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Relation banque/ PME. Cas des PME de la région Souss Massa Dràa au Maroc


par Mohamed et Samir ABARGAZ et ABOUDRAR
Université Ibn Zohr d'Agadir - Licence  2012
  

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Section 2 : les contraintes de développement et La promotion des PME

14 Même source. Page 141

15 PME marocaines face à la mondialisation : quelles opportunités du système de franchise ? « La vulnérabilité des TPE et des PME dans un environnement mondialisé », 11es Journées scientifiques du Réseau Entrepreneuriat, 27, 28 et 29 mai 2009, INRPME, TroisRivières, Canada

A travers cette section, on s'est intéressé à des contraintes qui limitent le développement et la croissance des PME et qui sont divers, et qui touchent l'ensemble des axes de l'environnement externe et interne des PME (juridique, administratif, lié à la gestion,...).

Enfin, on a donné les différentes procédures mises en oeuvre par l'Etat et par les différents intervenants au secteur des PME pour les encourager et pour défendre ses intérêts vis-à-vis des changements économiques, réglementaires et sociaux.

PARAGRAPHE 1 : LES CONTRAINTES DE DEVELOPPEMENT DES PME

Les PME souffrent de nombreuses difficultés qui handicapent leur mise à niveau. Ces difficultés touchent plusieurs ordres :

1) juridique, administratif et judiciaire : 1.1) juridique :

Par exemple pour qu'une entreprise peux accès aux titre participatifs, il faut qu'il soit obligatoirement une entreprise publique et aussi c'est seules les sociétés de capitaux qui peuvent émettre des obligations, des actions...

1.2) administratif et judiciaire :

Le problème le plus couramment rencontré par les PME au cours de chaque étape du processus de démarrage de leur entreprise est le manque de transparence des procédures Ce qui rendre ces procédures16 administratives plus complexe, le non engagement des organismes impliqués, l'absence d'une coordination entre les département concernés, la difficulté d'identification de l'autorité habilitée à délivrer l'autorisation d'exercer et l'absence de structures d'accueil et d'encadrement, ce qui constitue l'occasion du jeu de navette auquel se livrent les autorités communales et leur autorité de tutelle (province ou préfecture) dans l'étude d'un dossier ou l'octroi d'une autorisation pour la réalisation ou l'extension d'un projet de PME.

Cependant, le recours pour excès de pouvoir contre les décisions administratives entre à peine dans les moeurs des citoyens marocains et la lenteur du système juridictionnel continue à peser négativement sur la promotion des affaires.

D'une manière générale, l'organe juridictionnel marocain, composé de juridictions civiles, pénales, commerciales et administratives, est doté de codes et de règles de procédures très convenables. Il appartient donc aux juges de faire valoir leur fonction pour que l'organe dont ils font partie assume sa mission et contribue ainsi avec les autres pouvoirs publics au renforcement de l'Etat de droit.

2) social et humain :

Les PME souffrent de la rareté d'une main d'oeuvre qualifiée. Cette rareté est aggravée beaucoup plus par l'attraction des possibilités de promotion offertes par la grande entreprise sur le marché de travail.

Ils Souffrent aussi d'un faible degré se syndicalisation au sein de la petite et moyenne entreprise PME qui se traduit par un manque quasi-totale de la protection sociale, chose qui accentue d'une façon durable l'inefficacité en matière d'organisation sociale.

Cette situation est aggravée par la structure des mentalités des entreprises fuyant les investissements risqués de l'industrie, du commerce de toute autre activité non stérile au profit d'un comportement économique rentier axé sur la recherche du gain facile et rapide et le maximum de sécurité.

3) contraintes liées à la gestion :

Les PME marocaines sont caractérisées par une organisation déstructurée, un encadrement qui n'a rien avoir avec des principes modernes de management, ...etc.

Tandis que la gestion de la PME est caractérisée par la personnalité du gérant qui en est généralement le propriétaire et qui est marqué par sa réticente à partager leur pouvoir, et par sa monopolisation de décisions ce qui entraine une appréciation erronée du risque à prendre, et à prendre des décisions qui sont irraisonnable.

Autre résultat de la domination du gérant (propriétaire) sur le pouvoir et la prise de décision, c'est qu'il refuse l'entourage des subordonnés compétents pour renforcer et améliorer leur capacité de gestion.

Tous ces facteurs influence la capacité des PME pour succéder le progrès des méthodes de gestion et à innover.

4) contraintes liées à l'accès aux marchés, aux zones et locaux d'implantation :

L'accès au marché public et extérieur constitue un moyen très important pour la survie de la PME. Mais très souvent les PME évitent d'accéder à ces marchés pour plusieurs raisons17 :

- La plupart des gros donneurs d'ordre privilégient les grandes structures. - Les dispositions réglementaires inadaptées aux PME.

- Le manque d'informations sur les organismes internationaux à contacter, les opportunités d'affaires....

- Les difficultés d'accès au financement à l'exportation.

17 (21)Synthèse A.Bouzid, (1997). « PME et stratégie du développement au Maroc » .P 56

- L'insuffisance du concept d'ouverture sur l'extérieur.

La PME par sa taille et sa structure, ne peut accéder facilement aux marchés publics et ne peut, à elle seule faire face à la complexité et aux coûts d'approches des marchés extérieurs.

