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Effets des écartements de semis sur le rendement de fruits de pastèque (ceitrilus lanatus (thunb, 1900.) matsum. &nakai) en conditions de Kisangani en république démocratique du Congo


par Crispin KASEREKA
IFA Yangambi - Licence 2024
  

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I.2 Description botanique et morphologique

Règne : Plantae

Sous-règne : Tracheobionta

Division : Magnoliophyta

Classe : Magnoliopsida

Sous-classe : Dilleniidae

Ordre : Cucurbitales

Famille : Cucurbitaceae

Genre : Citrullus

Espèce : Citrullus lanatus (Thunb.) Matsum. &Nakai
Synonyme : Citrullus vulgaris

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La pastèque (Citrullus lanatus) est une plante herbacée annuelle de la famille des Cucurbitacées. Le genre Citrullus a été étudié sur le plan taxonomique et divisé en quatre espèces : Citrullus lanatus (C. vulgaris) qui est la pastèque cultivée et ses trois espèces apparentées : C. ecirrhosus, C. colocynthis et C. rehmii (Wehner, 2008).

I.2.1. Racine

Selon l'importance de la racine principale par rapport aux ramifications, la pastèque possède des racines pivotantes (racine principale et racine secondaire) les racines sont étendues, mais peu profonde. La racine principale a une longueur et un diamètre plus importants que les ramifications, il est caractéristique des Angiospermes dicotylédones (Wehner, 2008).

Il ne se forme pas de racines adventives et par conséquent, les racines abimées se régénèrent difficilement. Il faut donc se garder d'effectuer une transplantation à racines nues. Il est nécessaire de semer en pots ou directement en place (Idris, 2019).

I.2.2. Tige

La pastèque se présente sous la forme d'une plante à tiges rampantes éminces ou grimpantes, poilues angulaires et peuvent atteindre trois mètres (3 m) de long et qui s'accroche par des vrilles à l'aisselle des feuilles, elle produit de grosses feuilles nervurées et des fleurs (Louahedj, 2016).

L'axe principal de la tige est un symbole à partir duquel des rameaux primaires et secondaires naissent facilement. Bien que normalement rampante, la tige peut grimper grâce aux vrilles qui se développent à l'aisselle de ses feuilles (Idris, 2019).

I.2.3. Feuilles

Les feuilles sont assises sur la tige principale, de forme généralement triangulaire, sont très découpées, avec des lobes arrondis, profondément incisés, mais aux sinus également arrondis. Certaines sont transformées en vrilles permettant à la plante de s'accrocher et de grimper sur des supports variés. Elles sont pétiolées alternées lobulaires, les nervures principales de la structure foliaire se distribuent du point d'union entre la lame et le pétiole, les ramifications secondaires s'insèrent sur les ailes de chaque feuille, ces caractéristiques acquièrent à la plante une certaine résistance à la chaleur et à la sécheresse (Fraser et Bramley, 2004 ; Idris, 2019).

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I.2.4. Fleurs

Les fleurs apparaissent à l'aisselle des feuilles, à corole jaune pâle sont comme sur la plupart des cucurbitacées soit mâles ou femelles, mais toutes sont présentes sur le même pied (plante monoïque) et la fécondation est entomophile (Wehner, 2008).

Les variétés du melon sont soit monoïques : la plante porte à la fois des fleurs mâles et des fleurs femelles qui sont andromonoïques : la plante porte des fleurs mâles et des fleurs hermaphrodites (exemple : le cantaloup charentais). Les fleurs mâles apparaissent les premières et sont groupées deux à deux ou plus à l'aisselle des feuilles.

Les fleurs femelles ou hermaphrodites sont solitaires et apparaissent avec des pédoncules courts et vigoureux surtouts sur les rameaux latéraux, à corolle ovoïde et à ovaire infère comprenant trois à quatre carpelles, des glandes à nectar attractif pour les abeilles (Aphis mélifica) pollinisatrices se trouvent à la base des pétales (Idris, 2019).

