WOW !! MUCH LOVE ! SO WORLD PEACE !
Fond bitcoin pour l'amélioration du site: 1memzGeKS7CB3ECNkzSn2qHwxU6NZoJ8o
  Dogecoin (tips/pourboires): DCLoo9Dd4qECqpMLurdgGnaoqbftj16Nvp


Home | Publier un mémoire | Une page au hasard

 > 

Développement de l'espace budgétaire au Cameroun

( Télécharger le fichier original )
par Joseph ABANDA
Université de Yaoundé II Cameroun - Diplôme d'études supérieures spécialisées (DESS ) en gestion de la politique économique 2010
  

précédent sommaire suivant

PARTIE I : AMELIORATION DE L'ESPACE DES

RESSOURCES.

Page 6

Présenté et soutenu par Joseph ABANDA

En vue de l'Obtention du DESS en Gestion de la Politique Economique

Développement de l'espace budgétaire au Cameroun

Le but de cette partie est d'étudier les possibilités d'amélioration du niveau des ressources budgétaires internes et de financement.

Les ressources internes concernent les recettes fiscales, les recettes non fiscales et les recettes pétrolières. Au niveau des recettes fiscales, il s'agira d'analyser les tendances en matière de prélèvements obligatoires, notamment en impôts directs et indirects afin de préciser les marges de manoeuvre dont dispose l'Etat sur sa politique fiscale. Pour cela, le problème des exonérations fiscales et de l'épuisement des ressources pétrolières seront également étudiés.

La possibilité d'amélioration de l'espace de financement fera l'objet du chapitre 2. Trois possibilités peuvent être envisagées pour atteindre cet objectif. Il s'agit du seigneuriage, de l'emprunt interne et de l'emprunt extérieur.

Page 7

Présenté et soutenu par Joseph ABANDA

En vue de l'Obtention du DESS en Gestion de la Politique Economique

Page 8

Développement de l'espace budgétaire au Cameroun

CHAPITRE 1 : RESSOURCES INTERNES

Le but de ce chapitre est d'étudier les possibilités d'amélioration du niveau des ressources budgétaires internes à savoir : les recettes fiscales, non fiscales et pétrolières. Nous préciserons d'abord l'évolution des ressources budgétaires en procédant à des comparaisons internationales. Nous analyserons par la suite chacune des composantes des recettes internes.

1.1. Analyse des taux de prélèvements

1.1.1 Evolution du taux de prélèvement effectifs

Pour analyser l'évolution des prélèvements obligatoires au Cameroun, l'indicateur qui sera utilisé est le ratio des recettes internes sur le PIB. Le calcul de cet indicateur permet des comparaisons annuelles et avec d'autres pays. Le pétrole est une source importante de recettes budgétaires mais ses réserves s'épuisent au fil des ans. Les recettes pétrolières sont donc considérées comme une donnée exogène de la politique fiscale, d'où leur présentation à part. En distinguant trois grandes périodes de l'histoire économique du Cameroun depuis les années 80, nous pouvons tirer les informations suivantes :

? de 1981 à 1985, le niveau moyen de recettes budgétaires est de 22,6% du PIB. Cette période se caractérise par une forte croissance économique avec des taux relativement élevés, dont la moyenne est de 8,8% par an ;

? A partir de 1986, l'économie rentre dans une récession marquée par une chute moyenne du PIB de 4,2% par an. Il s'en suit une longue période d'ajustement qui ira jusqu'à la dévaluation du FCFA en 1994. Le niveau des ressources budgétaires dans le PIB n'est plus que de 12% en 1993 ;

? Après 1994, le Cameroun renoue certes avec la croissance, mais compte tenu de l'augmentation la population (3% par an), le rythme de croissance des dernières années, moins de 4%, demeure insuffisant pour l'atteinte des OMD en 2015. Conséquence, de 1995 à 2009, le poids du secteur public dans l'économie se situe à 17,0% en moyenne contrairement aux 22,6% d'avant la crise du milieu des années 80.

Figure 1 : évolution des ressources budgétaires en % du PIB

Sources : World Bank, MINFI/DAE, calculs de l'auteur

Présenté et soutenu par Joseph ABANDA

En vue de l'Obtention du DESS en Gestion de la Politique Economique

Page 9

Développement de l'espace budgétaire au Cameroun

Une analyse comparative des taux de prélèvement effectués par des pays de même niveau de développement permet de tirer les conclusions suivantes.

Au cours des trois dernières années (2007 à 2009), le taux de prélèvements obligatoires se situe à 18% du PIB. Ce niveau est faible par rapport aux 22,8% obtenues entre 1980-1982 d'une part, et en comparaison à la moyenne des pays en développement qui est de 20,8 %. De plus, par rapport à la moyenne des pays d'Afrique subsaharienne qualifiés des plus pauvres de la planète et qui s'établit à 20,1%, le niveau de prélèvements du Cameroun reste aussi inférieur. Toutefois, par rapport aux pays de la zone franc, le niveau de prélèvements obligatoires au Cameroun est relativement meilleur.

Tableau 1 : comparaison internationale des prélèvements publics (% PIB)

Taux de prélèvement

1980-82

2007-2009

Cameroun

22,8

18,0

Moyenne PVD

21,4

20,8

Afrique subsaharienne

21,2

20,1

Zone franc

20,7

16,5

 

Sources : FMI, calculs de l'auteur

précédent sommaire suivant







9Impact, le film from Onalukusu Luambo on Vimeo.



Appel aux couturier(e)s volontaires

Hack the pandemiuc !

Moins de 5 interactions sociales par jour



BOSKELYWOOD from Ona Luambo on Vimeo.