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Modélisation en risques de crédit : dérivés de crédit et calibration de modèles structurels

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par Mohamed Naji JELLALI
Université de Sfax-Tunisie - MASTÈRE 2011
  

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Chapitre 3 Produits dérivés de crédit

Cette répartition géographique est intéressante compte tenu du fait qu'elle ne correspond pas à celle des obligations (la proportion d'obligations européennes est significativement plus faible).

La croissance de ce marché est en partie due à la demande toujours plus forte de produits permettant de couvrir les positions synthétiques (CDO).Les banques sont les principales utilisatrices de produits dérivés de crédit. Ceci est dû à leur utilisation massive des CDS pour couvrir leurs portefeuilles de créances et leurs positions synthétique (Une position synthétique est une position de crédit courte ou longue (c'est-à-dire acheteuse ou vendeuse de protection) obtenue à partir d'un portefeuille de CDS donc sans prêt effectif de capital).

L'activité de couverture engendrée par l'émission de CDO synthétiques a, pour la première fois, permis de satisfaire à la demande d'achat de protection provenant des gestionnaires de portefeuille de créances.

Les principaux investisseurs dans les positions synthétiques restent les compagnies d'assurance : elles détiennent 65% des TDP et 81% des CDO de bilan (Ces produits sont émis par les banques qui veulent couvrir le risque de crédit de leur portefeuille de créances en vue de réduire leur charge en capital économique.). Les hedge funds participent désormais activement à ce marché : ils sont, par exemple, régulièrement acheteurs de CDS pour leur activité d'arbitrage d'obligations convertibles.

Fig 3.2-Répartition des utilisateurs de produits dérivés de crédit.

Chapitre 3 Produits dérivés de crédit

3.2 Les obligations risquées

Outre les prêts traditionnellement accordés aux entreprises, une part importante du marché de la dette risquée consiste en obligations émises par les entreprises et certains états. Contrairement aux prêts, les obligations s'échangent sur les marchés organisés et sont ainsi soumis au risque de marché (risque de taux), au risque de crédit (risque de contrepartie) et, dans une certaine mesure, au risque de liquidité. Le rendement de ces obligations est, en général, supérieur au rendement d'obligations identiques dont le risque de contrepartie est considéré comme nul (par exemple, les obligations du Trésor pour les pays de l'OCDE). La différence de rendement ou spread est une prime demandée par le marché pour prendre en charge les risques de contrepartie et de liquidité (En pratique, il est difficile de modéliser le risque de liquidité. On considère souvent, en première approximation, qu'il est pris en compte dans le spread de crédit.)

inhérents à l'instrument. On distingue, pour un émetteur donné, le spread calculé à partir d'obligations à taux fixe de celui coté dans les obligations à taux variables.

Noter que les obligations peuvent présenter des caractéristiques particulières : elles peuvent être rappelées par l'émetteur avant maturité (callable bond), être convertible en actions (convertible bond).

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