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Pratiques de responsabilité sociale des entreprises industrielles au Cameroun

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par Joseph Herman TIONA WAMBA
Université de Douala Cameroun -  Diplôme de professeur d'enseignement technique grade 2 ( DIPET II ) 2009
  

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I - 3 - 4 - Approche régulationniste : un espoir de conciliation d'intérêts divergents

Issue des sciences économiques, le cadre théorique de la régulation a cependant été utilisé en sciences de gestion notamment pour analyser la contextualisation de la démarche qualité au sein d'une entreprise industrielle (Rousseau, 1997). Cette approche reprend en grande partie les analyses de la critique post-moderne de la RSE. Elle dénonce la supériorité des acteurs institutionnels de l'économie dans le domaine de la réglementation et de la législation environnementale et sociale ainsi que sa capacité d'imposer par des jeux institutionnels, des règles du jeu n'incluant pas forcément l'intérêt de leurs parties prenantes dans son sens le plus large.

L'instrumentation de la RSE au sein des sciences de gestion peut alors s'interpréter comme la réponse à cette remise en cause, le rôle de la RSE étant de définir ou de circonscrire la « marge de tolérance à l'intérieur de laquelle les valeurs théoriques d'un système social peuvent varier sans que son existence soit mise en danger » (Habermas, 1982). Les normes sociales et environnementales se retrouvent alors par le truchement de la concurrence, réduites à de simples variables d'ajustement des manoeuvres stratégiques des entreprises.

En bref, la RSE telle que développée par les postulats de la théorie régulationniste, intègre les dimensions sociales et économiques dans la recherche d'un point d'équilibre en ce qui concerne les attentes des parties prenantes.

I - 3 - 5 - Approche néo-institutionnelle : la quête de la légitimité

Dans le prolongement des travaux de Di Maggio, Powell (1983), Oliver (1991), Meyer & Rowan (1977), la théorie néo-institutionnelle subordonne la compréhension des organisations à l'étude des relations entre organisations et à l'influence de leur environnement social. La légitimité naît au sein d'un environnement qui impose des exigences sociales et culturelles, incitant les entreprises à jouer un rôle déterminé et à maximiser certaines apparences externes (Capron, 2003). L'entreprise doit apprendre à paraitre selon les critères convenus et ressembler à une organisation rationnelle (M. C. Suchman, 1995)3(*). Suchman M. C. défini la légitimité comme : « l'impression partagée que les actions de l'organisation sont désirables, convenables ou appropriées par rapport au système socialement construit de normes, de valeurs ou de croyances sociales ».

L'approche néo-institutionnelle s'intéresse à l'influence du contexte institutionnel sur l'adoption de pratiques institutionnelles, que cette adoption soit contrainte ou choisie. Les entreprises adoptent les structures que les institutions exigent d'elles afin d'accroître leur légitimité institutionnelle et leur pouvoir. La multiplication de départements de développement durable ou RSE au sein des entreprises semble répondre en partie à cette logique de quête de légitimité. Mais cette théorie rencontre une difficulté majeure, liée au risque de décalage existant entre adoption formelle au sein d'un organigramme et pratique réelle qui peuvent parfois diverger dans le temps et de manière notoire.

* 3 SUCHMAN M.C. (1995), Managing legitimacy: strategic and institutional approaches, Academy of Management Review, vol 20, n°3, p 571 - 610.

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9Impact, le film from Onalukusu Luambo on Vimeo.



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