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Développement de l'espace budgétaire au Cameroun

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par Joseph ABANDA
Université de Yaoundé II Cameroun - Diplôme d'études supérieures spécialisées (DESS ) en gestion de la politique économique 2010
  

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Conclusion

Les dépenses publiques sont faibles au Cameroun depuis 1994 du fait notamment de la faiblesse des ressources budgétaires. L'analyse de la composition de la dépense publique montre les dépenses de fonctionnement restent la principale composante sur toute la période. Quant aux dépenses d'investissement, elles ont été très faibles du fait de l'importance du service de la dette. En 2009, suite à la baisse du poids de la dette publique, la part de l'investissement a atteint 25% du budget, soit le deuxième poste de dépenses publiques. Le gouvernement aurait pu augmenter le niveau de l'investissement public en optant pour un équilibre budgétaire au lieu de l'excédent constaté depuis 1994, excédent qui n'a malheureusement pas servi à améliorer l'offre en biens et services public. En guise de recommandation, l'Etat devrait augmenter le niveau des dépenses d'investissement pour les situer au-delà de 33% du budget.

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CHAPITRE 4 : PROBLEME CENTRAL DE L'INVESTISSEMENT PUBLIC

Le niveau des dépenses publiques au Cameroun est faible en comparaison internationale. Les dépenses de fonctionnement sont relativement élevés par contre les dépenses d'investissement se caractérisent par la faiblesse dans les dotations et de l'exécution.

4.1 Investissement public et croissance au Cameroun

Les modèles récents de croissance endogène ont montré qu'il y a une variété de canaux par lesquels les dépenses publiques peuvent avoir des effets sur la croissance. Les deux principaux canaux étant : (i) l'augmentation du stock de capital de l'économie à travers l'investissement public en infrastructures ou celui des entreprises publiques et, (ii) l'accroissement de la productivité marginale des facteurs de production à travers les dépenses d'éducation, de santé et d'autres services qui contribuent à l'accumulation du capital humain.

L'évolution comparée du taux de croissance du P11B et du taux d'investissement public de la période 1980-2009 se présentent ainsi qu'il suit.

La période 1980-85 se caractérise par une croissance moyenne de 8,8% par an, pour un taux d'investissement public moyen de 8,7%.

La période 1986-1994 est marquée par la crise économique, l'ajustement structurel et la dévaluation du franc CFA. Le P11B connait une chute de -4,7% par an, pour un taux d'investissement public qui se situe en moyenne à 6,8% du P11B par an.

Après la dévaluation du FCFA en 1994, le Cameroun renoue avec une croissance de 4,6% entre 1995-99 et de 3,7% entre 2000 et 2009, pour un taux d'investissement qui ne se situe plus qu'à 2,3% par an.

Les faibles taux de croissance enregistrés depuis 1994 s'expliquent en grande parties par ceux de l'investissement. En effet, l'objectif de réduire le déficit budgétaire et le service de la dette extérieure ont conduit à la compression des dépenses notamment les dépenses en capital. Ainsi, le taux d'investissement qui se situait à 24,9% du P11B entre 1980 et 1985, chute tendanciellement pour se situer à 17% du P11B en 2009, un niveau très faible en comparaison internationale.

Au cours de la même période, l'investissement privé passe de 16,2% du P11B entre 1980-85 à 15,7% du P11B entre 2000 et 2009, après avoir atteint le minimum de 11,4% du P11Bsur la période 1986-1993.

L'investissement public baisse de manière drastique passant de 6,8% du P11B entre 1980-85 à 2,3% du P11B entre 2000 et 2009, soit vingt ans de sous investissement public.

Tableau 13 : évolution du P11B et des taux d'investissements public et privé

Période

Taux de croissance
réelle du PIB(%)

Taux investissement
public (% du PIB)

Taux investissement
privé (% PIB)

1980-85

8,8

8,7

16,2

1986-93

-4,0

6,8

11,4

1994-99

4,6

2,4

14,2

2000-2009

3,7

2,3

15,7

Source : Comptes nationaux, calculs de l'auteur

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Depuis la contraction des dépenses d'investissement en 1994, les autorités ne sont plus jamais parvenues à les ramener aux niveaux antérieurs. Selon les statistiques de la BEAC de la période 1994-2008, le taux d'investissement public au Cameroun se situe en moyenne à 2,3% du PIB. Un niveau très faible lorsqu'on le compare aux 6,4% de la RCA, 6,8% du Congo, 5,6% du Gabon, 10,7% de la Guinée Equatoriale et 9,2% du Tchad.

Figure 20 : investissement public dans la CEMAC de 1994 à 2008(% du PIB)

Source : BEAC

4.2 Budgétisation et exécution des dépenses d'investissement

4.2.1 Budgétisation des dépenses d'investissement

Les dépenses publiques d'investissement au Cameroun sont financées par trois principales ressources : les ressources internes hors allègements de dettes, les ressources d'allègement (PPTE, D et IADM) et les ressources externes.

Les données disponibles sur la période 2006-2009 révèlent une nette amélioration de la part des ressources internes hors allègements de dettes dans le financement du BIP. Leur part passe en effet de 35,3% en 2006 à 52,7% 2009 après avoir atteint le niveau de 60,6% en 2008.

Au cours de la même période, on observe une diminution substantielle de la part des ressources d'emprunts extérieurs de 35,6% en 2006 à 21,9% en 2009 pour un minimum de 17,1% en 2008.

Quant aux ressources issues de l'allègement dettes, elles continuent d'occuper une part importante dans le financement du BIP au Cameroun. Elles participent à hauteur de 25,5% en 2009, après avoir avoisiné la proportion de 34% en 2007.

Globalement, l'allègement a permis au Cameroun de diminuer sa dépendance des financements externes de 35,6% en 2006 à 21,9% en 2009, soit un gain de 13,7 points en trois ans. Mais les ressources externes et d'allègement de dettes représentent toujours 47,3% du BIP en 2009.

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Le tableau ci-dessous donne le détail de ces évolutions :

Tableau 14 : dotations du BIP selon l'origine de la ressource(%).

Années

Ressources
internes

Ressources PPTE, IADM, D

Ressources externes

Ensemble

2006

35,3

29,1

35,6

100,0

2007

46,8

33,9

19,3

100,0

2008

60,6

22,3

17,1

100,0

2009

52,7

25,5

21,9

100,0

Source : MINEPAT/rapport d'exécution BIP 2009, Calculs de l'auteur

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