Le développement des PME nécessite la mise en place d'une logistique et des infrastructures d'accueil nécessaires à l'importation des projets. En effet le montage de tout projet dépend, dans une large mesure de la disponibilité de terrains, de parcs industriels entièrement viabilisés et de locaux à des prix abordables. Le coût élevé de ces derniers présente un réel frein au développement des PME marocaines par rapport à celles des pays concurrents.

5) contraintes liées au financement :

Les PME recourent d'une manière quasi exclusive à l'autofinancement pour confronter leurs besoins de financement, ce qui leurs posent beaucoup de difficultés qui entravent leur croissance. Cette modalité chez les PME est subite et non choisi faute d'alternatives. Il s'agit là d'un problème d'asymétrie de l'information et de la conception de facteur risque entre le banquier et l'entrepreneur. Il faut que ces deux acteurs, indissociables économiquement, puissent établir un langage commun afin qu'il y ait un lien entre les demandeurs de capitaux et les apporteurs de capitaux.

La problématique de financement de la PME au Maroc est aussi liée18:

1. Au manque de transparence des entreprises et de professionnalisme dans la présentation des dossiers de crédit.

2. A la réticentes des banques à octroyer des prêts aux PME,

3. A la sous-exploitation des différentes sources de financement

La BAM a aussi constituée de son retour les mêmes causes de ses contraintes en se basant sur les analyses et diagnostics prévalant au début de l'actuelle décennie. Ces analyses et diagnostics résultent à ce que la problématique de financement constitue souvent un point de discorde entre la banque et la PME :19

-Griefs des banques : faiblesses au niveau de gouvernance, la capitalisation, la transparence financière et la viabilité des projets.

-Griefs des PME : les conditions d'accès aux crédits (taux d'intérêts, garantie, etc.)

6) Les contraintes liées à l'accès aux Marchés financières :

18 Banque européenne d'invest pour la Méditerranée « les besoins des PME Méditerranéennes »La 5ème Conférence FEMIP. Rabat - Maroc mars2009.

19 BAM : l'expérience marocain en matière de financement des PME (financement de la PME dans les pays du Maghreb Alger 11-12 Mars 2009)

Le financement des PME marocaines via les marchés financiers, capitaux et dette, est très marginal en raison de l'étroitesse et des conditions exigées par ces marchés. Malgré les incitations fiscales et financières adoptées, les mécanismes mis en place ne sont pas particulièrement adaptés aux besoins des PME. Le facteur institutionnel constitue aussi une importante barrière d'accès pour ces entreprises au marché boursier, en raison notamment de la complexité des règles boursières comparé aux moyens des PME marocaines.20

*Le marché de la dette :

Le tableau suivant montre les conditions d'accès au marché des obligations qui demeurent toujours hors de portée des PME marocaines.

Tableau5 : les conditions d'accès au marché des obligations21

Conditions d'accès aux marchés obligatoires

 

Montant minimal émis

20 millions de dirhams

Maturité minimale de l'emprunt obligatoire

20 ans

Nombre d'exercices certifiés

2 exercices

Valeur nominale minimale

10 Dhs pour les obligations cotées

50 Dhs pour les obligations non cotées

*Le marché des actions :

La bourse des valeurs est composée de trois compartiments, chacun avec des caractéristiques et des conditions d'admissions différentes. Le tableau suivant résume ces conditions :

tableau6 : les conditions d'accès à des compartiments de la bourse des valeurs22

Ce compartiment comporte les 47 valeurs et 95.5% de la capitalisation globale

· Société avec un capital entièrement libéré

· Emission d'un montant minimal de 75 millions MAD

· Au moins 250 000 titres de capital

· Capitaux propres >= 50 millions MAD

Compartiments boursiers

Premier Compartiment (marché principal)

Deuxième Compartiment (marchés de
développement)

Ce compartiment représente 1% de la

 
 
 
 
 
 

20 Conseil Déontologique des Valeurs Mobilières, « le financement des PME au Maroc ». Mai 2011

21 Même source

22 Même source

 
 
 
 

capitalisation globale avec 13 sociétés cotées

 
 
 
 

· Société avec un capital entièrement
libéré

 
 
 
 

· Un chiffre d'affaires au cours des deux derniers exercices >= 50 millions MAD

 
 
 
 

· Emission d'un montant minimal de 25 millions MAD

 
 
 
 

· Au moins 100 000 titres de capital

Troisième croissance)

Compartiment

(marché

de

Comporte 14 sociétés cotées avec environ 3.6% de la capitalisation globale

 
 
 
 

· Société avec un capital entièrement
libéré

 
 
 
 

· Emission d'un montant minimal de 10 millions MAD

 
 
 
 

· Au moins 30 000 titres de capital

 

La grande majorité des PME marocaines ne présentent pas les critères requis pour pouvoir accéder au troisième compartiment de la bourse. De plus, la proportion des petites et moyennes entreprises qui peut faire appel public à l'épargne pour un montant supérieur à 10 millions de dirhams demeure faible.

Hormis les seuils qui sont problématiques et très élevés pour une grande population d'entreprises marocaines, les PME ne sont pas en mesure de respecter les implications de l'introduction en bourse en termes de communication financières et de bonne gouvernance.

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