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Les apprentissages entre pairs: construction d'une identité plurielle

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par Carine Amouriaux-Menou
Université Rennes 2-Haute Bretagne - Master 2 Education, apprentissage et Didactique. Département des Sciences de l'éducation 2013
  

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1.2 La profession de pédicure-podologue: milieu et acteurs

Dans le code de la santé publique, la profession de pédicure-podologue est classée parmi les professions d'auxiliaires médicaux. Les textes qui la régissent aujourd'hui, fruits d'une longue histoire, permettent de classer le pédicure-podologue dans la catégorie des praticiens médicaux à compétence définie.

1.2.1 Historique du contexte professionnel

L'origine de la profession remonte à l'Antiquité. Dans les sociétés assyriennes, babyloniennes, égyptiennes, grecques et romaines, le pied est souvent évoqué d'un point de vue symbolique (souvenons-nous de Hermès, dieu aux pieds ailés et messager de Zeus, ou d'Achille, guerrier réputé invulnérable, vaincu par une flèche au talon). Mais ces sociétés lui portent aussi une grande attention d'un point de vue médical. Hippocrate, père de la médecine, traite longuement des maladies des pieds. Dans la Grèce et la Rome antiques, le pédicure n'a pas de statut vraiment reconnu mais joue un rôle important : il soigne les pieds des hommes libres et puissants et vend les onguents. Au Moyen Âge, les médecins ne s'intéressent pas aux maux de pieds et laissent ces soins aux « barbiers », qui, rapidement, deviennent « barbiers-chirurgiens » puisque, à la fois, ils pansent les plaies, arrachent des dents, extirpent des cors, pratiquent des opérations voire des accouchements. C'est en 1371 que le roi Charles V décide de protéger la corporation des barbiers-chirurgiens. En 1425, un arrêt du Parlement de

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Paris fixe les premières limites en interdisant aux barbiers de pratiquer les opérations. Historiquement, les premiers écrits concernant la profession datent du XVIIIème siècle. En 1762, Rousselot, « chirurgien-pédicure » de Louis XV, est l'auteur de deux ouvrages traitant des cors, des verrues et autres maladies de la peau. Son élève, Nicolas-Laurent Laforest, chirurgien-pédicure du roi Louis XVI, publie un ouvrage qui fera référence, «L'art de soigner les pieds». Sa renommée lui permettra d'être nommé « Chirurgien Pédicure du Roi et de la famille royale ». Il sera le premier à créer un cours de podologie dans le milieu médical, à l'Hôtel des Invalides. En 1872, la première école formant des professionnels de la pédicurie et de la podologie est créée, près de la place Vendôme. En 1902, la podologie devient une spécialité médicale grâce au médecin Berthet. Le texte fondateur de la profession provient de la loi du 30 avril 1946 qui institue le diplôme d'État, réglemente la profession et protège le titre et l'activité.

La loi du 25 mai 1984 autorise le terme de « pédicure-podologue ». Les compétences des pédicures sont élargies puisqu'ils peuvent désormais, en plus de soigner le pied, confectionner des semelles orthopédiques sur mesure. En 1987, un texte réglementaire fixe la liste des topiques à usage externe pouvant être prescrits et appliqués par les pédicures-podologues.

Créés par la loi du 4 février 1995, supprimés puis rétablis par la loi du 9 août 2004, les structures et les textes de l'Ordre national des pédicures-podologues (ONPP) sont mis en place progressivement. La profession dispose d'un code de déontologie depuis le 26 octobre 2007. Il régit un mode d'exercice de la profession (déontologie professionnelle) qui assoit les règles et le respect d'une éthique. C'est un ensemble de droits et de devoirs qui régissent la profession, la conduite de ceux qui l'exercent, les rapports entre ceux-ci et leurs patients. La constitution de l'Ordre est une étape importante qui a certainement permis aux pédicures-podologues de légitimer leur posture de soignants dans le champ médical.

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