La vigueur de la plante joue un rôle en défaveur de l'apparition de fleurs femelles. Plus un cultivar est vigoureux, plus l'apparition des premières fleurs femelles est tardive. Donc, le rapport fleurs femelles (ou hermaphrodites) / fleurs les croit à partir de l'axe principale vers les rameaux latéraux, et à partir de la base de la plante vers le sommet de la plante. La taille favorise la ramification de la plante, stimule l'apparition des fleurs femelles, et par conséquent produits des récoltes hâtives.

I.2.5. Fruits

Figure 1 : Caractères botaniques de la pastèque (Anonyme, 2019).

Une bonne pollinisation est importante pour obtenir une uniformité de la fécondation des ovules. Il existe une corrélation élevée entre le nombre de semences par fruit et le poids de celui-ci.

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Le fruit de la pastèque est une baie particulière, de forme sphérique, plus ou moins oblongue, son diamètre varie de 30 à 60 cm et l'écorce de 10 à 40 mm d'épaisseur. Ce fruit est de couleur vert foncé souvent marbrée de blanc, dont la chair est rouge, jaune, verdâtre ou blanche, mais toujours homogène jusqu'au centre où sont dispersées les graines noires ou rouges (Achour et Khaled, 2019). Les fruits sont de forme et de couleur extrêmement variables, leur forme peut être sphérique, déprimée oblongue, ovoïde, leur épiderme est lisse ou côtelé, brodé ou encore recouvert de sortes de galles. La couleur de la chair suivant la variété est : blanche, jaunâtre, ou orange et de saveur variable. La pulpe de couleur jaune à orange, et très juteuse et très parfumée à maturité, la cavité centrale, fibreuse, renferme de très nombreux Pépins.

I.2.6. Graines

Les graines de Citrullus lanatus sont plates et ovales de différentes couleurs suivant les variétés : blanches, noires, brunes, jaunes ou rouges, leur longévité moyenne est de 5 à 6 ans, le nombre de graines varie entre 10 à 30 grammes (Bramley, 2004).

Elles sont oblongues, plates et jaunâtres et se forment dans une cavité mesurant 5 à 15cm de long. Leurs poids varient avec les variétés. Conservées dans des bonnes conditions, les graines gardent en moyenne pendant 5 ans un bon pouvoir germinatif. Cette durée peut parfois atteindre 10 ans et plus, toutefois. On recommande souvent de semer des graines d'un en deux ans (Abdelouhab, 2016).

I.2.7. Pollinisation

Lorsqu'ils poussent en plein air, la pastèque est naturellement pollinisée par les insectes. En serre, sous châssis ou sous cloche, la pollinisation est contrôlée par l'homme et passe par une maitrise de la distinction entre la fleur mâle et femelle (Fethia, 2019).

La pollinisation a toutes les chances de réussir quand l'atmosphère est sèche. Elle fera donc en milieu de la journée, en plein soleil. Pour cela, prenez une fleur male, ôtez-en les pétales et introduisez-la dans une fleur femelle bien épanouie, il est important que toutes les fleurs femelles d'une même plante soient pollinisées en même temps sinon celle qui a été pollinisée en premier risque d'absorber toute la force de la plante pour donner un gros melon, au détriment des autres melons. Si une fleur femelle apparait bien avant les autres, il est préférable de la supprimer et d'attendre que les autres ne se forment (Fethia, 2019).

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I.3. Composition et valeurs nutritives

La pastèque (Citrullus lanatus) est riche en eau (91,45%), avec des propriétés hydratantes, mais faible en matières grasses et ne contient pas de cholestérol. C'est une source également d'énergie, de protéines, de glucides, de minéraux (Ca, Fe, Mg, P, K, Na et Zn) et de vitamines (A, C, E, K et en particulier les vitamines du groupe B) (USDA, 2002).

La pastèque est également une source naturelle de lycopène, un caroténoïde de grand intérêt en raison de sa capacité antioxydante et des avantages potentiels pour la santé (Rhodes et Zhang, 1999 ; Yuan et al. 2006). En outre, elle contient de nombreux éléments intéressants comme la citrulline, qui sert à synthétiser un autre acide aminé capital dans l'organisme, l'arginine, jouant un rôle clé dans la division cellulaire, la cicatrisation et l'élimination de l'ammoniaque (Erhirhie et Ekene, 2014).

