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Niveau, formation et évolution de la liquidité interne en RDC de 1980 a 2007

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par Jerome MONGA KISUBA
Université de Goma - Licence 2010
  

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CHAP.III. DEFIS ET CONTRAINTES DE LA GESTION MONETAIRE EN R.D.CONGO

Les banques centrales usent d'une large flexibilité dans leur réponse aux événements incertains. Mais, cette flexibilité n'est ni illimitée ni arbitraire (Michel AGLEITTA).

Ce chapitre se propose de relever les défis et les contraintes de la gestion monétaire en R.D.Congo.

III.1. LES REGIMES MONETAIRES ET LES CONTRAINTES DE CONVERTIBILITE84(*)

III.1.1 LES REGLES DU JEU

Par « régime monétaire », il faut entendre ici l'ensemble des dispositions qui régissent, à un moment donné, l'émission et la circulation des moyens de paiement tant au plan national qu'international. En remontant dans le temps, on note que l'Etat Indépendant du Congo évoluait sur le régime de l'étalon or qui impliquait non seulement que la parité de la monnaie soit définie selon un certain poids d'or, mais aussi que la monnaie nationale pouvait être échangée contre de l'or à des résidents (convertible interne) et par les non résidents (convertibilité externe). Dans ce régime, les règles du jeu étaient notamment que le pays s'abstiennent pour la gestion de leurs monnaies de neutraliser les effets sur la masse monétaire des flux d'or se produis et à travers le marché des changes.

L'appartenance du Franc Congolais au régime de l'étalon d'or exigeait pour son émission, la disponibilité des moyens de couverture qui devaient en assurant la convertibilité modifiant la convention de 1951, qui stipulait que le montant des billets émis par la Banque du Congo Belge ne pouvait excéder le triple, à partir de 1927, à disposer d'une couverture en or de ses billets à raison de 40%. Mais bien après l'abandon du régime de l'étalon-or, le taux effectif de couverture dépassait largement le seuil fixé, comme on peut le constater dans le tableau ci-après :

Tableau n1: Evolution de l`encaisse-or de 1928 à 1948

PERIODE

Encaissse-or (en millions de Francs)

Billets de Banque (en millions de Francs)

Taux de croissance

30 juin 1928

59412

134047

44,32%

30juin 1935

85825

116920

73,40%

30 juin 1939

170972

192492

88,77%

31 Décembre 1945

607049

1204295

50,41%

31 Décembre 1946

616380

1273913

48,38%

31 Décembre 1947

746347

1497482

49,84%

31 Décembre 1948

864820

1815287

47,64%

Source : Banque Centrale du Congo et du Ruanda-Urundi, Rapport du collège des Censeurs, Bruxelles, Mars 1960, P2

A la création de la Banque Centrale du Congo Belge et du Ruanda-Urundi, en 1951, le régime monétaire en vigueur au plan international était celui de l'étalon de change-or, adopté à partir de 1944 par les pays membres du Fonds Monétaire International dans un cadre des taux de change fixes. Ce système monétaire international dit «  de BREETTON WOODS » confiera un rôle pivot au dollar américain. Les pays membres étaient tenus de déclarer la parité officielle de leurs monnaies et de maintenir les fluctuations de leurs taux de change dans les limites autorisées. Ils pouvaient à cet effet détenir leurs réserves internationales officielles en or et en actifs en dollars, et ils avaient le droit de vendre des dollars au « Federal Reserve system » comme de l'or au prix invariable de 35 dollars.

Le régime des taux de change flottants est devenu plus effectif à partir de fin Mai 2001 avec l'exécution successivement du programme International renforcé et du Programme Economique du Gouvernement (PEG).

En optant pour le régime des taux, le pays s'est affranchi de la nécessiter de se constituer en permanence des réserves de change pour le soutien de la monnaie nationale, et il peut ainsi disposer de la politique monétaire pour la réalisation des seuls objectifs de croissance économique et de stabilité des prix intérieurs.

Il y a lieu de souligner que le décret-loi no04/2001 du 30 Janvier 2001 sur la circulation de la monnaie nationale et des devises étrangères couplé au régime des taux de change flottants et la rigueur des programmes intérimaire renforcé et programme Economique du Gouvernement sur le plan budgétaire et monétaire ont permis de réaliser une grande convertibilité et une stabilité relative de la monnaie. A titre d'exemple, entre 2001 et 2006, la monnaie a subi une dépréciation de 38 % en 6 ans par rapport à 83% en moyenne annuelle entre 1990 et 2000.

* 84 BCC, op cit,Pp 73-76

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