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Les représentations sociales et pratiques liées à  l'utilisation des produits phytosanitaires en RCA: cas des cotonculteurs de Bossangoa.

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par Arsène Ferrera BINGUIMALET
Université de Bangui - Maà®trise 2010
  

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6.2.4. Solutions à la Cellule-Coton (SOFICA).

A la cellule-coton en passe de devenir ~~Société de Fibres en Centrafrique~~ (SOFICA), nous formulons les solutions suivantes :

Par rapport à l'encadrement technique dont plus de 87% des planteurs interrogés estiment ne pas être formés, nous formulons le souhait que la Cellule coton (SOFICA) reprenne les mêmes stratégies d'encadrement des précédentes sociétés. Cette stratégie consiste au recrutement des encadreurs ou des vulgarisateurs comme à l'époque de la SOCADA et la SOCOCA. Ceux-ci faisant parti des personnels de la société et se consacreraient bien à cette tâche d'encadrement.

La supervision des GIR est devenu est peu pénible du fait que les gestionnaires ont plusieurs Groupements (GIR) dont ils doivent superviser à la fois. Ceci rend difficile le suivi des planteurs dans les champs. Les DT eux-aussi ont beaucoup de planteurs à gérer. Donc, il serait souhaitable de revoir l'effectif des DT par groupement et celui des Gestionnaires aussi. Pour une meilleure supervision des champs des paysans, il est souhaitable de regrouper les champs des planteurs par blocs, pour permettre leur bon suivi par les DT lors des traitements.

Afin de rendre les DT mobiles derrière les paysans dans les champs, le mieux serait de doter ces Délégués Techniques des moyens logistiques et les encourager avec un peu de moyens financiers conséquents autres que ce qui leur est proposer maintenant soit 1Fcfa/tonnage réaliser par le groupement. Et ce fonds leur est versé à la fin de la campagne cotonnière. Cela n'est pas de nature à encourager ceux-ci à bien superviser les membres de leurs groupements d'autant plus ceux-ci ont leurs propres champs dont ils doivent aussi s'en occuper.

Quant à la pratique de la réutilisation des emballages vides des pesticides, la SOFICA doit mettre en place une nouvelle politique de suivi des planteurs lors des traitements afin de ramasser systématiquement ces emballages qui seront détruis sur un

site à identifier. Cela évitera les cas des intoxications alimentaires qui sont trop fréquents dans la zone de Bossangoa.

6.2.5. Propositions de solutions à la Cellule CPAC-RCA.

Le Comité Inter-Etats des Pesticides d'Afrique Centrale (CPAC) a une représentation logée au sein du Ministère de l'agriculture et du développement rural. Cette cellule est la structure faitière en matière de la réglementation et de la lutte phytosanitaire au niveau national. A cet organe nous formulons les suggestions suivantes :

Jouer ou assurer pleinement son rôle de leader dans le domaine des Pesticides au niveau national. Pour permettre de disposer des données statistiques, dans le domaine des Pesticides, cette cellule par l'aide des partenaires au développement doit disposer des bases de données actualisées sur lesquelles les Autorités phytosanitaires pourront projeter des politiques de lutte phytosanitaires efficaces.

Le CPAC est une structure naissante qui est un peu mal connue au niveau national. A cet effet, il doit se faire connaître aux établissements et différents partenaires intervenant dans le secteur des pesticides en Centrafrique. Cela passe par des émissions radiotélévisées. A l'heure actuelle, les textes officiels relatifs à la réglementation phytosanitaire au niveau national sont vieux et méritent une actualisation en conformité avec les nouvelles données. Cette tâche revient à ce Comité Inter-états d'innover ou d'initier de nouveaux textes dans ce sens.

Pour la bonne application des textes de la CEMAC relatifs aux pesticides, le CAPAC-RCA, doit être doté de moyens roulants et financiers pour des visites ou des contrôles de routines auprès des maisons de commerce de ces produits au niveau national. Pour ce travail, la collaboration entre le CNGP et les différentes structures intervenant dans le secteur des pesticides (Cf. annexe IV), doit être renforcée.

