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Milieu familial et reussite scolaire


par Jimmy CALIXTE
Université d'Etat D'Haiti/Faculte des Sciences Humaines - Psychologie 2007
  

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 2.3 - Synthèse 

La réussite scolaire, parait dans la littérature comme un concept très difficile à cerner. La définition de ce concept varie suivant les objectifs visés par les acteurs impliqués dans l'action éducative. Pour certains, elle se définit à partir des notes obtenues par l'élève. Pour d'autres, elle se définit par la clôture d'un cycle par l'élève (obtention du diplôme). Pour des auteurs comme Bouchard et St Amand (1996), elle doit viser l'intégration sociale de l'apprenant. Elle est donc constituée de plusieurs éléments. Comme l'acquisition de savoirs, d'attitudes et de comportements qui permettront à l'individu d'intégrer la sphère sociale.

Par ailleurs, la réussite scolaire est abordée en relation avec plusieurs autres variables, parmi lesquelles nous pouvons citer : l'origine sociale, les facteurs familiaux internes et les facteurs sociodémographiques.

Le rapport entre l'origine sociale et la réussite scolaire (ou l'échec) est abordé sur différents angles par les auteurs. Certains priorisent les facteurs économiques, d'autres les facteurs culturels.

La considération des facteurs économiques prend beaucoup de sens dans la mesure, où ils expliquent le poids des rapports économiques dans le fonctionnement du système social et particulièrement dans la performance de l'élève dans le système scolaire. Le rapport coût -risque- bénéfice mentionné par Boudon (1971) , traduit l'importance fondamentale accordée à une éducation rentable. Ces considérations soulignent aussi la force de l'imposition des contraintes économiques sur la performance de l'élève. Cette conception apportait déjà des informations sur l'influence du milieu familial sur le rendement scolaire des enfants et adolescents.

De la conception actionnaliste on est passé à la conception culturaliste. Cette conception offrait la possibilité de faire le rapport entre les aspects culturels propres à l'environnement familial et la réussite scolaire de l'apprenant. Cette conception souligne l'implication des différents éléments culturels (langage, systèmes de valeurs, pratiques culturelles) dans la réussite scolaire de l'élève. Ils soulignent l'importance du capital culturel dans la performance de l'élève. Ils mettent aussi beaucoup l'accent sur l'inégalité des chances des individus à l'intérieur du système scolaire (Bourdieu et Passeron, 1970 ; Bernstein, 1975 ; Baudelot et Establet, 1979 ; Litt 1980) et le rôle de l'école dans la reproduction de la culture de l'idéologie dominante.

Cependant, en dépit du fait que certains auteurs priorisent l'un ou l'autre de ce groupe de facteurs. Il parait évident comme le soulignent Bastin et Roosen (1991) que tous ces facteurs interviennent ensemble soit pour handicaper ou favoriser la réussite scolaire.

En dépit de sa pertinence, cette thèse paraît incomplète pour expliquer l'échec scolaire ou la réussite scolaire de l'élève. De ce constat, les analyses évoluaient très rapidement pour passer des éléments socioculturels aux éléments sociodémographiques, pour aboutir très récemment aux facteurs familiaux internes tels : les pratiques éducatives et les interactions parents - adolescents axées sur l'école.

 Les études (Steinberg; 1992, Fusch, 1996; Potvin et al. 1999; Deslandes et Lafortune, 2001, Deslandes et Cloutier, 2005)  au cours de ces dix dernières années ont montré que dans le contexte scolaire, les pratiques éducatives des parents demeurent un aspect du milieu familial qui joue sur la réussite scolaire des adolescents. Ces études sont arrivées à la conclusion que la réussite scolaire est positivement influencée par des pratiques éducatives démocratiques.

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