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Contribution à  l'étude de la niche écologique de la Cigogne blanche Ciconia ciconia L. , 1758 (Aves, Ciconiidae ) et du Héron garde- boeufs Bubulcus ibis L. , 1758 (Aves, Ardeidae ) dans la région de Batna


par Naoual BOUKHTACHE
Université El Hadj Lakhdar Batna Algérie - Magister en agronomie 2008
  

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1.3- Evolution des effectifs des deux espèces

Nous avons distingué principalement quatre phases d'évolution des effectifs correspondant aux phases phénologiques des modèles biologiques étudiés : période d'hivernage, période de pré-reproduction, période de ponte et couvaison et période de post reproduction.

1.3.1-Evolution des effectifs de la Cigogne blanche

Pendant la période de ponte et couvaison, nous avons noté un nombre important de cigognes dans les deux zones d'étude, à Merouana et à El Madher. En période d'élevage, nous avons enregistré une diminution des effectifs des cigognes dans les milieux d'alimentation, ceci revient au fait que les cigognes ne s'éloignent pas des colonies de reproduction et se concentrent sur les gagnages les plus proches des sites de nidification.

Pendant la phase de post reproduction (juillet-août), les effectifs de cigognes ont augmenté à El Madher et ont diminué à Merouana. Ceci serait en relation avec la dispersion des adultes et des jeunes de l'année dans les gagnages.

1.3.2-Evolution des effectifs du Héron garde-boeufs

Pendant la période d'hivernage (novembre-décembre), nous avons noté un grand effectif de hérons garde-boeufs à El Madher (208 individus) et à Merouana (110 individus) ce qui serait probablement dû à l'arrivée de migrateurs hivernants qui se joignent aux populations autochtones. Ces deux régions sont situées dans la zone des hautes plaines ce qui leur procurent une nourriture niche et variée même pendant cette période à basses températures. Dans le complexe des zones humides d'El Kala, le nombre de garde-boeufs diminue en période d'hivernage sous l'effet des pluies intenses qui inondent la plupart des milieux d'alimentation (CHALABI-BELHADJ, 2008).

Durant la période de pré-reproduction (janvier-février-mars), les effectifs des gardeboeufs diminuent par le fait que la population hivernante part vers d'autres sites de reproduction et il ne reste dans la région d'étude que les reproducteurs locaux.

L'augmentation des effectifs des garde-boeufs pendant la période d'hivernage et leur diminution en période de pré-reproduction est constatée aussi par FRANCHIMONT (1986b) au Maroc et par SALMI (2001) à Béjaia.

En période de ponte et couvaison (avril-mai-juin), les effectifs des garde-boeufs dans les gagnages diminuent par le fait que les colonies de reproduction sont investies et la majorité des individus se concentrent au voisinage des sites de reproduction.

La période d'élevage est caractérisée par une activité de chasse très intense que montre les adultes nicheurs pour satisfaire leurs besoins alimentaires et ceux de leur progéniture et ne s'éloignent pas, de ce fait, des sites des colonies. Ceci expliquerait l'importance des effectifs de garde-boeufs en cette période à El Madher (265 individus) et à Merouana (240 individus), sachant notamment que les itinéraires choisis couvrent une aire importante des principaux milieux fréquentés et passent non loin des colonies de reproduction.

Selon CHALABI-BELHADJ (2008), durant la saison de nidification de hérons gardeboeufs dans le complexe de zones humides d'El Kala, la dispersion des individus devient moins lâche et on assiste à un regroupement plus important et une concentration des individus sur les gagnages proches des sites de nidification situés dans les secteurs du marais de la Mekhada et du Lac Tonga.

Pendant la phase de post-reproduction (août-septembre), les effectifs de B. ibis diminuent légèrement. Cette phase correspondrait à la fin de la période de nidification, donc à la dispersion des jeunes de l'année et des adultes. Ces résultats sont similaires à ceux obtenus par CHALABI-BELHADJ (2008), qui a noté des effectifs relativement importants de gardeboeufs en cette période.

L'évolution des effectifs saisonniers de la Cigogne blanche et du Hérons garde-boeufs sur les itinéraires choisis, dépendrait non seulement du cycle biologique de l'espèce, mais également des conditions du climat et des activités humaines.

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