100 6.2.6. Suggestions aux Autorités gouvernementales et aux partenaires au développement.

Le Gouvernement travaille en collaboration avec des partenaires au développement c'est pourquoi nous formulons ces suggestions à l'endroit des deux entités à la fois. Ainsi pour la bonne surveillance et la bonne lutte phytosanitaire en RCA, nous proposons ce qui suit aux décideurs, notamment aux Autorités du Ministère de l'agriculture et du développement rural:

Certains planteurs sont démotivés à l'égard de la culture du coton à cause du faible prix d'achat. Pour les motiver à renouer avec le travail de la terre, nous souhaitons que les Autorités augmentent le prix d'achat du coton graine à au moins 250Fcfa le kilogramme. Ceci pourra constituer un stimulant pour la relance de la filière coton dans le pays, car le coton constitue l'une des sources importantes d'entrée de devises pour le pays et pour la paysannerie de cette partie du pays.

Dans le même ordre d'idée, nous recommandons de même que les cotonculteurs, que les prix des intrants agricoles (Engrais, Pesticides, etc.) soient revus à la baisse pour permettre aux planteurs de ce lancer massivement dans la culture du coton. Notons à cet effet, que dans les causeries informelles que nous avons eues avec certains planteurs, ceux-ci se sont beaucoup plein du fait de la hausse des prix des intrants et des pesticides.

Il est très souhaitable que les usines de Péndé, N'djim, Guiffa qui ont été pillées lors des malheureux événements de la rébellion de 2003 soient réhabilitées. Cela augmentera l'effectif des planteurs et permettra ainsi, à toute la paysannerie de la zone cotonnière en général de bénéficier des entrées financières que cette culture génère chaque année.

Pour la cellule CPAC-RCA et le personnel du Ministère du développement rural en charge des contrôles phytosanitaires, il est souhaitable de procéder au recrutement de nouveaux personnels. Quant aux anciens personnels, il faut renforcer leurs capacités par des séances de formations pour les rendre dynamique à faire face aux nouveaux défis de l'heure. Quant aux partenaires au développement, nous sollicitons leurs concours pour le renforcement de la capacité de la Cellule CPAC-RCA en la dotant d'un

laboratoire scientifique et des moyens matériels, financiers et logistiques pour ces contrôles de routines.

Pour un contrôle phytosanitaire accru et efficace, nous recommandons la création d'autres postes phytosanitaires à travers le pays en les dotant des moyens roulant pour leur permettre de bien exécuter leur tâche. Cela permettra aussi la mise en application des conventions internationales et des textes, lois et décrets visant la protection phytosanitaire.

Chaque année des nouveaux produits sont créés et mis en circulation à travers le monde. A cet effet, les textes de réglementation dans ce domaine doit suivre ce rythme d'évolution. C'est pourquoi les rares textes et décrets en vigueur dans le pays en matière de protection phytosanitaire doivent être réactualisés. Notons que la plupart de ces textes datent des années soixante (60) alors que chaque année de nouveaux produits voient le jour avec leurs effets spécifiques sur la santé et l'environnement.

Pour finir, la mise en place d'une ou des équipes mobiles de surveillances sous la coupe de la cellule CPAC-RCA permettra de pallier au déficit de contrôle et la porosité de nos frontières. De même, il faut renforcer des dispositifs de contrôle au niveau des frontières afin de lutter contre les contrebandiers et les importateurs illicites des produits non homologués. Car ces produits importés et vendus dans la clandestinité en toute impunité sont des produits obsolètes des autres pays qui sont ainsi écoulés au niveau du pays.

Ces suggestions mettent ainsi un terme à notre dernier chapitre qui a été consacré à l'impact socioéconomique et les solutions à envisager.

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