I.2 Description botanique et morphologique
Règne : Plantae
Sous-règne : Tracheobionta
Division : Magnoliophyta
Classe : Magnoliopsida
Sous-classe : Dilleniidae
Ordre : Cucurbitales
Famille : Cucurbitaceae
Genre : Citrullus
Espèce : Citrullus lanatus (Thunb.) Matsum.
&Nakai Synonyme : Citrullus vulgaris
5
La pastèque (Citrullus lanatus) est une plante
herbacée annuelle de la famille des Cucurbitacées. Le genre
Citrullus a été étudié sur le plan
taxonomique et divisé en quatre espèces : Citrullus lanatus
(C. vulgaris) qui est la pastèque cultivée et ses
trois espèces apparentées : C. ecirrhosus, C. colocynthis
et C. rehmii (Wehner, 2008).
I.2.1. Racine
Selon l'importance de la racine principale par rapport aux
ramifications, la pastèque possède des racines pivotantes (racine
principale et racine secondaire) les racines sont étendues, mais peu
profonde. La racine principale a une longueur et un diamètre plus
importants que les ramifications, il est caractéristique des
Angiospermes dicotylédones (Wehner, 2008).
Il ne se forme pas de racines adventives et par
conséquent, les racines abimées se
régénèrent difficilement. Il faut donc se garder
d'effectuer une transplantation à racines nues. Il est nécessaire
de semer en pots ou directement en place (Idris, 2019).
I.2.2. Tige
La pastèque se présente sous la forme d'une
plante à tiges rampantes éminces ou grimpantes, poilues
angulaires et peuvent atteindre trois mètres (3 m) de long et qui
s'accroche par des vrilles à l'aisselle des feuilles, elle produit de
grosses feuilles nervurées et des fleurs (Louahedj, 2016).
L'axe principal de la tige est un symbole à partir
duquel des rameaux primaires et secondaires naissent facilement. Bien que
normalement rampante, la tige peut grimper grâce aux vrilles qui se
développent à l'aisselle de ses feuilles (Idris, 2019).
I.2.3. Feuilles
Les feuilles sont assises sur la tige principale, de forme
généralement triangulaire, sont très
découpées, avec des lobes arrondis, profondément
incisés, mais aux sinus également arrondis. Certaines sont
transformées en vrilles permettant à la plante de s'accrocher et
de grimper sur des supports variés. Elles sont pétiolées
alternées lobulaires, les nervures principales de la structure foliaire
se distribuent du point d'union entre la lame et le pétiole, les
ramifications secondaires s'insèrent sur les ailes de chaque feuille,
ces caractéristiques acquièrent à la plante une certaine
résistance à la chaleur et à la sécheresse (Fraser
et Bramley, 2004 ; Idris, 2019).
6
I.2.4. Fleurs
Les fleurs apparaissent à l'aisselle des feuilles,
à corole jaune pâle sont comme sur la plupart des
cucurbitacées soit mâles ou femelles, mais toutes sont
présentes sur le même pied (plante monoïque) et la
fécondation est entomophile (Wehner, 2008).
Les variétés du melon sont soit monoïques :
la plante porte à la fois des fleurs mâles et des fleurs femelles
qui sont andromonoïques : la plante porte des fleurs mâles et des
fleurs hermaphrodites (exemple : le cantaloup charentais). Les fleurs
mâles apparaissent les premières et sont groupées deux
à deux ou plus à l'aisselle des feuilles.
Les fleurs femelles ou hermaphrodites sont solitaires et
apparaissent avec des pédoncules courts et vigoureux surtouts sur les
rameaux latéraux, à corolle ovoïde et à ovaire
infère comprenant trois à quatre carpelles, des glandes à
nectar attractif pour les abeilles (Aphis mélifica) pollinisatrices se
trouvent à la base des pétales (Idris, 2019).
La vigueur de la plante joue un rôle en défaveur
de l'apparition de fleurs femelles. Plus un cultivar est vigoureux, plus
l'apparition des premières fleurs femelles est tardive. Donc, le rapport
fleurs femelles (ou hermaphrodites) / fleurs les croit à partir de l'axe
principale vers les rameaux latéraux, et à partir de la base de
la plante vers le sommet de la plante. La taille favorise la ramification de la
plante, stimule l'apparition des fleurs femelles, et par conséquent
produits des récoltes hâtives.
