WOW !! MUCH LOVE ! SO WORLD PEACE !
Fond bitcoin pour l'amélioration du site: 1memzGeKS7CB3ECNkzSn2qHwxU6NZoJ8o
  Dogecoin (tips/pourboires): DCLoo9Dd4qECqpMLurdgGnaoqbftj16Nvp


Home | Publier un mémoire | Une page au hasard

 > 

La France et la reconstruction de la République Démocratique du Congo

( Télécharger le fichier original )
par Guelord Mpongo Ngamake
Université de Lubumbashi - relation internationale 2010
  

précédent sommaire suivant

§ 3.LA NECESSITE POUR LA R.D.C DE REDYNAMISER SON STATUT REEL DANS LES R.I

La République Démocratique du Congo, pays à vocation hospitalière qui ferait partie du monde, n'aurait pas de politique étrangère. Celle qu'elle prétend conduire et qui la fait participer à la vie internationale devrait avoir besoin de réformes.

Pendant longtemps et suivant une tradition académique héritée de YEZI PYANA MFUMU, auteur du livre intituler `'la Géopolitique internationale du Zaïre (1979)'' l'étude de la politique étrangère en République Démocratique du Congo serait d'inspiration constitutionnelle ou simplement légale. Elle est souvent construit autour des principes ou déclarations officielle d'intention quand elle ne se ressource pas à certaines pratique héritiers de l'histoire coloniale ou précoloniale, si par cette dernière, il faut entendre la période d'avant 1908. MWAYILA TSHIYEMBE dans `'la politique étrangère de la République Démocratique du Congo, continuité et repture'' rencontre jusqu'à L'E.I.C pour trouver de la variable structurelle et dépendante de la politique étrangère de la République Démocratique du Congo. C'était indépendant du Congo a généré une double nationalité d'un côté, le monde est déjà au Congo et le Congo fait partie de la communauté internationale, a cause de l'acte de Berlin signé par 14 pays et ouvert à l'adhésions des autres, de l'autre, l'état indépendant du Congo est un champ clos de rivalité l'espace est soumis à l'expérimentation de la liberté de commerce accordée à toutes les parties prenantes, sinon la globalisation avant la lettre.

Dès hors, conclut mwayila tshiyambe, l'héritage de L'EIC inscrit la politique étrangère de la République Démocratique du Congo dans la dynamique structurelle d'une diplomatie de la porte ouverte sur le monde. A ce la s'ajouterait arrimage au monde occidental à la suite de la guerre froide et aussi de son importance géo - économique avec cette incise de montée de périls quant à sa survie comme Etat souverain.

La politique étrangère est grâce à la diplomatie, son principal moyen de communication avec l'extérieure avant tous, le regard d'un gouvernement sur le monde c'est-à-dire une attitude face à des causes, à des problèmes, à des manières de faire. Loin de la réalité, l'idée de ramener la politique étrangère à l'annoncer de principes ou de profession de foi parce qu'elle suppose `'l'ensemble des démarches qui ont trait aux relations d'un Etat avec les pays étrangers''. Elle a pour finalité de réaliser ou de maintenir au profit de la communauté dont cet Etat est l'innovation et dont il a la charge, un optimum économique ou un intérêt général (national).59(*) C'est-à-dire que l'étude de la politique étrangère peut ou devrait se faire, comme dans le cas de la République Démocratique du Congo, par tenter de prendre à la question de savoir si l'indépendance nationale est affective. Car la politique étrangère est impossible en l'absence d'un réflexe d'indépendance, soit d'une volonté de liberté et d'une capacité de manoeuvrer.

L'étude de la politique étrangère de la République Démocratique du Congo devrait commencer par clarification de la nature de son indépendance et aussi de sa partie. La référence à l'état indépendant du Congo (EIC) tout comme la parenthèse coloniale mais aussi le contexte de la guerre froide qui fait de l'indépendance de la République Démocratique du Congo un enjeu de politique de grande puissance, et donc de la politique étrangère.

De ce point de vue, la République Démocratique du Congo éprouve une réelle difficulté à concevoir et à conduire une réelle politique étrangère qui puisse être une politique de liberté ou d'indépendance.

La République Démocratique du Congo souffrirait d'un réel et évident déficit de souveraineté au-dedans et au dehors. Hormis la longue période de l'administration Mobutu, période de stabilité politique et institutionnel qui lui aurait permis de configurer véritablement l'état.

