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Niveau, formation et évolution de la liquidité interne en RDC de 1980 a 2007

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par Jerome MONGA KISUBA
Université de Goma - Licence 2010
  

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III.3. LA RECURRENCE DES REFORMES MONETAIRES88(*)

On dénombre, entre 1963 et 1998 cinq opérations majeures qualifiées de « réforme monétaire ». Bien que la dévaluation demeure le trait commun de toutes ces réformes monétaires, celles-ci ont comporté, au-delà de l'objectif ultime du rétablissement des équilibres macroéconomiques rompus, des objectifs spécifiques intermédiaires qu'il convient de passer rapidement en revue.

III.3.1. LA REFORME MONETAIRE DE NOVEMBRE 1963

Dès l'accession du pays à l'Indépendance, en 1960, l'Etat Congolais fut confronté d'une part à la montée croissante des dépenses publiques liées essentiellement à l'accroissement des salaires et autres rémunérations des recettes fiscales résultant de l'affaiblissement du pouvoir Central. Ses déficits subséquents ont été couverts par financement monétaire. Dès juin 1960 à octobre 1961, la hausse des prix aux marchés de Kinshasa avait été de 30% pour un accroissement de 47% de la masse monétaire. Pour l'ensemble de la période allant d'octobre 1960 à octobre, la hausse des prix fut de 160% alors que le stock de monnaie s'est accru de 80%.

Par le rétablissement de l'équilibre des finances publiques. Mais, dans les conditions politiques prévalant à l'ordre colonial et la réduction radicale de la place occupée par les Européens dans la direction du pays et dans le revenu national avaient ouvert la voie à une course générale à la distribution du revenu. Les tentatives effectuées par le Gouvernement pour accroître les recettes fiscales restèrent limitées jusqu'à l'opération de dévaluation de fin 1963, du fait que l'inflation ouverte érodait le rendement même de l'impôt. C'est pourquoi cette opération de stabilisation a visé dans l'immédiat, à transférer les ressources nationales de circuits spéculatifs à l'Etat par le biais de l'impôt, et aux secteurs productifs, exportateurs, industriels, agricoles, par le jeu des mouvements des prix relatifs.

Il fut opéré à l'occasion de la dévaluation de novembre 1963, un double taux de change : 150 Francs Congolais pour 1 dollar américain et 180 Francs congolais pour 1 dollar américain à la vente. L'écart de 20% entre les deux taux a constitué une taxe de même ampleur, opéré automatiquement par la Banque Centrale sur toute sortie de devises. Cette seconde dévaluation, survenue après celle mineure de Novembre 1961, n'avait réussi ni à corriger la nouvelle distribution des revenus d'après l'indépendance, ni à décourager l'orientation consommatrice de l'économie congolaise.

En outre, la dévaluation susmentionnée de 57% avait été accompagnée des hausses généralisées des salaires. Très rapidement, les déficits budgétaires avaient refait la surface et leur couverture avait été assurée par d'importantes avances de la Banque Centrale au Trésor. La hausse des prix acheva de faire sauter édifice de la stabilité monétaire entreprise en 1963.

* 88 BCC, op cit, Pp 87-93

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