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Les représentations sociales et pratiques liées à  l'utilisation des produits phytosanitaires en RCA: cas des cotonculteurs de Bossangoa.

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par Arsène Ferrera BINGUIMALET
Université de Bangui - Maà®trise 2010
  

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CHAPITRE SIXIEME : IMPACT SOCIOECONOMIQUE ET SOLUTIONS A ENVISAGER.

Ce dernier chapitre s'articule essentiellement autour de deux principaux points: l'impact socioéconomique et les solutions à envisager.

6.1. Impact socioéconomique.

Ce premier sous point comporte les sous parties suivantes : connaissance des enquêtés sur le rendement à l'hectare, incidence du non respect du calendrier cultural et le faible dosage de l'insecticide, connaissance des enquêtés sur l'intoxication alimentaire, fréquence des intoxications dans la localité, connaissance des enquêtés sur les conséquences de mauvaises pratiques phytosanitaires et la perception de nos enquêtés sur les différents usages des pesticides selon la variable sexe.

6.1.1. Connaissance des enquêtés sur l'incidence du faible dosage sur le rendement.

A travers la figure qui suit, nous voulons mettre en exergue la connaissance de nos enquêtés sur les conséquences du faible dosage de l'insecticide et du non respect du calendrier agricole sur le rendement à l'hectare.

Figure 17: Opinion sur le faible dosage sur le rendement à l'hectare.

Connaissance de l'incidence du
faible dosage sur le rendement à
l'hectare

51%

Non

Ne sais pas
21%

28%

Oui

Source : Enquête sur terrain.

En essayant de vérifier la connaissance que les planteurs interrogés ont de l'incidence du faible dosage et du non respect du calendrier cultural, ceux-ci nous ont répondu de la manière suivante. 52% de l'échantillon estiment que non, on ne peut

prétendre à une meilleure récolte du moment où le champ n'est pas bien protégé par la dose normale recommandée. 27% affirment de leur côté que le non respect du calendrier et le faible dosage, n'a pas assez d'impact sur le rendement à l'hectare contre 21% qui sont ignorants des conséquences d'une telle pratique. Selon ceux qui défendent cette position, le non respect du calendrier et le faible dosage impacteraient très faiblement sur le rendement.

Selon les directives techniques en vigueur qui nous ont été communiquées par l'Adjoint au Chef d'Exploitation de l'usine de Bossangoa lors d'un entretien que nous avons eu avec lui, « Il faut au minimum cinq (5) traitements sinon huit (8) au maximum pour prétendre à une bonne récolte. Pour la dose normale pour une bonne protection, il faut 1/2litre de CYPALM P654 pour 0,5ha et 1/2litre de CYPALM P672 pour un hectare (1ha). »54

Dans une telle condition, nous ne voyons pas comment l'on peut faire une bonne récolte du moment où une partie de la quantité du liquide ait été détournée pour d'autres fins. Selon cette même source, « Il est recommandé par la recherche de commencer à semer le coton fin Mai et d'arrêter cela au plus tard le 20Juin. »55

Le contraste dans cette situation est que la plupart des planteurs savent ou du moins connaissent bien ces directives techniques mais cela ne les empêche pas cependant à prélever une quantité de ces pesticides pour la protection de leur petit élevage ou encore à utiliser pour protéger les autres cultures telles celles du paddy et du sésame. Ce constat relève de nos propres observations.

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