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Peuples autochtones et droit au développement au Cameroun. Cas des pygmées Baka de l'est

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par Marielle KOLOKOSSO
Université catholique d'Afrique Centrale Yaoundé - Master en droits de l'homme et action humanitaire 2010
  

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Chapitre II :

La limitation de la mise en oeuvre du droit au développement chez les pygmées baka de l'Est

La mise en oeuvre du droit au développement au Cameroun nécessite obligatoirement que soient repensés les stratégies et les modes d'actions visant le développement des baka de l'Est. Il est question dans ce chapitre de relever les difficultés majeures qui rendent difficile la mise en oeuvre du droit au développement au Cameroun dans l'optique de proposer des solutions en vue d'atteindre son perfectionnement. Pour ce faire, il convient de présenter dans un premier temps les difficultés d'ordre juridique et politique (Section 1), puis dans un second temps les difficultés d'ordre sociologique et culturelles (Section 2).

Section 1: Les difficultés d'ordre juridique et politique

Les obstacles qui ont trait au cadre juridique et politique sont relatifs à la faiblesse du cadre juridique camerounais (I) et à la faible capacité politique des pygmées baka (II).

I. Les obstacles liés à la faiblesse du cadre juridique camerounais

La faiblesse du cadre juridique s'exprime à travers l'absence de loi et de politique nationale spécifique aux peuples autochtones (A), et les difficultés d'accès à la justice que connaissent les baka (B).

A- L'Absence de loi et de politique nationale de développement spécifique aux peuples autochtones

Le Cameroun s'illustre par le déficit de loi portant mise en application de la disposition constitutionnelle sur la protection des « peuples autochtones ». En effet, les droits des peuples autochtones ne sont pas protégés par les textes, et cela donne libre cours à toutes formes de violations à leur endroit, sans risque de se voir réprimandé. Cela constitue aussi la cause principale des écarts observés, commis par les acteurs de développement, du fait qu'il n'existe pas un cadre qui organise et coordonne les activités de ces derniers. Les analyses qui précèdent ont démontré que, les acteurs du développement mettent en oeuvre leurs actions en fonction de leur propre conception du développement, et ces actions ne sont pas souvent fructueuses du fait qu'un certain nombre de droits et de prérogatives ne sont pas reconnus spécifiquement aux peuples autochtones.

Il est nécessaire pourtant, que ces derniers soient protégés de façon spécifique, car ils ont en commun une identité différente de celles du groupe dominant, et de ce fait, celle-ci doit être protégée et promue. Les droits qui sont reconnus à l'ensemble de la population ne s'appliquent pas de la même façon aux peuples autochtones dont les pygmées baka.  

Ainsi, en dehors de la loi sur les peuples autochtones qui fait défaut au Cameroun, l'on pourrait mentionner aussi le déficit de politique de développement propre aux peuples autochtones. En effet, il est clair que le développement des baka ne peut se faire de la même façon que celui des autres citoyens camerounais. De ce fait, cette absence de politique cause une lacune sérieuse à la mise en oeuvre du droit au développement des baka de l'Est, qui subissent de sérieuses violations, mais ne peuvent obtenir réparation, du fait de l'accès difficile à la justice.

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