I.2.5. Fruits

Figure 1 : Caractères botaniques de la
pastèque (Anonyme, 2019).
Une bonne pollinisation est importante pour obtenir une
uniformité de la fécondation des ovules. Il existe une
corrélation élevée entre le nombre de semences par fruit
et le poids de celui-ci.
7
Le fruit de la pastèque est une baie
particulière, de forme sphérique, plus ou moins oblongue, son
diamètre varie de 30 à 60 cm et l'écorce de 10 à 40
mm d'épaisseur. Ce fruit est de couleur vert foncé souvent
marbrée de blanc, dont la chair est rouge, jaune, verdâtre ou
blanche, mais toujours homogène jusqu'au centre où sont
dispersées les graines noires ou rouges (Achour et Khaled, 2019). Les
fruits sont de forme et de couleur extrêmement variables, leur forme peut
être sphérique, déprimée oblongue, ovoïde, leur
épiderme est lisse ou côtelé, brodé ou encore
recouvert de sortes de galles. La couleur de la chair suivant la
variété est : blanche, jaunâtre, ou orange et de saveur
variable. La pulpe de couleur jaune à orange, et très juteuse et
très parfumée à maturité, la cavité
centrale, fibreuse, renferme de très nombreux Pépins.
I.2.6. Graines
Les graines de Citrullus lanatus sont plates et
ovales de différentes couleurs suivant les variétés :
blanches, noires, brunes, jaunes ou rouges, leur longévité
moyenne est de 5 à 6 ans, le nombre de graines varie entre 10 à
30 grammes (Bramley, 2004).
Elles sont oblongues, plates et jaunâtres et se forment
dans une cavité mesurant 5 à 15cm de long. Leurs poids varient
avec les variétés. Conservées dans des bonnes conditions,
les graines gardent en moyenne pendant 5 ans un bon pouvoir germinatif. Cette
durée peut parfois atteindre 10 ans et plus, toutefois. On recommande
souvent de semer des graines d'un en deux ans (Abdelouhab, 2016).
I.2.7. Pollinisation
Lorsqu'ils poussent en plein air, la pastèque est
naturellement pollinisée par les insectes. En serre, sous châssis
ou sous cloche, la pollinisation est contrôlée par l'homme et
passe par une maitrise de la distinction entre la fleur mâle et femelle
(Fethia, 2019).
La pollinisation a toutes les chances de réussir quand
l'atmosphère est sèche. Elle fera donc en milieu de la
journée, en plein soleil. Pour cela, prenez une fleur male,
ôtez-en les pétales et introduisez-la dans une fleur femelle bien
épanouie, il est important que toutes les fleurs femelles d'une
même plante soient pollinisées en même temps sinon celle qui
a été pollinisée en premier risque d'absorber toute la
force de la plante pour donner un gros melon, au détriment des autres
melons. Si une fleur femelle apparait bien avant les autres, il est
préférable de la supprimer et d'attendre que les autres ne se
forment (Fethia, 2019).
8
I.3. Composition et valeurs nutritives
La pastèque (Citrullus lanatus) est riche en
eau (91,45%), avec des propriétés hydratantes, mais faible en
matières grasses et ne contient pas de cholestérol. C'est une
source également d'énergie, de protéines, de glucides, de
minéraux (Ca, Fe, Mg, P, K, Na et Zn) et de vitamines (A, C, E, K et en
particulier les vitamines du groupe B) (USDA, 2002).
La pastèque est également une source naturelle
de lycopène, un caroténoïde de grand intérêt en
raison de sa capacité antioxydante et des avantages potentiels pour la
santé (Rhodes et Zhang, 1999 ; Yuan et al. 2006). En outre, elle
contient de nombreux éléments intéressants comme la
citrulline, qui sert à synthétiser un autre acide aminé
capital dans l'organisme, l'arginine, jouant un rôle clé dans la
division cellulaire, la cicatrisation et l'élimination de l'ammoniaque
(Erhirhie et Ekene, 2014).