Chaque aspect du fruit de la pastèque a une valeur nutritive, y compris la croûte et les graines. Les graine étant une excellente source d'énergie et ne contient pas d'acide hydrocyanique, ce qui la rend appropriée comme nourriture du bétail (Schippers, 2002).

La façon la plus courante de consommer la pastèque, c'est la consommation de la chair rose ou jaune, consommée crue. Cependant, il existe d'autres manières communes de consommation de la pastèque incluant : les cornichons de croûte de pastèque, pastèque frite, gâteau de pastèque et limonade de pastèque (Wind, 2008 ; Globinmed, 2010).

Les graines brunes plates ont une valeur alimentaire beaucoup plus élevée que la chair et ont un goût de noisette agréable. Des quantités importantes de vitamine C, de minéraux, de graisse, d'amidon et de riboflavine ont été détectées. Elles contiennent un pourcentage élevé d'huile qui est semblable à l'huile de graines de citrouille et peut être utilisé dans la cuisine (Moldenke, 2016).

La consommation de pastèque est souhaitable par les consommateurs car elle fournit des avantages à long terme pour la santé tels que le risque réduit de maladie cardiaque, l'amélioration de la pression artérielle chez les patients souffrant d'hypertension, diminuer l'oxydation et exercer un effet cardio-protecteur (Bianchi et al., 2018).

I.4. Les maladies et ravageurs

I.4.1. Maladies

La pastèque est une culture qui est sensible aux maladies cryptogamiques et viroses, mais le symptôme et le degré d'infection peuvent varier.

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La cercosporiose (Cercospora citrullina) se présente sous forme des taches brunes arrondies au niveau des feuilles et des tiges. Il est possible de traiter les apparitions des symptômes, soit une fois par semaine à l'aide de Manebe, soit par quinzaine à l'aide de Benomyl.

Le blanc (Oidium sp) se présente sous forme de taches poudreuses blanches comme sur les autres cucurbitacées.

Le mildiou (Pseudoperonospora cubensis) apparait, si l'humidité est élevée et si la température descend aux alentours de 20° à 22°C. Il se manifeste sous forme des taches brunes noirs irrégulières ; parfois entourées d'un halo jaune.

Rhizoctonia soloni est une bactérie responsable de la fonte de semis ainsi qu'une infection de l'épicarpe du fruit à l'endroit où celle-ci est en contact avec le sol.

I.4.2. Ravageur

La plupart des variétés sont très sensibles aux attaques d'insectes tels que le thrips (Ceratothripoides) et le mouches des fruits (Dacus sp).

Le thrips déforme les bourgeons terminaux de la plante et inhibe leur croissance. De traitement peuvent être effectués à l'aide de Dimenthoate ou d'Acephate. Les piqûres de Dacus sp. Peuvent provoquer des dégâts considérables. Il est possible de protéger les très jeunes fruits en les couvrant de papier journal ou en enveloppant dans de sachets.

Parmi d'autres ravageurs de la pastèque nous citons :

· Les pucerons du melon (Aphis gossypii) ;

· Les chenilles : Feuilles dévorées à l'exception des grosses nervures ;

· Les acariens : Déformation des feuilles (Philippe, 2002).

I.5. Exigences écologiques

I.5.1. Le climat

I.5.1.1. La température

Originaire des pays chauds, la pastèque a besoin de chaleur et d'une atmosphère pas trop humide pour se développer normalement. La germination et la croissance des plantules sont accélérées jusqu'à un optimum de 30°C et diminuent ensuite.

Il faut que le sol soit constamment humide. Les besoins sont élevés et s'étalent de la nouaison au début de la récolte. (Abdelouhab, 2016).

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I.5.1.2 Les besoins en eau

Les besoins en eau s'élèvent à 300 - 400 mm selon les régions (Abdelouhab, 2016). L'aspersion et le pivot ne sont pas adaptés à la culture de la pastèque car ils causent des maladies cryptogamiques et grillent des fruits. Les besoins en eau de la pastèque sont très importants pendant toute sa croissance surtout de la phase de grossissement des fruits jusqu'au début de la récolte. La pastèque redoute les écarts d'irrigation ou de pluviométrie, surtout lorsque le fruit approche de la maturité ; ses écarts se traduisent toujours par des éclatements des fruits.

