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Contribution à  l'étude de la niche écologique de la Cigogne blanche Ciconia ciconia L. , 1758 (Aves, Ciconiidae ) et du Héron garde- boeufs Bubulcus ibis L. , 1758 (Aves, Ardeidae ) dans la région de Batna


par Naoual BOUKHTACHE
Université El Hadj Lakhdar Batna Algérie - Magister en agronomie 2008
  

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4.4.2- Variation spatio-temporelle du régime alimentaire du Héron garde-boeufs

> Variation du régime alimentaire du Héron garde-boeufs entre les deux zones d'étude

De même que pour la Cigogne blanche, les coléoptères viennent en tête du régime alimentaire du Héron garde-boeufs dans la zone d'El Madher avec 36,97 %, mais leur taux n'est pas trop loin de celui des orthoptères (27,29 %), suivis par les hyménoptères, représentés essentiellement par la famille des Formicidae, avec une abondance de 18,69 %, et les dermaptères avec 13,87 %.

A Merouana, les coléoptères et les orthoptères enregistrent des valeurs relativement proches avec respectivement 41,83 % et 39,69 %. De même pour les hyménoptères et les dermaptères qui ont aussi des proportions proches (8,82 % et 7,29 %).

Nous avons noté également, en plus des aranéides (1,24 %) et des mantoptères (0,66 %), l'importance de l'ordre des rongeurs consommé avec 0,42 % à El Madher, et l'importance des blattoptères (0,71 %) et des mantoptères (0,38 %) à Merouana, soulignant, de ce fait, la diversification du régime alimentaire de B. ibis.

Nos résultats sont comparables à ceux de BOUKHEMZA (2000) qui a signalé l'importance des coléoptères, des orthoptères, des hyménoptères et des dermaptères. Les différences dans les taux de consommation de chacun de ces ordres dans différentes localités sont également notées par cet auteur tout en les associant à l'entomofaune locale, reliée ellemême, étroitement aux types de milieux existants dans chaque localité. Ainsi, à titre d'exemple, à Drâa Ben Khedda, où les oiseaux ont consommé plus de coléoptères, la dominance des prairies dans cette région a favorisé leur abondance. Alors qu'à Baghlia, au contraire, les cultures basses et les friches sont des milieux très riches en orthoptères, ce qui a favorisé leur forte consommation.

> Variation temporelle

Concernant la variation mensuelle, nous avons noté un maximum de consommation de coléoptères au mois d'avril à El Madher, et aux mois de février et de mars à Merouana. Le minimum de consommation des coléoptères est enregistré au mois d'août dans les deux zones d'étude, période durant laquelle les orthoptères enregistrent leur maximum de consommation. Les dermaptères sont présents durant toute la période d'étude, alors que les hyménoptères sont surtout consommés aux mois de septembre, de décembre et de janvier à El Madher et aux mois de novembre et de février à Merouana.

Généralement, la consommation de ces différents ordres est très fluctuante d'un mois à un autre ; si la consommation d'un ordre diminue elle est compensée par un autre ordre et ceci conformément à leur phénologie.

Ces observations concordent avec nos résultats concernant les disponibilités alimentaires et leur variation, et sont mentionnées également par BOUKHEMZA (2000), dans la vallée de Sébaou (Tizi-Ouzou).

Il est à signaler l'importante consommation des rongeurs par B. ibis, notamment aux mois de novembre et de décembre. Selon SI BACHIR (2007), pendant cette période rude (baisse de températures et rareté des insectes qui entrent en diapause), l'espèce s'alimente des proies les plus grosses et vraisemblablement plus énergiques pour compenser les efforts déployés lors des longs déplacements. Ce dernier auteur rajoute que le régime alimentaire du garde-boeufs est sujet de variations considérables, non seulement d'une région à une autre mais également d'une manière saisonnière dans la même région.

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