Chaque aspect du fruit de la pastèque a une valeur
nutritive, y compris la croûte et les graines. Les graine étant
une excellente source d'énergie et ne contient pas d'acide
hydrocyanique, ce qui la rend appropriée comme nourriture du
bétail (Schippers, 2002).
La façon la plus courante de consommer la
pastèque, c'est la consommation de la chair rose ou jaune,
consommée crue. Cependant, il existe d'autres manières communes
de consommation de la pastèque incluant : les cornichons de croûte
de pastèque, pastèque frite, gâteau de pastèque et
limonade de pastèque (Wind, 2008 ; Globinmed, 2010).
Les graines brunes plates ont une valeur alimentaire beaucoup
plus élevée que la chair et ont un goût de noisette
agréable. Des quantités importantes de vitamine C, de
minéraux, de graisse, d'amidon et de riboflavine ont été
détectées. Elles contiennent un pourcentage élevé
d'huile qui est semblable à l'huile de graines de citrouille et peut
être utilisé dans la cuisine (Moldenke, 2016).
La consommation de pastèque est souhaitable par les
consommateurs car elle fournit des avantages à long terme pour la
santé tels que le risque réduit de maladie cardiaque,
l'amélioration de la pression artérielle chez les patients
souffrant d'hypertension, diminuer l'oxydation et exercer un effet
cardio-protecteur (Bianchi et al., 2018).
I.4. Les maladies et ravageurs
I.4.1. Maladies
La pastèque est une culture qui est sensible aux
maladies cryptogamiques et viroses, mais le symptôme et le degré
d'infection peuvent varier.
9
La cercosporiose (Cercospora citrullina) se
présente sous forme des taches brunes arrondies au niveau des feuilles
et des tiges. Il est possible de traiter les apparitions des symptômes,
soit une fois par semaine à l'aide de Manebe, soit par quinzaine
à l'aide de Benomyl.
Le blanc (Oidium sp) se présente sous forme de
taches poudreuses blanches comme sur les autres cucurbitacées.
Le mildiou (Pseudoperonospora cubensis) apparait, si
l'humidité est élevée et si la température descend
aux alentours de 20° à 22°C. Il se manifeste sous forme des
taches brunes noirs irrégulières ; parfois entourées d'un
halo jaune.
Rhizoctonia soloni est une bactérie
responsable de la fonte de semis ainsi qu'une infection de l'épicarpe du
fruit à l'endroit où celle-ci est en contact avec le sol.
I.4.2. Ravageur
La plupart des variétés sont très
sensibles aux attaques d'insectes tels que le thrips (Ceratothripoides) et le
mouches des fruits (Dacus sp).
Le thrips déforme les bourgeons terminaux de la plante
et inhibe leur croissance. De traitement peuvent être effectués
à l'aide de Dimenthoate ou d'Acephate. Les piqûres de Dacus sp.
Peuvent provoquer des dégâts considérables. Il est possible
de protéger les très jeunes fruits en les couvrant de papier
journal ou en enveloppant dans de sachets.
Parmi d'autres ravageurs de la pastèque nous citons :
· Les pucerons du melon (Aphis gossypii) ;
· Les chenilles : Feuilles dévorées à
l'exception des grosses nervures ;
· Les acariens : Déformation des feuilles (Philippe,
2002).
I.5. Exigences écologiques
I.5.1. Le climat
I.5.1.1. La température
Originaire des pays chauds, la pastèque a besoin de
chaleur et d'une atmosphère pas trop humide pour se développer
normalement. La germination et la croissance des plantules sont
accélérées jusqu'à un optimum de 30°C et diminuent
ensuite.
Il faut que le sol soit constamment humide. Les besoins sont
élevés et s'étalent de la nouaison au début de la
récolte. (Abdelouhab, 2016).
10
I.5.1.2 Les besoins en eau
Les besoins en eau s'élèvent à 300 - 400
mm selon les régions (Abdelouhab, 2016). L'aspersion et le pivot ne sont
pas adaptés à la culture de la pastèque car ils causent
des maladies cryptogamiques et grillent des fruits. Les besoins en eau de la
pastèque sont très importants pendant toute sa croissance surtout
de la phase de grossissement des fruits jusqu'au début de la
récolte. La pastèque redoute les écarts d'irrigation ou de
pluviométrie, surtout lorsque le fruit approche de la maturité ;
ses écarts se traduisent toujours par des éclatements des
fruits.