Faute donc d'intérêt national objectif et construit, l'administration Mobutu se mit au service des intérêts des puissances et devint le rapport de l'accident contre l'expérience communiste en afrique. Avec le temps, Mobutu réussit quant même à construire une réelle dimension africaine régionale de sa politique étrangère avec encage tantôt au nord -ouest, tantôt à l'est60(*)

Union des Etats de l'Afrique centrale avec le Tchad, la RCA, la communauté Economique des pays de grands lacs (avec le Rwanda et le Burundi) avec présence en Angola et intervention en Afrique australe. L'on peut regretter que cela n'ait pas bénéficié d'une véritable planification, la préoccupation n'ayant pas été de créer une tradition diplomatique parce que tout paraissait obéir à un exercice de communication externe, un exercice de relation publique.

La difficulté structurelle à cet effet résiderait dans cette sorte d'incompétence à penser la liberté des actions diplomatique, liberté d'initiative qui suppose une culture géopolitique des affaires nationales et internationales, car si l'on en croit, la diplomatie congolaise souffrirait de la référence de son Etat actuel à l'Etat indépendant du Congo, la République Démocratique du Congo n'aura pas réalisé de rupture avec l'Etat Léopoldien, encore qu'il ait fallu qu'elle revendiqua cette qualité, la RDC ne réussi pas à transformer la nature coloniale que l'administration Belge aura conféré à l'Etat indépendant du Congo. Par ailleurs, la RDC ne semble jamais s'être souciée de sortir de la crise de l'indépendance ou, à tout le moins, de se contexte de la guerre froide dans ses affaires nationales, pour être une terre de convoitise étrangères, la RDC souffrirait d'être devenue un terrain des ingérences étrangères multiples et multipliées au point que rien ne le distingue du monde, l'absence d'une frontière géopolitique qui sépare la RDC du monde rend impossible toute perspective d'autonomie indispensable à tout effort de relation extérieure.61(*)

Malgré la globalisation, l'Etat garde son pouvoir politique à l'intérieur de son territoire et sa souveraineté par rapport à d'autres organisations, raison pour laquelle le principe de non ingérence dans les affaires intérieures d'un Etat est bien intégré aussi bien au sein de l'ONU que l'UA dans cette société l'égalité est une fiction car nous y trouvons un statut formel.

Le statut formel : le principe de droit international stipule que tous les Etats sont égaux, c'est une réalité juridique et cela peut se constater par exemple à l'ONU (une voix pour un pays),

Tandis que le statut réel : si sur le plan juridique un Etat égal à une voix, cependant sur le plan économique par exemple tous les pays n'ont pas le même niveau de vie. Il en est de même sur le plan géographique, militaire et culturel.

Il existe une dissociation entre le statut formel fondée sur l'égalité souveraine des Etats et le statut réel qui démontre la subordination à d'autres.

Le résultat de cette dialectique fiction-réalité nous amène aux processus d'athymie qui signifient la perte ou la dégradation du statut qui affecte la plupart des Etat du tiers monde.

La RDC l'un des Etats du tiers monde, souciée de sont Etat actuel, doit aussi rechercher à redynamiser son statut réel dans les perspectives d'avenir, pour influer sur les relations internationales. Pour ce faire la RDC doit tenir compte de trois aspects importants qui constituent même le vif statut réel d'un Etat qui veut monter en puissance, qu'on peut citer : 62(*)

· Le statut politique ou statut de pouvoir

· Le statut de l'identité ou statut de prestige international

· Le statut de la perspective (les développements économiques, le développement social, le produit intérieur brut, PIB).

En bref, ces éléments qui déterminera le statut réel qu'à perdu la RDC depuis des décennies sur la scène internationale à la concrétisation de celle-ci.

* 59 TSHIYEMBE .M, la politique étrangère de grandes puissances, 1e licence r.i, 2008-2009

* 60 TSHIYEMBE M., op cit p.31

* 61 NSABUA .T., cours des nouveaux Etats en relations internationales, 2e licence R.I, UNILU, 2008-2009 p.8

* 62 NSABUA T., op cit, p.9-10

précédent sommaire suivant











Moins de 5 interactions sociales par jour