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La culture de l'igname ( Dioscorea sp ) et sa valeur sociale, culturelle et économique dans le canton de Dimori en pays Bassar au Togo

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par Bassa KPAKPADJA
Université de Lomé Togo - Maitrise en lettres et sciences humaines 2011
  

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1.2.2- Les aspects professionnels et socioculturels du milieu

1.2.2.1- L'organisation sociale

Le canton de Dimori compte sept villages et une vingtaine de hameaux.

Le chef-lieu du canton de Dimori compte six (06) quartiers dont Bissobibe, Kpapool, D'mol, Nawamon, Binatab et Tamaong. Chaque quartier est dirigé par un chef appelé OUBOR representant le chef canton. C'est au sein des sages que sont nommés le chef quartier et le chef de village. Le chef WADJA Tnankpa, le chef canton représente l'autorité administrative.

Il existe également deux chefs traditionnels appelés « Roi de terre » : NABIKA et ASSOUKOULI. Ceux-ci s'occupent des rites des sacrifices. C'est au sein des familles de ces Rois de terre `'OUTANDAAN'' que se nomment les successeurs par les charlatans.

A Dimori, la vie sociale est d'une part organisée en structures lignagères (ensemble de fils se réclamant d'un même ancêtre), d'autre part, les fils aînés fondent leur famille en dehors de la cellule familiale au cas où la concession devient trop petite pour contenir tout le monde. Chaque cellule familiale est dirigée par un chef appelé `'OUKPL''.

La vie sociale prend en compte les hommes et les femmes, célibataires ou mariés.

Il y a quelques décennies, les femmes n'étaient pas considérées au même titre que les hommes ; aujourd'hui, elles participent aux prises de décisions et à la gestion des biens du village. Quant aux célibataires, ils sont rarement invités aux séances de prise de décisions.

Le mariage qui renforce les liens entre les familles se fait sur présentation de la dot à la famille de la conjointe par le représentant du conjoint. Aujourd'hui, cette dot devient de plus en plus rare à cause des concubinages et du fait de l'exode rural.

1.2.2.2- Une population à majorité paysanne et analphabète

Sur le plan professionnel, la population est composée de fonctionnaires, de paysans, d'ouvriers et de commerçants. Ceux-ci sont inégalement repartis dans la population à cause des penchants pour l'agriculture comme le montre le tableau n°3.

Tableau n°3 : Répartition des 120 producteurs selon la catégorie professionnelle.

Professions

Effectifs

Pourcentages %

Paysans

117

97,50

Ouvriers

2

1,60

Fonctionnaires

1

0,90

Total

120

100,00

Source : Travaux de terrain, 2011

D'après le tableau n°3, les paysans représentent 97,5 %, les ouvriers 1,6 % et les fonctionnaires 0,9 % ; la forte proportion des paysans montre que l'activité principale dans le milieu est l'agriculture, notamment celle du Dioscorea sp. Les fonctionnaires sont principalement les enseignants, les agents de santé et les encadreurs agricoles ; les ouvriers sont les maçons, les tailleurs, les menuisiers. Ces catégories professionnelles pratiquent aussi l'agriculture parallèlement à leur activité principale. Le pourcentage très élevé (97,5 %) de paysans traduit l'existence d'une main d'oeuvre agricole abondante. Cette dernière est relativement jeune, comme le montre la figure suivante.

Figure n°2 : Répartition des producteurs selon l'âge

Source : Travaux de terrain, 2011

Il ressort du diagramme de la figure n°2 que 23,33 % des producteurs ont un âge compris entre 15 et 24 ans, 39,18 % ont entre 25 et 44 ans ; ce qui fait un total de 62,51 % des jeunes. Donc l'âge modal se situe entre 15 et 44 ans. Cela n'implique pas forcément que les moins de 15 ans ne cultivent pas le Dioscorea sp ; car notre questionnaire est principalement destiné aux chefs d'exploitation et qu'à cet âge les enfants travaillent avec leurs pères.

Sur le plan de l'instruction, la population est en majorité analphabète comme le montre le tableau n°4.

Tableau n°4 : Niveau d'instruction des enquêtés

Degré d'instruction

Effectifs

Pourcentage

Analphabètes

105

87,50

Alphabètes

15

12,50

Total

120

100,00

Source : travaux de terrain, 2011

L'analyse du tableau n°4 montre que 87,5 % de notre échantillon sont analphabètes contre seulement 12,5 % qui sont instruits. La forte proportion des analphabètes s'explique par le fait que les populations sont encore réticentes quant à envoyer leurs enfants à l'école. Quant ils le font, ces derniers abandonnent avant d'avoir obtenus le certificat de fin d'étude du premier degré (CEPD). De plus, les travaux des champs occupent les enfants qu'ils n'ont pas la volonté de continuer les études après le CEPD. Jusqu'en 2003, il n'y avait pas de collège dans le canton de Dimori. Pour ceux qui sont alphabètes, nous avons évalué leur niveau d'instruction dans le tableau n°5.

Tableau n°5 : Répartition des producteurs alphabètes selon leur niveau d'instruction

Niveau d'instruction

Effectifs

Pourcentages

1er degré

5

33,33

2e degré

10

66,67

3e degré

0

0,00

Total

15

100,00

Source : Travaux de terrain, 2011

D'après le tableau n°5, plus de la moitié, soit 66,67 % de ceux qui sont instruits ont fait le second degré, mais aucun d'entre eux n'a franchit le cap du BEPC.

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9Impact, le film from Onalukusu Luambo on Vimeo.