Les besoins en eau de la culture le long de son cycle de
développement sont répartis en trois stades phrénologiques
:
a. Le stade allant de la plantation à la nouaison
durant lequel les besoins en eau croissent régulièrement
jusqu'à atteindre environ 50% de l'ETP.
b. Le stade de croissance et de grossissement des fruits
durant lequel les besoins augmentent fortement pour atteindre 80 à 100%
de l'ETP.
c. Le stade de maturation et de récolte
caractérisé par la diminution des besoins en eau qui peuvent
descendre jusqu'à 50 et 60% de l'ETP (Fethia, 2019).
I.5.2. Les techniques culturales
La pastèque exige une surveillance continue et
attentive. Pour avoir de bons rendements, il faut appliquer les soins et les
techniques suivantes :
I.5.2.1. Irrigation
La pratique de l'irrigation est délicate, car il ne
suffit pas seulement de satisfaire régulièrement en tout ou en
partie la demande climatique, mais aussi de tenir compte de l'incidence de la
technique d'arrosage sur :
- La température du sol, particulièrement en
culture intensive.
- L'état sanitaire et les accidents de la
végétation.
- L'éclatement des fruits (causé par
l'irrégularité d'irrigation).
- La conduite d'irrigation implique la connaissance de la
consommation globale de la
pastèque.
11
L'irrigation commence juste après la plantation. Elle
se fait généralement par un système de
goutte-à-goutte. La distance entre goutteurs est de 50 cm. L'irrigation
est pilotée en fonction des conditions climatiques (bac classe A). Les
besoins en eau s'élèvent à 300 - 400 mm selon les
régions (Fellahtrade, 2021).
La pratique de l'irrigation est délicate, car il ne
suffit pas seulement de satisfaire régulièrement en tout ou en
partie la demande climatique, mais aussi de tenir compte de l'incidence de la
technique d'arrosage.
I.6. Fertilisation
I.6.1. Fumure organique
I.6.1.1. Concepts et types d'amendements
organiques
Les engrais ou fumures organiques sont des matières
provenant des animaux et des plantes déposées sur le sol ou
enfouit dans le sol en vue d'améliorer les propriétés
chimiques, physiques et biologiques du sol qui par interviennent
considérablement dans l'augmentation de rendement des cultures.
En un mot tout ce qui provient des plantes ou des animaux ou
de l'homme et qui pourrit constitue un engrais organique (Dupriez et De leener,
2016).
Il existe une multitude de catégories des fumures
organiques parmi lesquelles nous pouvons énumérer celles qui
suivent :
? Le Fumier de ferme : Est un mélange constitué
essentiellement des déjections des animaux et paille de litière.
Ce mélange ne peut être utilisé s'il est bien
décomposé.
? Le compost ou fumier artificiel : C'est un mélange
des débris organiques (tel que les résidus des plantes, les
déchets animaux, la paille, la cendre, ...) que l'on rassemble dans un
silo ou un fût, pour qu'ils subissent la décomposition.
Après une décomposition complète le compost est
utilisé pour amender le sol.
? Les engrains verts : on parle des engrais verts quand il
s'agit des plantes qu'on sème en vue de les enfouir en étant
jeunes pour enrichir le sol.
I.7. Récolte
La maturité de la pastèque se reconnaît en
principe aux caractéristiques suivantes :
- Pédoncule (cerné) c'est-à-dire
environné de crevasses bien distinctes ; - Elasticité des tissus
aux alentours de l'oeil ;
12
- Couleur : ce facteur est variable avec les
variétés, dans l'ensemble, la teinte devient jaune ; - Parfum :
il doit être assez prononcé au voisinage du pédoncule.
Les feuilles des rameaux porteurs des fruits se renferment sur
elles même (Chase, Church et Denny, 2016) estiment que les
pastèques ne doivent pas être cueillis en se basant sur la
coloration de l'épiderme où la fissure au point d'attache du
pédoncule. La qualité des melons dépend, en grande partie,
de la qualité du sucre qui contient la chair.
