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Peuples autochtones et droit au développement au Cameroun. Cas des pygmées Baka de l'est

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par Marielle KOLOKOSSO
Université catholique d'Afrique Centrale Yaoundé - Master en droits de l'homme et action humanitaire 2010
  

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B- Contexte socio-économique

Il est important de relever la diversité des termes utilisés par l'Etat camerounais pour désigner les peuples autochtones. Sa Constitution utilise le terme « autochtone ». Il en est de même du Plan national de développement participatif et du Plan pour les peuples autochtones et vulnérables conçu dans le cadre du projet pipeline. Le texte portant organisation du ministère des Affaires sociales fait quant à lui usage des termes « populations marginales ». Le même terme est repris dans le rapport périodique du Cameroun au Comité des Nations Unies sur les droits de l'enfant.

Cette appellation « populations marginales », entretient le « flou » qui existe autour de la détermination du statut d'autochtone. Car, plusieurs peuples ne cessent de se prévaloir le statut de populations marginales, et réclament ainsi la protection de l'Etat. Mais au Cameroun, la CADHP selon des critères bien définis, reconnait deux peuples comme autochtones. Il s'agit des Mbororos et des Pygmées.

Les Mbororos vivent dans l'Est, le Nord-Ouest, l'Adamaoua, le Sud-Ouest et le Centre. Ils sont environ 800 000 personnes et sont regroupés au sein de l'association MBOSCUDA.

Les populations pygmées sont réparties au Cameroun en trois grands groupes ethniques. Les bakas, les Bagyélis/Bakolas et les Bedzangs repartis dans les provinces du Sud, de l'Est, et du Centre. Ils comptent environ 50 000 personnes, soit 0,4% de l'ensemble de la population du pays.

Mais, qu'ils soient Mbororo ou Pygmées, la situation des peuples autochtones restent alarmante. En effet, la Commission africaine sur les peuples autochtones d'Afrique a fait le point sur la situation des droits humains des peuples autochtones en Afrique4(*). Il ressort de leurs travaux que, bien que la situation des droits humains en Afrique soit diverse, complexe et varie de pays en pays, elle montre également des similarités remarquables. En effet, les peuples autochtones d'Afrique revendiquent leur droit à la terre, à la santé, à l'éducation, souffrent de discrimination, et sont victimes du déni de justice, de la violation de leurs droits culturels. Cette présentation de la situation globale des droits des peuples et communautés autochtones en Afrique montre d'une part l'importance que revêt ce problème et d'autre part l'urgence de la protection des droits des populations autochtones. Toutefois, il faut noter le progrès de certains pays en ce qui concerne la reconnaissance des droits culturels, la reconnaissance constitutionnelle et des politiques de développement. Parmi ces pays, l'on peut citer l'Afrique du Sud, l'Algérie, le Maroc, le Mali, la République du Congo, le Burundi et le Cameroun.

Fort heureusement, l'Etat n'est pas le seul acteur motivé par le désir d'assurer le développement aux populations autochtones. Les Organisations non Gouvernementales et les Eglises jouent elles aussi un rôle important dans la promotion et la protection des minorités et des peuples autochtones. Plus proches des populations, elles participent fréquemment aux médiations et sont à même de sensibiliser l'opinion publique aussi bien internationale que nationale lorsque les droits des peuples autochtones sont négligés et violés5(*). Elles servent d'intermédiaires pour les groupes opprimés, et participent activement à leur croissance, épanouissement et développement.

La mise en contexte ainsi effectuée, il convient de circonscrire l'étude.

* 4 Travail de la commission africaine sur les peuples autochtones d'Afrique par Commission Africaine des Droits de l'Homme et des peuples (CADHP) et IWGIA, « Peuples autochtones d'Afrique : Les Peuples oubliés ? », 2006

* 5 Fiche d'information n°18, Droit des minorités, Genève, Nations-Unies 1992, p9

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9Impact, le film from Onalukusu Luambo on Vimeo.