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Milieu familial et reussite scolaire


par Jimmy CALIXTE
Université d'Etat D'Haiti/Faculte des Sciences Humaines - Psychologie 2007
  

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Chapitre  II : LA RÉUSSITE SCOLAIRE

Dans le dictionnaire de l'évaluation et de recherche en éducation, de Landsheere (1992, pg 91) donne de l'échec scolaire la définition suivante : « Situation où un objectif éducatif n'a pas été atteint »

De cette définition, de Landsheere présente la réussite scolaire comme : « une situation où un objectif éducatif a été atteint ».

Crahay (1996), mentionne qu'au cours des années 50, le terme d'échec (ou de réussite) scolaire était utilisé pour désigner la situation scolaire des enfants issus de bonne famille3(*), qui normalement était destiné à poursuivre de longues études. Comme le souligne l'auteur, il  a fallu attendre les années 60 pour voir apparaître dans la communauté scientifique de nombreux articles consacrés aux thèmes d'échec et de réussite scolaire.

 

2.1 - La Notion de réussite scolaire

Il apparaît de façon très prononcée dans la littérature, qu'il existe une certaine difficulté à saisir le sens exact du concept de « réussite scolaire ». Baby (2002, pg 1) dans un article intitulé : Notes pour une écologie de la réussite scolaire au Québec, souligne très bien cette difficulté, lorsqu'il déclare que :

« Dans l'état actuel des choses, « réussir » à faire le point sur la réussite scolaire, pourrait bien résider d'abord dans la capacité de celui qui se lance dans cette aventure de surmonter les ambiguïtés de la question. »

L'auteur montre précisément, qu'il existe pas mal d'ambiguïtés qui entourent la notion de réussite scolaire.

 

Ces difficultés, comme le mentionne Baby (2002) et bien d'autres auteurs avant lui comme St Aman (1993), et Bouchard (1996) proviennent de la notion de réussite même.

En effet, St Aman (1993) souligne que la notion de réussite se subdivise en trois concepts : la réussite scolaire, la réussite éducative et la réussite sociale.

La réussite scolaire renvoie :

« À l'atteinte d'objectifs de scolarisation, liés à la maîtrise de savoirs déterminés. C'est à dire au cheminement parcouru par l'élève à l'intérieur du réseau scolaire » (St Amant 1993, pg 2 ; Bouchard et St Aman, 1996, pg 4).

 

La réussite éducative quant à elle renvoie : 

« À l'atteinte d'objectifs liés au processus, d'acquisition, d'attitudes, de comportements et de valeurs » (Bouchard et St Aman, 1996 pg 4). Elle est donc la résultante du processus de socialisation scolaire.

Et la réussite sociale suppose une correspondance entre la formation à l'école et la place occupée dans la société. (St Aman, 1993 pg 2).

Bouchard et St Aman, résument la notion de réussite sociale comme suit :

· (...) réussit celui ou celle qui acquiert certains savoirs définis, ainsi que certaines valeurs et attitudes qui vont lui permettre de s'insérer socialement et de participer pleinement aux transformations sociales. » (Bouchard et St Aman, 1996 pg 4)

Par ailleurs, Baby (2002) souligne les nuances qui font donc de la réussite scolaire une notion ambiguë. L'auteur mentionne que la définition que peut prendre la notion de réussite scolaire varie suivant l'objectif des acteurs impliqués dans le système scolaire. En effet, pour lui, certains acteurs (comme les enseignants par exemple) se situent à l'intérieur du cheminement scolaire, d'autres (le ministère de l'éducation) à son terme.

 

Pour ceux qui se situent à l'intérieur du cheminement scolaire. Réussir signifie, obtenir la note de passage et plus pour chaque matière Baby 4(*)(2002, pg 1) L'auteur parle alors de « réussite en cours de route » ou de « réussite scolaire proprement dite ».Tandis que pour ceux qui se situent à son terme, réussir signifie, obtenir un diplôme qui caractérise la fin d'un cycle d'étude. L'auteur parle alors de « réussite en fin de compte ». Pour Baby, lorsqu'on parle de réussite scolaire il convient de préciser de quelle réussite que l'on parle. Dans le cadre de ce travail, nous définirons la réussite scolaire comme :

« L'atteinte d'un objectif éducatif, défini par la performance ou le rendement scolaire de l'élève »

 

Pour des raisons opérationnelles, dans notre travail nous parlerons plutôt de « réussite scolaire proprement dite » ou de « réussite en cours de route ». Nous retiendrons comme indicateur de performance ou de rendement la moyenne générale retrouvée dans les bulletins scolaires de l'élève.

 

* 3 Ce terme désigne les familles économiquement et socialement aisées

* 4 Dans des systèmes éducatifs comme le notre on parlera plutôt de moyenne générale

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