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Les représentations sociales et pratiques liées à  l'utilisation des produits phytosanitaires en RCA: cas des cotonculteurs de Bossangoa.

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par Arsène Ferrera BINGUIMALET
Université de Bangui - Maà®trise 2010
  

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5.1.2. Opinion des planteurs sur la quantité de l'insecticide reçue pour les traitements.

Le tableau qui suit synthétise les différents avis des cotonculteurs émis selon leur niveau d'instruction sur la question concernant ce qu'ils font le plus souvent des insecticides reçus pour les traitements de leurs champs de coton.

46 LEROY (J-B) : La pollution des eaux, collection ~~Que sais-je~~, Edition PUF, Paris, p.27

Tableau 5: Avis sur l'utilisation de la quantité du liquide reçu selon le NI.

Q12

NI

Oui

Non

Ça dépend

Total

VA

VR

VA

VR

VA

VR

VA

VR

Aucun

8

7%

11

9,48%

8

7%

27

23,27%

Primaire

10

8,62%

24

20,68%

16

13,80%

50

43,10%

Secondaire

20

17,24%

14

12,06%

4

3,45%

38

38,75%

Supérieur

0

0%

1

0,86%

0

0%

1

0,86%

Total

38

32,75%

50

43,10%

28

24,13%

116

100%

Source : Enquête sur terrain.

Selon les différents avis recueillis et compilés dans ce tableau, 43,10% d'entre les planteurs interrogés affirment ne pas utiliser toute la quantité du liquide lors des traitements, tandis que 32,75% de l'effectif total de l'échantillon confirment qu'ils utilisent toute la quantité du liquide contre 24,13% qui, eux, disent que parfois, ils en gardent mais pas toutes les fois. Ces derniers justifient leur position en affirmant que parfois, la quantité du liquide reste indépendamment de leur volonté.

D'après le niveau intellectuel de nos enquêtés, nous constatons que c'est beaucoup plus ceux qui ont un niveau intellectuel (primaire 20,68% et secondaire 12,06%) qui préfèrent ne pas utiliser toute la quantité du liquide reçu. Cela voudra juste dire que ceux-ci n'ont pas suivi les directives techniques. Puisque si elles étaient observées, le liquide ou la bouillie diluée pour le traitement finira bien avec la dernière rangée de la parcelle.

De ces différents avis exprimés, seuls les 32,75% sont en conformité avec les directives techniques. En effet, selon l'interview que l'Adjoint au chef d'exploitation de la cellule coton de Bossangoa nous a accordée, 1/2 litre CYPALM P654 est réservé à 0.5ha alors que 1/2 litre de CYPALM P672 est réservé pour 1ha.47 Pour faire respecter cette dose à l'hectare, un rythme de marche est imposé à cet effet.

Selon le Manuel d'Instruction de l'appareil d'épandage ULVA+, les consignes suivantes sont données en vue de bien traiter son champ de cotonnier.

ü Le débit souhaité est de 1l/ha ;

ü La bande à traité doit mesurer 5m ;

47 ACE de Bossangoa, interview accordée le 25/08/11 à 11h 45

ü Débit mesurer 40ml/min;

ü La vitesse du paysan lors du traitement doit être de 80m/min.

Or si nous comparons les points de vue de la plupart de l'échantillon interrogé, ceux-ci ne connaissent pas ou du moins minimisent ces conseils techniques raison pour laquelle, à la fin de leur traitement, il reste toujours quelques quantités du liquide. Ce faisant, la plantation n'est pas suffisamment protégée contre les indésirables. Les restes du liquide sont ainsi reconditionnés pour soit être réutilisé prochainement ou soit pour être revendu sans étiquette à d'autres paysans ou maraichers.

Alors, pourquoi certains préfèrent utiliser toute la quantité du liquide et d'autres non ? Cette interrogation fera l'objet du prochain paragraphe.

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