WOW !! MUCH LOVE ! SO WORLD PEACE !
Fond bitcoin pour l'amélioration du site: 1memzGeKS7CB3ECNkzSn2qHwxU6NZoJ8o
  Dogecoin (tips/pourboires): DCLoo9Dd4qECqpMLurdgGnaoqbftj16Nvp


Home | Publier un mémoire | Une page au hasard

 > 

Les enquêtes 123 dans la construction des comptes économiques locaux: expériences du programme ECOLOC

( Télécharger le fichier original )
par Hugues KOUADIO
ENSEA, Abidjan - Etude et recherche 2008
  

précédent sommaire suivant

Bitcoin is a swarm of cyber hornets serving the goddess of wisdom, feeding on the fire of truth, exponentially growing ever smarter, faster, and stronger behind a wall of encrypted energy

2. L'élaboration des comptes économiques locaux

L'élaboration des comptes économiques locaux utilise au niveau local les principes de base de la comptabilité nationale. Elle s'en distingue toutefois par l'adaptation de concepts propre à l'économie locale. Cette section présente le cadrage macroéconomique et les principaux concepts utilisés pour la construction des comptes locaux avant d'exposer la méthode d'élaboration de ces comptes.

2.1. Le cadrage macroéconomique

Pour évaluer les différents agrégats économiques et décrire l'économie locale de la zone d'étude, la comptabilité locale utilise au niveau local les principes de base de la comptabilité nationale. Elle se réfère à un cadre spatial, temporel et comptable bien défini. Elle utilise également des nomenclatures des activités et des produits appropriés, ainsi qu'un système de valorisation des flux et des stocks de biens et services.

La délimitation de l'économie locale retenue se fonde sur le critère de résidence. L'économie locale est ainsi l'ensemble des entités résidentes, c'est-à-dire les unités qui ont un centre d'intérêt sur le territoire économique de la zone étudiée. La période retenue comme cadrage temporel de référence est une année civile. Pour les activités et les produits, les nomenclatures retenues sont respectivement la NAEMA (Nomenclature des activités des Etats Membres d'Afristat) qui est une adaptation du CITI rév. 4, et la NOPEMA (Nomenclature des Produits des Etats Membres d'Afristat). Pour la consommation, la nomenclature utilisée est l'adaptation pour les pays de l'Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) de la nomenclature internationale (COICOP).

Deux principaux agrégats sont construits ; il s'agit du Produit Local Brut (PLB) et du Revenu Local Brut (RLB). Au niveau local, le calcul du PLB aux prix du marché et semblable au PIB au niveau national. L'ensemble des agrégats est synthétisé dans une matrice de comptabilité sociale.

La matrice de comptabilité sociale (MCS) permet de mesurer les échanges au sein d'une économie locale entre les différents agents économiques. La MCS est formée de six types de comptes : les comptes de branche, les comptes des agents institutionnels, les comptes de produits, les comptes de facteurs, les comptes d'accumulation et les comptes du reste du monde, et obéit au principe selon lequel les dépenses des uns font les revenus des autres.

Elle décrit les interdépendances des secteurs de production et s'attache à retracer les relations entre la structure de la production et la distribution de revenus, les comportements d'accumulation ainsi que les échanges avec l'extérieur. Elle permet de synthétiser dans un tableau unique l'ensemble des transactions réalisées entre les différents agents économiques.

L'élaboration de la MCS est l'étape ultime de construction des comptes économique locaux. L'élaboration des différents comptes s'accompagne d'un examen systématique de la cohérence globale du système. Il s'agit d'équilibrer les ressources et les emplois des comptes. C'est par l'équilibre des comptes des produits que l'équilibre global final de la MCS est obtenu.

précédent sommaire suivant