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Les représentations sociales et pratiques liées à  l'utilisation des produits phytosanitaires en RCA: cas des cotonculteurs de Bossangoa.

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par Arsène Ferrera BINGUIMALET
Université de Bangui - Maà®trise 2010
  

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5.1.3. Avis des enquêtés sur l'autre quantité du liquide non utilisée.

Les histogrammes qui suivent tentent d'étayer les discours des enquêtés ainsi leurs motivations quant à la conservation d'une partie de l'insecticide reçue.

Figure 11: Justification d'une partie du liquide conservée.

Justification du reste du liquide reçu

23

Autres

Réserver pour la chasse/pêcher

Utiliser pour son petit élevage

Réutiliser sur une autre parcelle

Revendre au marcher noir

Reponses des enquetes

7

12

14

22

0 10 20 30

Effectif des enquêtés

Source : Enquête sur le terrain.

A la question de savoir si lors des traitements les planteurs utilisent toute la quantité du liquide, les avis divergent fortement. Parmi les raisons évoquées pour justifier la conservation d'une partie du liquide reçue, nous avons : garder pour réutiliser sur une autre parcelle (22 enquêtés), pour la protection de son petit élevage contre les tiques (14 enquêtés), conserver pour revendre au marcher noir (12 enquêtés), réserver pour la

chasse ou la pêche (7 enquêtés). Les vingt trois (23) autres estiment pour leur part qu'il existe plusieurs raisons qui poussent à vouloir garder une partie du pesticide.

Comme nous venons de voir avec les directives techniques dans le paragraphe précédent, les quantités du liquide remises pour les traitements sont d'avance calculées. Et pour prétendre à un bon rendement à l'hectare, il faut le stricte suivi de ces consignes. Au cas échéant, l'on joue contre la rentabilité de son champ. Cette situation démontre un manque de suivi des paysans dans les champs lors des traitements.

Cette manière de faire de nos cotonculteurs confirme bien les dires d'un Délégué Technique d'un GIR avec qui, nous nous sommes entretenu après que nous lui avons administré notre questionnaire.

Selon ce délégué qui a requis l'anonymat, « il est très difficile à nous ~~les DT de bien surveiller tous les planteurs de son groupement. Les raisons sont multiples: a) il n'y a qu'un seul DT par groupement qui parfois, comporte des centaines de planteurs, b) les DT n'ont pas de moyens logistiques pour être mobiles sur le terrain derrière les planteurs, c) les champs ou les plantations des cotonniers sont éparses et de ce fait, difficile à contrôler à la fois, d) les DT ne sont pas des employés de la société cotonnière et par conséquent ne sont pas payés. Nous sommes rémunérés au prix d'un (1) francs par tonnage de coton graine que le GIR aura produit. Et cette somme nous est versée qu'à la fin de la campagne cotonnière, e) les traitements démarrent à la même date et ce faisant, il devient difficile de surveiller tous les planteurs de son GIR d'autant plus nous-mêmes, devons nous occuper de nos propres champs48

Fort de ce qui précède, que dise ceux qui utilisent toute la quantité du liquide ?

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