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Impact de la mise sous traitements antirétroviraux sur les comportements sexuels des personnes vivant avec le VIH/SIDA au Cameroun (cohorte Stratall-ANRS 12110)

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par Gilbert Ndziessi
Faculté de Médecine de Marseille - Master 2 Recherche "Ingénierie des Systèmes de Santé" 2009
  

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B-Evolution des comportements sexuels, de la consommation d'alcool et de la qualité de vie

1-Comportements sexuels

Nous avons étudié l'évolution de la prise de risque sexuel chez les 129 PVVS qui étaient sexuellement actifs dans les 3 mois avant initiation de la thérapie ARV. Au total, 40 patients sur 129 (31,0%) étaient toujours sexuellement actives 12 mois après l'initiation du traitement. Parmi ces 40 patients, la proportion de patients déclarant avoir eu au moins un rapport sexuel non protégé avec un partenaire stable (VIH négatif ou de statut inconnu) ou avec un partenaire occasionnel pendant les 3 derniers mois précédent l'inclusion était plus élevée (non significativement) à l'initiation du traitement ARV qu'au 12e mois du traitement ARV (54,2% versus 43,8%, P=0,263).

2-Consommation d'alcool

A propos de l'évolution de la consommation d'alcool entre J0 et M12 chez les PVVS sous ARV, nous avons apprécié la quantité de bière consommée par mois et le phénomène de binge drinking. Comme illustré dans le tableau, on observe une baisse non significative de la consommation d'alcool et du phénomène de binge drinking chez les PVVS dans les 3 mois précédent le 12e mois de suivi par rapport aux 3 mois précédent le début du traitement par ARV (inclusion).

Tableau 6: Consommation d'alcool chez les PVVS 12 mois après initiation du traitement ARV, essai Stratall.

N J0 M12 Chi-2 P*

n (%) n (%)

Consommation d'alcool* 268 36 (13,4) 31 (11,6) 0,239 0,65

Binge drinking** 268 24 (9,0) 17 (6,3) 0,878 0,349

*degré de significativité de la p-valeur du test

3-Qualité de vie

Comme le montre le tableau 7, l'analyse des scores pour chaque domaine du WHOQOL-HIV bref entre l'initiation du traitement ARV et 12 mois après suggère que les participants estiment avoir à M12 une meilleure qualité de vie physique, un meilleur niveau d'indépendance et un meilleur environnement. Aucune différence significative n'est notée en ce qui concerne l'évolution de la qualité de vie psychologique, des relations sociales et de la spiritualité chez les PVVS entre le moment de l'inclusion et le 12e mois sous ARV.

Tableau 7: Résultats de la comparaison des scores moyens du WHOQOL-HIV bref OMS (échelle à 6 domaines) entre l'inclusion et le 12e mois du traitement par ARV chez des PVVS au Cameroun, essai Stratall (n=437).

 

Z

P

WHOQOL-physique

-2,59

0,01

WHOQOL-psychologique

-0,47

0,60

WHOQOL-indépendance

-2,19

0,02

WHOQOL-relations sociales

-1,27

0,20

WHOQOL-environnement

-2,20

0,03

WHOQOL-spiritualité

-1,19

0,23

C-Régression logistique

1-Déterminants des comportements sexuels à risques chez les PVVS sans HAART (n=129)

Sur 129 PVVS sexuellement actifs, 75 (58,1%) ont déclaré avoir eu des rapports sexuels non protégés au cours des 3 derniers mois avant l'initiation du traitement par AVR contre 54 (41,9%) qui ont déclaré avoir eu des rapports sexuels protégés. Il n'y avait pas de différence significative entre les hommes et les femmes en ce qui concerne la pratique des rapports sexuels non protégés (53,5% versus 60,5%, P=0,45).

Comme le montre les résultats de l'analyse univariée dans le tableau 8, deux facteurs sont significativement associés à la pratique des rapports sexuels non protégés avec un(e) partenaire stable sérodiscordant(e), de statut VIH inconnu ou avec un(e) partenaire occasionnel(le) parmi les PVVS dans les 3 mois avant initiation de la thérapie ARV:

- Le statut VIH du partenaire influence la pratique des rapports sexuels protégés : la proportion des PVVS qui ont déclaré des rapports sexuels non protégés est significativement plus élevée quand le (la) partenaire stable a un statut VIH inconnu (76,3%) que quand il connu (25,5%), P<0,001.

- La pratique des rapports sexuels non protégés chez les PVVS est liée à la divulgation du statut VIH au partenaire principal: La proportion des PVVS qui ont des rapports sexuels non protégés est significativement plus élevée chez les PVVS qui n'ont jamais divulgué leur statut à leur partenaire stable que chez ceux l'ayant divulgué (P=0,012).

