WOW !! MUCH LOVE ! SO WORLD PEACE !
Fond bitcoin pour l'amélioration du site: 1memzGeKS7CB3ECNkzSn2qHwxU6NZoJ8o
  Dogecoin (tips/pourboires): DCLoo9Dd4qECqpMLurdgGnaoqbftj16Nvp


Home | Publier un mémoire | Une page au hasard

 > 

La culture de l'igname ( Dioscorea sp ) et sa valeur sociale, culturelle et économique dans le canton de Dimori en pays Bassar au Togo

( Télécharger le fichier original )
par Bassa KPAKPADJA
Université de Lomé Togo - Maitrise en lettres et sciences humaines 2011
  

précédent sommaire suivant

3.3- L'impact de la production sur les superficies cultivées

Au cours de nos investigations, seulement 7,5 % de nos enquêtés ont des superficies de champs de Dioscorea sp légèrement supérieures ou égales à 5 hectares ; les autres (soit 92,5 %) ont entre 0,5 et 4 hectares (Figure n°6). Ceci traduit la petitesse des superficies accordées au Dioscorea sp. Mais cela n'est pas un phénomène figé d'autant plus que 47 des 120 producteurs enquêtés (soit 39,16 %) affirment épargner une partie de l'argent issu de la vente des Dioscorea sp pour agrandir leurs champs comme le montre la Figure n°11 (page 67).

Ainsi, l'importance de la production du Dioscorea sp confirme le fait que, hormis les dépenses pour les cérémonies traditionnelles (achat de bêtes), pour l'achat de quelques produits manufacturés de première nécessité et pour les engins (motocyclette), le reste du revenu annuel du paysan ne peut servir qu'à engager une main-d'oeuvre plus importante sur une superficie plus grande ce qui vise des techniques nouvelles de production.

3.4- L'impact de la production sur les techniques de production

Il s'agit ici des influences de la production sur l'outillage, les opérations culturales, la conservation et la commercialisation.

3.4.1- La rigidité des opérations culturales face à l'augmentation des superficies

Compte tenu des techniques héritées de leurs ancêtres, les paysans de Dimori ne veulent en aucun cas changer leurs habitudes culturales malgré l'augmentation des superficies et de la production du Dioscorea sp car, disent ils `'il n'y a pas d'autres moyens plus efficaces que ceux que nos parents nous ont légués depuis la nuit des temps''.

Somme toute, les opérations culturales n'ont pas changé d'un pouce et les techniques comme le débroussaillage à la petite houe, le buttage à la grande houe et consommateur d'énergies et de temps avec toutes les opérations d'entretien ont encore de longues années à vivre à Dimori.

3.4.2- Impact de la production sur les moyens de conservation

La conservation des tubercules de Dioscorea sp est très délicate et très risquée. A Dimori, les méthodes traditionnelles de conservation des tubercules de Dioscorea sp sont encore d'actualité surtout dans les champs.

En effet, les paysans de Dimori utilisent les méthodes telles que :

- la conservation en buttes

Les tubercules à maturité complète sont gardés dans les buttes pendant 1 à 4 mois selon les variétés et la récolte se fait au fur et à mesure que les besoins se font sentir. Cette méthode est économique puisqu'elle ne nécessite pas des dispositions particulières mais les tubercules sont exposés aux nématodes, aux insectes, aux rongeurs et aux voleurs.

- la conservation en tas au sol sous arbre à feuilles persistantes

Les tubercules sont stockés à même le sol ou sous un tapis de lianes sèches de Dioscorea sp sous un arbre à feuilles persistantes. Ils sont recouverts d'une couche de lianes. D'une part, cette méthode est économique parce qu'elle ne nécessite aucun investissement ; cependant les tubercules manquent d'aération. D'autre part ; le contact avec le sol favorise l'attaque des parasites et la contamination d'un tubercule par un autre.

- la conservation dans un abri conique à chaume de sorgho

Cet abri est constitué en général de branches disposées autour d'un tronc d'arbre à feuilles persistantes que l'on recouvre avec les tiges de sorgho de façon à obtenir un cône.

précédent sommaire suivant











9Impact, le film from Onalukusu Luambo on Vimeo.