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Analyse de la prise en compte de l'environnement, dont la biodiversité, par les ONG de développement belges

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par Salima Kempenaer
IGEAT-ULB - Master en Sciences et Gestion de l'Environnement  2010
  

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6.1.3. Entretiens

Bien que notre étude comprenne une partie descriptive traitant des pratiques des ONG, notre question de recherche et les ressources dont nous disposions ne nous permettaient pas de réaliser un portrait minutieux de l'intégration de l'environnement dans un cycle d'intervention,

depuis la conception du projet jusqu'à son évaluation. Une telle démarche nécessiterait certainement l'étude approfondie d'un ou plusieurs cas ainsi que le recours à l'observation directe des pratiques. Par le biais de l'analyse des documents écrits et des questionnaires, nous serons néanmoins en mesure d'identifier les grands traits de ces pratiques. Les entretiens nous y aideront aussi. En effet, les entretiens sont utiles, entre autres, lorsque l'on souhaite mener à bien une enquête sur les représentations et les pratiques car ils « visent la connaissance d'un système pratique (les pratiques elles-mêmes et ce qui les relie : idéologies, symboles, etc.) » ce qui nécessite « la production de discours [...] obtenue à partir d'entretiens centrés sur les conceptions des acteurs et d'autre part sur les descriptions des pratiques » (Blanchet et Gotman, 2007, p. 30).

Notre étude étant structurée par des hypothèses de recherche, les entretiens devaient être formalisés pour en tenir compte. Nous avons donc logiquement opté pour des entretiens semi directifs et élaboré un guide d'entretien en conséquence.

6.2. Présentation de l'échantillon

L'étude porte sur les organisations non gouvernementales belges disposant de l'agrément ONG de développement. Au total, 114 ONG répondent à ce critère. Il serait bien sûr utile d'examiner l'intégration de l'environnement dans toute la gamme d'activités entreprises par les ONG, de l'aide humanitaire d'urgence, aux soins de santé en passant par l'éducation au développement. Il fallait toutefois restreindre l'étendue de cette enquête. Nous avons donc choisi de concentrer la recherche sur les ONG menant à bien des actions de développement dans le Sud (comprenant donc un volet Sud). Afin de restreindre davantage la « population » de départ, un critère supplémentaire a été retenu : les actions de développement devaient inclure des activités économiques et productives (commerce, artisanat, agriculture,...) dont la pertinence par rapport aux problématiques environnementales peut être établie assez directement. Les ONG dont la base identitaire repose sur la sauvegarde de l'environnement ont été écartées. En effet, l'objet de la recherche cible spécifiquement les ONG de développement dont l'environnement n'est pas un objectif prioritaire. Il n'est pas apparu utile de définir un critère de taille (volume financier, nombre de salariés ou de bénévoles).

Une liste de 40 ONG belges, flamandes et francophones a finalement été établie et ont toutes été contactées. Sur ces 40 ONG, 20 ont rempli le questionnaire et 14 ont accepté de le compléter par un entretien. Douze de ces ONG sont des ONG « programme ». Quatre ont un volume financier (quelle que soit la source de financement) de moins de 500 000 euros pour l'année 2007 ou 20084. Le volume financier des autres ONG est supérieur à 1 million d'euros et s'élève à plus de 20 millions d'euros pour la plus grande ONG interrogée.

En vue d'obtenir un point de vue global sur une éventuelle évolution de la sensibilisation des ONG à l'égard des préoccupations environnementales, les fédérations d'ONG ont aussi été sollicitées, malheureusement sans succès.

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9Impact, le film from Onalukusu Luambo on Vimeo.