WOW !! MUCH LOVE ! SO WORLD PEACE !
Fond bitcoin pour l'amélioration du site: 1memzGeKS7CB3ECNkzSn2qHwxU6NZoJ8o
  Dogecoin (tips/pourboires): DCLoo9Dd4qECqpMLurdgGnaoqbftj16Nvp


Home | Publier un mémoire | Une page au hasard

 > 

Attractivité territoriale et stratégies de localisation des entreprises industrielles dans les collectivités territoriales de la région du centre au Cameroun

( Télécharger le fichier original )
par Marius Trésor MENGUE OYONO
Université de Yaoundé 2 - SOA - Master 2 en Economie du Territoire et de la Décentralisation 2015
  

précédent sommaire suivant

Bitcoin is a swarm of cyber hornets serving the goddess of wisdom, feeding on the fire of truth, exponentially growing ever smarter, faster, and stronger behind a wall of encrypted energy

SECTION II : L'ATTRACTIVIE ET LA CONSTRUCTION DU PROJET TERRITOIRE

La mondialisation et la décentralisation ont énormément contribué à ce que, les Collectivités Territoriales Décentralisées (CTD) s'intéressent au développement économique, et soient désormais obligées de mettre l'ingénierie et la culture économique au service du développement local. La mondialisation a mise en lumière la volatilité des investissements, obligent par la même occasion les CTD dans un environnement de plus en plus concurrentiel, à recourir aux moyens de positionnement efficace sur le marché du territoire.

II.1 L'attractivité au sens des territoires

II.1.1 L'attractivité d'un territoire

L'attractivité pour un territoire renvoie à un concept multidisciplinaire, qui est à la croisée de l'économie du développement, de l'économie financière, du droit comparé, de la géographie voir de la science politique.

L'attractivité renvoie aux notions d'attraction et de mobilité d'acteurs. Elle est utilisée en science physique comme en géographie, en économie spatiale et territoriale voir en aménagement du territoire. Elle cible plus exactement la mobilité des personnes physiques, morales, des investissements et autres. Dans un contexte de compétitivité ou de concurrence, ravivé aujourd'hui par la notion de globalisation.

P. Weltz (2005) voit dans l'attractivité une notion complexe, qui dans le cadre des territoires doit tenir compte des facteurs aujourd'hui inaltérable, c'est-à-dire : la mondialisation industrielle et ses caractéristiques qui se conjuguent avec la globalisation financière, la métropolisation et la polarisation de l'économie, le mode d'organisation de toutes les entreprises qui sont aujourd'hui organisées sur la base de la flexibilité. En effet, la notion d'attractivité suggère à la fois, une attraction affective (capacité à attirer pour une période donnée les hommes, touristes et à les fixer sur le territoire), et une attraction potentielle (aptitude à être désirable). On peut donc ajouter que l'attractivité territoriale reflète donc la performance de ce territoire durant une période donnée, et les déterminants de l'attractivité sont recherchés pour rendre le territoire compétitif.

Comme le souligne B. Pecqueur (2009), le développement local a promu et renforcé une approche ascendante partant des acteurs locaux. Cette démarche peut être qualifiée de « développement par la base ». On comprend dès lors que le territoire doit compter sur ses propres forces et doit ainsi faire l'objet d'un développement endogène.Il est important de prendre en compte les moyens matériels mais aussi les moyens immatériels qui favorisent l'attractivité territoriale.

De manière synthétique, la notion d'attractivité pour ce qui est d'un territoire renvoie donc à une problématique qui est fondée sur la dynamique des mouvements de composition-recomposition des facteurs exogènes. Néanmoins, elle ne s'appréhender sans une approche relevant « marketing territorial », qui signifie l'effort de valorisation des territoires à des marchés concurrentiels, pour influencer en leur faveur le comportement de leur public par une offre dont la valeur est durablement supérieure à celle des concurrents. D'ailleurs, cette attractivité est pilotée par des agences de développement.

II.1.2 Les composantes de l'attractivité d'un territoire

Les sources d'attractivité du territoire sont multidimensionnelles, on distingue ainsi les composantes dites classiques, des composantes endogènes au territoire.

i. Les composantes dites « classiques » d'un territoire

L'attractivité d'un territoire fait souvent référence à des facteurs géographiques et des facteurs organiques. Les facteurs géographiques d'un territoire font référence à ces ressources naturelles et humaines : situation géographique, morphologie du territoire, proximité des ressources naturelles et matières premières, climat, démographie, proximité des grands réseaux d'échanges et de communication.

Les ressources naturelles du territoire comprennent aussi les ressources exploitables, les infrastructures, la main-d'oeuvre disponible, la technologie, le service public, l'environnement socioéconomique et politique. Nous pouvons aussi constater la présence des composantes organiques qui font référence à l'histoire, la culture et l'organisation d'un territoire. C'est ainsi qu'il parle de « ressources identitaires et symboliques » (le degré de participation des acteurs, le poids de la culture et de la diversité, le climat social, les dynamiques événementielles, etc...).

ii. les composantes endogènes d'un territoire

Contrairement aux facteurs « classiques », il existe aussi des facteurs plus spécifiques et moins pris en compte par les différents acteurs qui ont pour objectif de mesurer l'attractivité. Il s'agit des concentrations géographiques d'acteurs qui représentent un ou plusieurs secteurs d'activités économiques. Ceci crée alors une présence renforcée de savoirs faire et de compétence qui peuvent être un facteur d'attractivité essentiel d'un point de vue économique. C'est ainsi que Pecqueur (2000, Op.cit.) cite dans son ouvrage F. Perroux en ces termes : « ce ne sont pas les firmes qui, par la nature de leur production, sont motrices, et produisent des effets d'entrainement, ce sont toutes les institutions géographiquement concentrées dans l'urbain qui produisent la connaissance, laquelle est au coeur des processus actuel d'innovation ».

iii. le « soft power »

Le « soft power » a une place grandissante au sein des facteurs d'attractivité. C'est un terme américain qui est le contrairement du « hard power ». A l'inverse de mettre des forces militaires et économiques pour attirer des capitaux financiers et humains, le « soft power » est un moyen d'attirer et de maintenir des acteurs (populations, entreprises, etc...) par l'attraction et l'influence.

C'est « influencer le comportement d'autres acteurs par des moyens non coercitifs et intangibles ». Il s'agit d'une attractivité endogène issue d'une démarche défensive.

Les facteurs d'attractivité sont propres à chaque localisation. Ainsi, un territoire dispose d'Avoirs naturels et/ou construits. Ceux-ci doivent évoluer dans le temps et dans l'espace de manière à renforcer la durabilité de l'attractivité du territoire.

précédent sommaire suivant






Bitcoin is a swarm of cyber hornets serving the goddess of wisdom, feeding on the fire of truth, exponentially growing ever smarter, faster, and stronger behind a wall of encrypted energy








"Et il n'est rien de plus beau que l'instant qui précède le voyage, l'instant ou l'horizon de demain vient nous rendre visite et nous dire ses promesses"   Milan Kundera