Les besoins en eau de la culture le long de son cycle de développement sont répartis en trois stades phrénologiques :

a. Le stade allant de la plantation à la nouaison durant lequel les besoins en eau croissent régulièrement jusqu'à atteindre environ 50% de l'ETP.

b. Le stade de croissance et de grossissement des fruits durant lequel les besoins augmentent fortement pour atteindre 80 à 100% de l'ETP.

c. Le stade de maturation et de récolte caractérisé par la diminution des besoins en eau qui peuvent descendre jusqu'à 50 et 60% de l'ETP (Fethia, 2019).

I.5.2. Les techniques culturales

La pastèque exige une surveillance continue et attentive. Pour avoir de bons rendements, il faut appliquer les soins et les techniques suivantes :

I.5.2.1. Irrigation

La pratique de l'irrigation est délicate, car il ne suffit pas seulement de satisfaire régulièrement en tout ou en partie la demande climatique, mais aussi de tenir compte de l'incidence de la technique d'arrosage sur :

- La température du sol, particulièrement en culture intensive.

- L'état sanitaire et les accidents de la végétation.

- L'éclatement des fruits (causé par l'irrégularité d'irrigation).

- La conduite d'irrigation implique la connaissance de la consommation globale de la

pastèque.

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L'irrigation commence juste après la plantation. Elle se fait généralement par un système de goutte-à-goutte. La distance entre goutteurs est de 50 cm. L'irrigation est pilotée en fonction des conditions climatiques (bac classe A). Les besoins en eau s'élèvent à 300 - 400 mm selon les régions (Fellahtrade, 2021).

La pratique de l'irrigation est délicate, car il ne suffit pas seulement de satisfaire régulièrement en tout ou en partie la demande climatique, mais aussi de tenir compte de l'incidence de la technique d'arrosage.

I.6. Fertilisation

I.6.1. Fumure organique

I.6.1.1. Concepts et types d'amendements organiques

Les engrais ou fumures organiques sont des matières provenant des animaux et des plantes déposées sur le sol ou enfouit dans le sol en vue d'améliorer les propriétés chimiques, physiques et biologiques du sol qui par interviennent considérablement dans l'augmentation de rendement des cultures.

En un mot tout ce qui provient des plantes ou des animaux ou de l'homme et qui pourrit constitue un engrais organique (Dupriez et De leener, 2016).

Il existe une multitude de catégories des fumures organiques parmi lesquelles nous pouvons énumérer celles qui suivent :

? Le Fumier de ferme : Est un mélange constitué essentiellement des déjections des animaux et paille de litière. Ce mélange ne peut être utilisé s'il est bien décomposé.

? Le compost ou fumier artificiel : C'est un mélange des débris organiques (tel que les résidus des plantes, les déchets animaux, la paille, la cendre, ...) que l'on rassemble dans un silo ou un fût, pour qu'ils subissent la décomposition. Après une décomposition complète le compost est utilisé pour amender le sol.

? Les engrains verts : on parle des engrais verts quand il s'agit des plantes qu'on sème en vue de les enfouir en étant jeunes pour enrichir le sol.

I.7. Récolte

La maturité de la pastèque se reconnaît en principe aux caractéristiques suivantes :

- Pédoncule (cerné) c'est-à-dire environné de crevasses bien distinctes ; - Elasticité des tissus aux alentours de l'oeil ;

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- Couleur : ce facteur est variable avec les variétés, dans l'ensemble, la teinte devient jaune ; - Parfum : il doit être assez prononcé au voisinage du pédoncule.

Les feuilles des rameaux porteurs des fruits se renferment sur elles même (Chase, Church et Denny, 2016) estiment que les pastèques ne doivent pas être cueillis en se basant sur la coloration de l'épiderme où la fissure au point d'attache du pédoncule. La qualité des melons dépend, en grande partie, de la qualité du sucre qui contient la chair.

