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Croissance economique et protection de l'environnement : le cas du CO2 au Sénégal

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par Mouhamadou Moustapha LO
Université Gaston Berger -  2008
  

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Section 2 : Les limites de la croissance

La croissance économique telle que définie par F. PERROUX comporte beaucoup de limites qui sont soit d'ordre économique soit d'ordre physique ou spatiale.

I / Les limites d'ordre économique

Il s'agit de la loi des rendements décroissants et des multiples problèmes lié au PIB.

A/ Le PIB comme un indicateur non pertinent

1 / PIB et répartition du revenu

Les modèles de croissance suivis jusqu'ici n'ont pas véritablement aidé à élaguer la pauvreté et les inégalités. On constate, après presque cinq siècles de politique de croissance forte, une mauvaise répartition des richesses et une très grande paupérisation. En effet, 80% des richesses sont utilisées par seulement 20% de la population mondiale, c'est-à-dire que la croissance augmente les richesses des plus riches et diminuent celles des plus pauvres.

Par exemple, au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale, la production de biens de consommation et de services a fortement augmenté. Le PIB mondial a été multiplié par 7 en 50 ans pour atteindre 36 500 milliards de $ en 2000. Mais sa répartition est très déséquilibrée. L'Occident (E.U, Europe de l'ouest), les Etats-Unis et le Japon ont, par exemple, longtemps monopolisé la richesse mondiale. L'Afrique a été et reste encore le continent de la pauvreté ; seulement 3,8 % du PIB mondial en 1950 et 3,2 % en 2000.

2 / Le capital naturel marginalisé

La Chine va bien et pourtant les chinois ne sont pas très satisfaits. Ce dicton a tout son sens dans la mesure où il ressort tout l'aspect social que la politique de la croissance économique dédaigne très fréquemment.

La croissance économique est, en effet, un indicateur quantitatif qui n'incorpore que les variables susceptibles d'être valorisées monétairement. Or, la quasi-totalité des biens environnementaux ne sont pas quantifiables. De surcroît, le capital humain et le capital physique ont tous un coût mesuré respectivement par le salaire et l'amortissement. Pour le salaire, d'une façon très commode, c'est le marché du travail qui détermine son niveau. Ce niveau traduit le coût de la main d'oeuvre et résulte formellement de la confrontation entre

l'offre et la demande de travail pour aboutir à un prix d'équilibre. S'agissant du capital physique, essentiellement, les outils de production, c'est le marché des capitaux qui régule son prix et c'est la valeur de l'amortissement pratiqué dans l'immobilisation, en vue de renouveler son stock, qui explicite son coût. Par contre pour le capital naturel il n'y a pas de marché qui puisse relater son prix et, de ce fait, il est souvent marginalisé.

Pourtant, le capital naturel a également un coût : c'est la perte de bien-être engendrée par l'activité économique. En d'autres termes, les dégâts de l'activité économique sur l'environnement. La mesure des pertes économiques - coût des maladies liées à l'environnement, les efforts supplémentaires effectués toutes choses égales par ailleurs - liées à la dégradation de l'environnement peut en quelque sorte représenter ce coût.

3 / PIB et Bien-être

Le P.I.B est un indicateur économique, mais il n'inclut pas un certain nombre d'activités essentielles pour le maintien de la solidarité entre les membres d'une société. On n'y trouve pas des éléments sur l'état de santé de la population, son niveau d'instruction, la qualité des rapports sociaux entre les membres de la société, ou d'autres éléments. Certes la quantité de bien est importante mais pas autant que la qualité de vie. Cependant, les deux ne sont pas très dépendants. Un PIB élevé n'est pas toujours synonyme de Bien-être (voir tableau 1).

Tableau 2 : Classement des pays selon leur PIB et selon l'IDH (Indice de Développement Humain)

 

Norvège

Suède

Etats-Unis

Afrique du Sud

Chine

France

Rang pour l'IDH

1

2

6

107

9 6

12

PIB / hbt ($ PPA)

29918

24277

34142

9401

3976

24223

Source : P.N.U.D , Rapport sur le développement humain, De Boeck, 2002

On voit dans ce tableau que les Etats-Unis qui ont le plus grand PIB se classe en sixième position. Alors que le Norvège se place en première place et pourtant son PIB est plus élevé que celle de la Suède, de la Chine et de l'Afrique du Sud. Par conséquent aucune tendance ne se dégage. Le niveau des richesses matérielles produites et sa croissance ne sont donc pas le seul indicateur pertinent de l'amélioration des conditions de vie dans un pays (voir annexe 7). Il y a d'autres facteurs qui doivent entrer en jeu mais qui ne sont pas pris en compte.

Ainsi, le classement des pays selon le PIB n'est pas le même par l'Indice de développement humain (IDH). Donc, l'augmentation du PIB seulement n'est pas suffisante pour réaliser tous les objectifs de la politique économique. Le PIB s'avère, lui seul, impertinent pour appréhender le développement d'une nation8.

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