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Cinétique de l'élimination du cyanure dans le manioc

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par Emmanuel ATIBU KAZINGUVU
Université de Kinshasa - Licence en Sciences groupe Chimie 2004
  

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PARTIE THEORIQUE

CHAPITRE I: GENERALITES

I.1. GENERALITES SUR LE MANIOC

I.1.1. Historique et origine

Le manioc originaire de l'Amérique latine a été découvert en 1558 au bord de fleuve Congo (République Démocratique du Congo).

Le manioc était introduit en Afrique par les marchands d'esclave et après atteignit l'Asie au 17ème siècle.

Après 1850, la culture de manioc augmenta dans les territoires de l'Afrique de l'Est grâce aux efforts des Européens et arabes qui reconnurent sa valeur comme pièce de rechange dans les périodes fréquentes de famine (1).

La production globale a atteint 167,7 millions de tonnes en 1999. D'après FAO cette production sera 208,8 millions de tonnes en l'an 2005 (10).

I.1.2. Description sommaire

Le manioc, Manihot esculenta CRANTZ (Syn.Manihot utilissima POHL) est une dicotylédone pérenne de la famille des Euphorbiacées (4).

Ses racines tubéreuses et fasciculées sont riches en amidon et se conservent longtemps en bon état dans le sol. Les fleurs de manioc sont en grappe et avortent souvent: d'où la multiplication se fait par bouturage. Les feuilles sont alternes, à multiples lobes.

Il existe plus de deux cents espèces de Manihot dont Manihot glaziovii (Ceara); plante à caoutchouc et Manihot utilissima (manioc) qui est la plante vivrière la plus importante de la zone tropicale humide par sa productivité et sa plasticité (2)

La plante de manioc est connue sous des noms très divers: Ubi ketela (Indonésie); Manioca (Amérique de langue espagnole); Mandioca (Brésil); Manioc (Madagascar et Afrique francophone); Tapioca (Inde, Malaisie); Cassava (région anglophones d'Afrique, Thaïlande); (9).

En République Démocratique du Congo (R.D.C.), le manioc s'appelle en langues nationales: Songo (lingala); Mohogo (swahili); Tshomba (tshiluba) et Madioko (kikongo).

I.1.3. Composition chimique.

La conclusion du «Congrès du manioc et des plantes tropicales des territoires de l'Union Française » de 1949 mentionnée par Barampama (1992) stipule que la faible proportion des calories lipidiques apportée par le manioc et l'insuffisance protidique aussi bien que la médiocre valeur biologique des protéines du manioc en font un aliment déséquilibré (5).

Pour le même auteur, s'il est vrai que les tubercules de manioc sont pauvres en matières nutritives, excepté les hydrates de carbone et certaines vitamines surtout la vitamine C, il ne faut pas perdre de vue que les feuilles conditionnent d'importantes quantités de protéine.

Le tableau i ci-dessous donne la répartition des constituants chimiques dans les différentes parties de la plante de manioc.

Tableau i: Composition chimique des principales parties de la plante, en pourcentage de matières sèches (13)

Constituants chimiques (%)*

PARTIES DE LA PLANTE

Racine entière

Ecorce

Cylindre centrale

Tige

Feuille

Matière sèche

35

30

40

30

15

Glucides

89

75

91

48

41

Lipides

1

2

0,5

9

6

Protides

2,5

4

2

10

25

Fibres

4,5

12

4

23

20

Cendres

3

5

2,5

10

8

Calcium

0,1

0,2

0,1

0,3

1,4

Phosphore

0,001

0,1

0,1

0,3

0,5

Fer

0,003

0,2

0,001

-

0,03

Sodium

0006

-

-

-

0,02

Potassium

1

-

-

-

2

Â-Carotène (mg)

-

-

-

-

30

Thiamine

0,1

-

-

-

1

Riboflavine

0,1

-

-

-

2

Niacine

1,5

-

-

-

8

Acide ascorbique

80

-

-

-

500

* Sauf, autre indication

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9Impact, le film from Onalukusu Luambo on Vimeo.



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