D'après Thompson, 2016 le jus de pastèque mûre a la cueillette a un poids spécifique supérieur à 1.040 g équivalent à 10% du poids total. L'indice de réfraction est à de l'ordre de 55 (déterminés par un réfractomètre). La teneur en saccharose est à de l'ordre de 4.5 % au minimum.

I.8. Conservation

Les pastèques ne supportent pas de longues conservations ; on peut estimer prétendre à conserver les fruits pendant 3 semaines en chambre froide à +2°C avec un degré hygrométrique atmosphérique de 80%. Les melons cantaloup se conservent parfaitement dans ses conditions, les pastèques brodés se conservent mieux aux environs de +5 °C (Ramuzi, 2017).

Dans cette classification « A » désigne un climat chaud avec les moyennes mensuelles supérieurs à 18°C ; « f » le climat humide dont la pluviosité est repartie sur toute l'année ; c'est-à-dire sans

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CHAPITRE DEUXIEME : MILIEU D'ETUDE, MATERIELS ET METHODES II.1. MILIEU D'ETUDE

La présente étude était conduite à Masako qui est une localité située à 14 Km de Kisangani (Axe : ancienne route Buta) dans la province de la Tshopo, en République Démocratique du Congo.

Les coordonnées géographiques prises du milieu étaient les suivantes : Latitude : N 00° 36' 15,9»

Longitude : E 025° 15' 53,2»

Altitude : 421m.

Figure 2 : La carte présentant la comparaison de la ville de Kisangani et le milieu d'étude

II.1.1. Hydrographie

Le réseau hydrographique de la zone d'étude est dominé par une seule grande rivière, la Tshopo, et la présence de 13 ruisseaux qui s'y déversent tous. Parmi eux, nous pouvons citer Amakasampoko, Masanga-Mabe, Amandje, Mayi ya chumvi, et Masako le principal ruisseau ayant donné son nom à la Reserve (Lyongo, 1996 ; Juakaly, 2007).

II.1.2. Situation climatique

Le climat de la région où l'étude s'est effectuée est globalement celui de Kisangani, sauf quelques petites modifications dues à la présence du couvert végétal (Lyongo, 2008). Selon Gofaux (1990), cette région est caractérisée par un climat tu type « Af » de la classification de Kopen.

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saison sèche absolue et dont la hauteur mensuelle des pluies du mois le plus sec est supérieur à 60 mm (Nyakabwa, 1982 ; Upoki, 2001, Juakaly, 2007).

II.1.3. Végétation

La végétation de la zone d'étude est constituée principalement d'une forêt primaire à Gilbertiodedron Dewevrei (Caesalpiniaceae), des forêts secondaires, des forêts marécageuses et des jachères. La forêt primaire est caractérisée des espèces telle que : Geophila renaris, Polyalpthia suaveolen, Staudtia gabonensis, Scaphopetum thonneri etc. La forêt secondaire caractérisée quelques espèces à savoir : Cynometra hankei, Petersianthus macrocarpus, Trichilia welwitschii, Barteria nigritiana, Palisota schweinfurthii, Haumania leonardiana etc (Makana 1986 ; Kahindo, 1988 ; Mambangula, 1988 et Mabay, 1994).

Les jachères sont constituées selon Dudu (1991) de deux principales associations suivantes :

? Association à Afromomum Laurentii et Costus lucanusianus avec Costus lucanusianus, Funtumia elastica, Dichapetalum mombuttense, etc

? Association à Triumfeta cordifolia et Selaginella myosurus avec Triunfetta cordifolia, Selaginella myosurus, Trema orientalis etc.

II.1.4. Activités humaines

D'une manière générale, les principales activités du milieu d'étude est l'agriculture itinérantes sur brulis. La mise en jachère dépasse rarement sept ans, si bien que le sol subît une forte pression dont l'issue est encore inconnue (Juakaly, 2002). En plus de l'agriculture, les paysans s'adonnent aussi à la fabrication de braise, de la cueillette des champignons et des végétaux comestibles, du ramassage des chenilles et des escargots, de la chasse, de la pêche etc.

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