Après ajustement, «ne pas connaître le statut VIH du partenaire principal» est le seul facteur associé à la pratique des rapports sexuels non protégés avec partenaire sexuel stable sérodiscordant ou avec partenaire occasionnel chez les PVVS inclus dans l'essai Stratall au Cameroun (OR 10,1; IC95% 4,08-24,98; P<0,001).

Tableau 8: Déterminants des comportements sexuels à risque (rapports sexuels non protégés avec un partenaire stable sérodiscordant, de statut inconnu ou avec partenaire occasionnel) chez les PVVS avant initiation de la thérapie par ARV, analyse par régression logistique (N=129)

 

Modalités

Total

n(%)

OR* (IC 95%)

p-valeur*

FACTEURS SOCIO-DEMOGRAPHIQUES

 
 
 
 

Sexe

Masculin Féminin

43
86

23(53,7)
52(60,5)

1,00

1,33(0,63-2,78)

0,44

Age

 
 
 

0,99(0,96-1,20)

0,68

Niveau scolaire

secondaire/supérieur

58

33(56,9)

1,00

 
 

primaire/sans niveau

71

42(59,2)

1,09(0,54-2,21)

0,79

A au moins un enfant

Oui

104

60(57,7)

1,00

 
 

Non

22

13(59,1)

1,05(0,41-2,69)

0,90

Désir d'avoir des enfants

Oui

21

11(52,4)

0,83(0,32-2,15)

0,7

 

Ne peut plus concevoir

8

6(75,0)

2,27(0,43-11,87)

0,32

 

Non

15

54(56,8)

1,00

 

Statut matrimonial

Marié

47

22(46,8)

1,00

 
 

Non marié

72

45(62,5)

1,894(0,89-3,99)

0,09

FACTEURS CLINIQUES LIES AU VIH

 
 
 
 
 

Nombre de mois depuis le

< 9 mois

91

56(61,5)

1,00

 

premier test VIH positif

>= 9 mois

38

19(50,0)

1,60(0,74-3,43)

0,22

Stade clinique VIH (OMS)

2ou3

98

54(55,1)

1,00

 
 

4

31

21(67,7)

0,58(0,25-1,37)

0,22

Taux de CD4 (cellules/mm3)

 
 
 

0,99(0,99-1,00)

0,07

CONNAISSANCE sur le VIH

 
 
 
 
 

On attrape le VIH par rapport

Oui

122

73(59,8)

1,00

 

sex.non protégés

Non/NSP

7

2(28,6)

0,26(0,05-1,44)

0,12

La maladie du VIH/sida est causée par un virus ou un microbe

Oui

109

63(57,8)

1,00

 
 

Non /NSP

19

12(63,2)

1,25(0,45-3,42)

0,66

FACTEURS COMPORTEMENTAUX

 
 
 
 
 

Binge drinkinga

Non

104

59(56,7)

1,00

 
 

Oui

25

16(64,0)

1,35(0,54-3,34)

0,509

Importance de la religion

Très important

61

35(57,4)

0,94(0,46-1,89)

0,868

 

Assez, peu ou pas du tout important

68

40(58,8)

1,00

 

Partenaire occasionnel

Non

66

33(50,0)

1,00

 
 

Oui

61

41(67,2)

0,48(0,23-1,94)

0,05

Fréquence mensuelle moyenne de rapports sexuels

<= une fois

52

32(61,5)

1,00

 
 

>Une fois

64

32(50,0)

0,62(0,29-1,31)

0,21

FACTEURS PSYCHOSOCIAUX

 
 
 
 
 

Statut du partenaire stable

Connu

47

12(25,5)

1,00

 
 

Non connu

80

61(76,3)

9,34(4,06-21,55)

<0,001*

A déjà informé son partenaire de son statut VIH+

Oui

74

35(47,3)

1,00

 
 

Non

45

32(71,1)

2,74(1,24-6,01)

0,012*

WHOQOL-physique b

 
 
 

0,94(0,85-1,03)

0,228

WHOQOL-psychologique b

 
 
 

0,94(0,83-1,06)

0,317

WHOQOL-indépendance b

 
 
 

0,92(0,86-1,04)

0,312

WHOQOL-relations sociales b

 
 
 

0,92(0,83-1,02)

0,123

WHOQOL-environnement b

 
 
 

0,98(0,86-1,11)

0,750

WHOQOL-spiritualité b

 
 
 

0,92(0,82-1,04)

0,195

a Consommation de trois grandes bouteilles et/ou de 6 verres d'alcool ou plus en une seule fois.

b Scores de la WHOQOL sur 20 (échelle à 6 domaines), * Odd ratio non ajusté, ** degré de significativité en analyse univariée

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"Nous devons apprendre à vivre ensemble comme des frères sinon nous allons mourir tous ensemble comme des idiots"   Martin Luther King