne étrangère. L'étude a souffert d'une limite dans la mesure où elle ne prend pas en compte le système financier car celui-ci est le principal canal de transmission de l'épargne à l'investissement.

Outre la corrélation et la causalité, la relation épargne-investissement peut être analysée dans le cadre des unions économiques et monétaires. L'hétérogénéité de la relation épargneinvestissement au sein d'une union est susceptible d'éclairer, d'après les travaux récents Tricoire (2005), sur la manière dont l'intégration économique se manifeste dans une zone considérée.

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