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Les représentations sociales et pratiques liées à  l'utilisation des produits phytosanitaires en RCA: cas des cotonculteurs de Bossangoa.

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par Arsène Ferrera BINGUIMALET
Université de Bangui - Maà®trise 2010
  

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6.1.2. Connaissance du calendrier et du faible dosage sur le rendement à l'hectare.

Le camembert ci-dessous vise à montrer le niveau de connaissance que les planteurs interrogés ont des effets pervers dus au non respect du calendrier et du faible dosage sur le rendement à l'hectare.

54 Entretien accordé à l'ACE de Bossangoa le 25/07/11 à 12h20min.

55 Idem le 25/07/11 à 12h20min.

Figure 18: Opinion sur le non respect du calendrier et le faible dosage sur le rendement.

Connaissance du calendrier et du
faible dosage sur le rendement

Non

16%

Ne sais pas
22%

Oui

62%

Source : Enquête sur terrain.

Connaître la date des semis permet d'une part de respecter les directives techniques définies par la recherche et d'autre part d'éviter le faible rendement à l'hectare. Sur ce point précis, les opinions des planteurs interrogés varient. 62% de l'effectif total sont conscients qu'à l'instant où l'on ne respecte pas à la fois le calendrier des semis et le dosage de l'insecticide, il est difficile dans un tel contexte de vouloir prétendre à une bonne récolte du coton. 16% qu'à eux, estiment que cela n'a que peu d'importance contre 22% qui eux, ignorent totalement l'impact de telles situations sur le rendement à l'hectare.

Le point de vue de ceux qui minimisent les conséquences du non respect de ces consignes aux côtés de ceux qui ignorent les retombées de ces non respects, attestent quelque part que ceux-ci ne sont pas bien informés sur ces directives techniques. C'est sans doute dans ce sens que certains planteurs mettent de côté une quantité des pesticides pour en faire d'autres usages qui ne sont pas recommandées (pêche, chasse, pulvérisation des chambres, la neutralisation des poux des cheveux, la protection des cultures vivrières et maraîchères, etc.).

De ces différentes pratiques surviennent les cas d'intoxications alimentaires. Alors, quelle est donc la fréquence de ces accidents dans la localité ? La réponse de cette interrogation fera l'objet du paragraphe qui suit.

6.1.3. Connaissance de l'intoxication alimentaire liée aux pesticides.

Le graphique ci-dessous vise à montrer la connaissance qu'ont les enquêtés sur la fréquence ou les cas d'intoxication à l'insecticides dans leur localité.

Figure 19: Connaissance des intoxications alimentaires liées aux pesticides.

Connaisance sur l'intoxication
alimentaire

Non

24%

Oui

56%

Ne sais pas
20%

Source : Enquête sur terrain.

« Etes-vous déjà au courant d'une ou des intoxications alimentaires liées aux produits phytosanitaires ?» A cette question, plus de la moitié de l'échantillon interrogé soit 56% sont formels pour dire que cela existe bien dans leur communauté. Par contre, 24% estiment ne pas être au courant de telles informations tout en admettant que cette possibilité n'est pas exclue pour ce qui est de la communauté toute entière. 20% seulement affirment ne pas être au courant d'une telle information.

Ces prises de positions de nos enquêtés confirment bien l'avis du Directeur Régional des Eaux et Forêt avec qui nous avons eu un entretien improvisé. Selon ce dernier, « La chasse aux rongeurs à base d'insecticide continuent d'être pratiquée ainsi que la pêche. Les produits de ces captures sont vendus sur le marché local, une autre partie est évacuée soit sur Bangui ou soit sur d'autres localités. Nous sommes au courant de ces genres de pratiques, mais lorsque nous voulons enquêter sur l'information afin d'arrêter les coupables, nous nous confrontons toujours aux refus de la population qui ne veulent pas dénoncer leurs semblables. »56

56 Entretien réalisé avec le Directeur Régional des Eaux et Forêt, le 29/07/11 à 8h45min

Il poursuit en disant que : « c'est Dieu qui nous protège par rapport à ce que nous achetons sur le marché pour consommer car personne ne connaît l'origine ni la provenance. »57 D'après le Directeur, on voie le péché~~ mais pas le pécheur~~, ce qui rend difficile la répression de telles pratiques dans la localité.

Cette inquiétude est légitime car les gibiers tués à base de ces produits ne sont pas à consommer de peur de s'intoxiquer. C'est ce que Collette CHASSARD - BOUCHAUD essaie de démontrer dans la figure ci-dessus.

Figure 20: Chaine de contamination aux pesticides.

PESTICIDE

VEGETAUX ANIMAUX

RESIDUS dans :
Légumes,
Fruits, céréales,
boisson, etc.

Traitements
contre les
PARASITES
:
Animaux
Végétaux
Sur pieds
Concentration

(1) Traitement contre
les PARASITES:
internes,
Externe.
(2) Consommation
D'aliments,
Contaminés

RESIDUS dans :
Viandes et abats
Laits et produits
laitiers
Rufs

INTOXICATION
DIRECTE DE
L'HOMME
-
Professionnelle :
Industrie
Agriculture
Accidentelle :
Ménagère

HOMME

Source: M. PONTOIS (Docteur vétérinaire), Institut supérieur de l'agro-alimentaire et école nationale vétérinaire d'Alfort, 1993 cité par Colette CHASSARD-BOUCHAUD.

Cette figure ci-dessus, montre les principales voies de contamination de l'homme, des animaux et des végétaux par les pesticides. Intoxication directe ou indirecte, notamment par les résidus souvent détectés dans les produits alimentaires de consommation courante.

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