D'après Thompson, 2016 le jus de pastèque
mûre a la cueillette a un poids spécifique supérieur
à 1.040 g équivalent à 10% du poids total. L'indice de
réfraction est à de l'ordre de 55 (déterminés par
un réfractomètre). La teneur en saccharose est à de
l'ordre de 4.5 % au minimum.
I.8. Conservation
Les pastèques ne supportent pas de longues
conservations ; on peut estimer prétendre à conserver les fruits
pendant 3 semaines en chambre froide à +2°C avec un degré
hygrométrique atmosphérique de 80%. Les melons cantaloup se
conservent parfaitement dans ses conditions, les pastèques brodés
se conservent mieux aux environs de +5 °C (Ramuzi, 2017).
Dans cette classification « A » désigne un
climat chaud avec les moyennes mensuelles supérieurs à 18°C
; « f » le climat humide dont la pluviosité est repartie sur
toute l'année ; c'est-à-dire sans
13
CHAPITRE DEUXIEME : MILIEU D'ETUDE, MATERIELS ET METHODES
II.1. MILIEU D'ETUDE
La présente étude était conduite à
Masako qui est une localité située à 14 Km de Kisangani
(Axe : ancienne route Buta) dans la province de la Tshopo, en République
Démocratique du Congo.
Les coordonnées géographiques prises du milieu
étaient les suivantes : Latitude : N 00° 36' 15,9»
Longitude : E 025° 15' 53,2»
Altitude : 421m.

Figure 2 : La carte présentant la
comparaison de la ville de Kisangani et le milieu d'étude
II.1.1. Hydrographie
Le réseau hydrographique de la zone d'étude est
dominé par une seule grande rivière, la Tshopo, et la
présence de 13 ruisseaux qui s'y déversent tous. Parmi eux, nous
pouvons citer Amakasampoko, Masanga-Mabe, Amandje, Mayi ya chumvi, et Masako le
principal ruisseau ayant donné son nom à la Reserve (Lyongo, 1996
; Juakaly, 2007).
II.1.2. Situation climatique
Le climat de la région où l'étude s'est
effectuée est globalement celui de Kisangani, sauf quelques petites
modifications dues à la présence du couvert végétal
(Lyongo, 2008). Selon Gofaux (1990), cette région est
caractérisée par un climat tu type « Af » de la
classification de Kopen.
14
saison sèche absolue et dont la hauteur mensuelle des
pluies du mois le plus sec est supérieur à 60 mm (Nyakabwa, 1982
; Upoki, 2001, Juakaly, 2007).
II.1.3. Végétation
La végétation de la zone d'étude est
constituée principalement d'une forêt primaire à
Gilbertiodedron Dewevrei (Caesalpiniaceae), des forêts
secondaires, des forêts marécageuses et des jachères. La
forêt primaire est caractérisée des espèces telle
que : Geophila renaris, Polyalpthia suaveolen, Staudtia gabonensis,
Scaphopetum thonneri etc. La forêt secondaire
caractérisée quelques espèces à savoir :
Cynometra hankei, Petersianthus macrocarpus, Trichilia welwitschii, Barteria
nigritiana, Palisota schweinfurthii, Haumania leonardiana etc (Makana 1986
; Kahindo, 1988 ; Mambangula, 1988 et Mabay, 1994).
Les jachères sont constituées selon Dudu (1991) de
deux principales associations suivantes :
? Association à Afromomum Laurentii et
Costus lucanusianus avec Costus lucanusianus, Funtumia
elastica, Dichapetalum mombuttense, etc
? Association à Triumfeta cordifolia
et Selaginella myosurus avec Triunfetta cordifolia,
Selaginella myosurus, Trema orientalis etc.
II.1.4. Activités humaines
D'une manière générale, les principales
activités du milieu d'étude est l'agriculture itinérantes
sur brulis. La mise en jachère dépasse rarement sept ans, si bien
que le sol subît une forte pression dont l'issue est encore inconnue
(Juakaly, 2002). En plus de l'agriculture, les paysans s'adonnent aussi
à la fabrication de braise, de la cueillette des champignons et des
végétaux comestibles, du ramassage des chenilles et des
escargots, de la chasse, de la pêche etc.
|