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Les représentations sociales et pratiques liées à  l'utilisation des produits phytosanitaires en RCA: cas des cotonculteurs de Bossangoa.

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par Arsène Ferrera BINGUIMALET
Université de Bangui - Maà®trise 2010
  

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CHAPITRE QUATRIEME : CARACTERISTIQUES SOCIOLOGIQUES DES ENQUETES ET LES REPRESENTATIONS SOCIALES DES PRODUITS PHYTOSANITAIRES.

Ce chapitre s'articule autour de deux principaux points : la présentation des enquêtés selon les variables sociodémographiques ainsi que leurs représentations sociales des produits phytosanitaires.

4.1. Caractéristiques sociologiques des enquêtés.

Ici, il est question de présenter nos enquêtés selon les variables que nous avons retenu lors de la phase de l'enquête. Il s'agit des variables: sexe, âge, niveau d'instruction, situation matrimoniale, appartenance religieuse et le niveau de revenu.

4.1.1. Présentation des enquêtés selon la variable sexe.

Le graphique ci-dessous nous présente les enquêtés dans leur diversité de genre.

Figure 1: La variable sexe

Masculin
96%

Variable sexe

Féminin
4%

Source : Enquête sur terrain.

Ce graphique nous montre d'après l'enquête que un total de (116) enquêtés, 4% seulement représentent la population féminine contre 96% de population masculine. Cette situation montre que la culture du coton, comme nous l'avons décrite dans le chapitre précédent, est une activité difficile qui demande d'ailleurs beaucoup de force. A cet effet, les femmes sont un peu en marge d'une telle activité aussi difficile.

En plus de cela, il convient de dire que le faible taux des femmes planteurs est intimement lié au mode de production dans nos campagnes. En effet, le mode de production est familial c'est-à-dire, tout tourne autour de la famille en d'autres termes,

l'unité de production c'est la famille. Le champ appartient à la famille et placé sous la responsabilité du père du foyer. A la fin de la campagne cotonnière, celui-ci se réserve le droit de récompenser son épouse ainsi que ses enfants ou ses parents.

Aussi est-il que, généralement, les femmes aux villages ont plus d'activités supplémentaires (la préparation de la nourriture, prendre soins de la maison et des enfants, etc.) que les hommes. Cette situation laisse moins de temps à ces dernières d'être autonomes ou de cultiver seules leurs champs de coton.

La variable sexe ainsi présentée, nous passons dans le paragraphe suivant à la présentation de nos enquêtés selon leur âge.

4.1.2. Présentation des enquêtés selon la variable tranche d'âge.

La figure ci-dessous nous présente la répartition des enquêtés selon leur tranche

d'âge.

Figure 2: La répartition des enquêtés par tranche d'âge.

31%

5%

Tranche d'âge

28%

13%

23%

15 à 25 25 à 35 35 à 45 45 à 55 55 ans et plus

Source : Enquête sur terrain.

La figure ci-dessus présente la répartition des enquêtés par tranche d'âge. D'après cette répartition, les enquêtés de la tranche d'âge de 45 à 55 ans représentent 31% du total de la population interrogée. 28% ont un âge compris entre 35 à 45 ans ; 23% sont âgés de 25 à 35 ans ; 13% seulement sont âgés de 15 à 25 ans tandis que 5% ont un âge allant de 55 ans et plus.

Une telle répartition laisse entrevoir que la culture du coton dans notre zone d'étude est pratiquée en majorité par des personnes mûres, pour ne pas parler des personnes en âges avancés. La culture du coton demande beaucoup d'investissements

en énergies, en temps et en finances et de ce fait, elle mobilise le cultivateur toute l'année durant c'est-à-dire, depuis le choix de la parcelle jusqu'à la vente.

Ainsi, le faible taux de participation des jeunes à cette activité, peut-il se justifier d'une part, par le fait que, ceux-ci ne sont pas socialement bien assis pour pouvoir entreprendre dans ce domaine et d'autre part, par le désintéressement de ces derniers au travail de la terre qui est le plus souvent vu par beaucoup d'entre eux comme une activité non rentable. A partir de telles considérations ou conceptions de l'agriculture, beaucoup des jeunes préfèrent se lancer dans d'autres activités plus lucratives telles que le commerce, la fabrication des ruches pour en récolter le miel et la cire qui se vend d'ailleurs à bon marché.

Partant de ce constat, qui intellectuellement, s'intéresse à la culture du coton ? C'est l'objet du paragraphe qui suit.

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