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La culture de l'igname ( Dioscorea sp ) et sa valeur sociale, culturelle et économique dans le canton de Dimori en pays Bassar au Togo

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par Bassa KPAKPADJA
Université de Lomé Togo - Maitrise en lettres et sciences humaines 2011
  

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1.2- Une population diversifiée et accrochée à la culture du Dioscorea sp

Comme partout ailleurs, la population du canton de Dimori est composée de plusieurs ethnies et a sa propre histoire.

1.2.1- La composition ethnique et l'évolution de la population

Plusieurs ethnies forment le canton de Dimori ; mais comment se sont ils retrouvés là ?

1.2.1.1- Historique du peuplement

Dimori est une terre d'immigration qui, autre fois s'appelait `'BOTR'' (chefferie chez les Taapu). Progressivement, `'BOTR'' est devenu `'D'MOL'' qui signifie lutte, que l'administration transformera en Dimori.

D'après les sources orales locales, deux groupes de migrants sont à l'origine de la fondation du canton de Dimori. Il s'agit des Dagomba constitués du clan des Dimori (Bikpadjab) et des Konkomba qui regroupent le clan des Bissobibe.

Dimori serait d'abord fondé par les Dagomba venus de Yendi au Ghana ; ils s'installèrent d'abord à Tamane (Nord de Dimori) avant d'immigrer à Dimori où ils fondèrent le quartier de Dimori. Par la suite arrivèrent les Bissobibe venus de Nandouta (Préfecture de Dankpen) ; ils s'installèrent d'abord à Bitchabombé (canton de Bitchabé) puis à Dimori. C'est ainsi que d'autres groupes à l'instar des Tamaong (Tamne) venus de Bidjomamb arrivèrent et constituèrent le troisième groupe : les Natchamba (frontière Togo-Ghana).

Suite à ces mouvements d'immigration vont se créer certains villages tels que Katcha-losso et Kountum peuplés de Lamba et de Peulh et d'autres comme Kankpal, Linatagbande peuplés de Bassar et de Konkomba.

En effet, l'historique du village est mitigé car les Dimori (Bikpadjab). Les Bissobibe déclarent mutuellement avoir un ancêtre fondateur du terroir et c'est ainsi que les terres leur appartiennent.

Pour être chef canton, il faudrait être né d'un père ou d'une mère originaire de Dimori (Bikpadjab). Le premier chef ayant dirigé le canton fut WADJA Nadjaka. Il a été succédé par d'autres chefs à l'exemple de TABONA, TOU, DJAMANE, KOUDJOWOU et de WADJA.

A Dimori, malgré leur diversité d'origine, les populations sont en parfaite symbiose et tissent de bonnes relations de voisinage.

1.2.1.2- Une croissance démographique assez importante

La population du canton de Dimori est en perpétuelle croissance depuis les années 1970 comme le montre le tableau n°2.

Tableau n°2 : Evolution de la population du canton de Dimori

Années

1970

1981

2006

2007

2008

Effectifs de la population

2 432

3 490

7 700

8 033

8 074

Source : District sanitaire de Bassar, 2010

D'après le district sanitaire de Bassar, la population du canton de Dimori est passée de 7 700 hbts en 2006 à 8 033 hbts en 2007 pour atteindre 8 074 hbts en 2008.

La direction de la statistique a estimée cette population à 2 432 hbts en 1970 et à 3 490 hbts en 1981 ; soit une augmentation de 1 058 bhts en 11 ans. 25 ans après c'est-à-dire en 2006 il y a eu 4 210 bhts de plus et deux ans plus tard (2008) la population a augmentée de 374 individus. La population du canton de Dimori s'est donc accrue à raison de 96 individus par an entre 1970 et 1981 puis 134 individus et 187 individus par an successivement entre 1981 et 2006 et entre 2006 et 2008. Cette population est aussi composée des Konkomba, des Bassar, des Taapu qui sont majoritaire et des migrants (Lamba, Kabyè, Peulh). L'activité principale est l'agriculture.

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