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Pour quelle(s ) histoire(s ) d'être(s ) ? Associations 1901, inter relations personnelles et interactions sociales, un art de faire

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par Jean- Marc Soulairol
Université Lumière Lyon 2  - Diplôme des hautes études des pratiques sociales D. H. E. P. S.  2002
  

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1.2.2 De l'individualisme à la relation à l'autre : la solidarité

Pour comprendre le changement apparent de l'adhérent à partir de la solidarité, il nous faut rappeler ce que nous avons développé précédemment à propos de l'individualisme. Pour Leibniz, l'intention était claire, c'était montrer le côté fermé de soi, isolé de l'individualisme.119(*) Alain Renaut cherchait dans "L'ère de l'individu" a donner à l'individualisme une double parenté qui prendrait racine chez Leibniz avec l'individualisme comme indépendance et Descartes avec l'individualisme comme autonomie en tant que sujet conscient.120(*) Pour Stanislas Breton, néo-platonicien, « il n'y a pas d'individu autonome isolé du monde. Il n'y a pas moi face au monde mais il y a un monde commun à chaque individu et d'une certaine façon il n'y a pas un sujet face à un objet mais il y a tout le temps interaction observant-observé. »121(*) Que certains soient solitaires, nous pouvons en convenir, mais des solitaires qui entrent en contact des autres et qui cherchent la solitude simplement comme un plaisir parmi d'autres.122(*) Bref, c'est l'inscription de l'individu dans un réseau de relations qui confère à l'homme sa nature spécifique, celle d'un « être social, un être qui a besoin de la société des autres hommes. »123(*) En gardant cette idée, nous pouvons considérer que l'être biologique de la naissance ne devient un être humain qu'en s'appropriant un patrimoine socioculturel développé autour de lui. Donc, il y a nécessairement du public dans la personne privée pour se socialiser124(*). En ce sens, il intériorise de façon personnelle ce patrimoine de sorte qu'il lui permette de construire son individualité. Par exemple, l'individu à sa naissance ne serait pas grand chose s'il n'y avait pas une mère pour lui parler, des grands frères pour lui taper dessus, une différence sexuelle, une différence langagière, des relations de tous ordres, un professeur, un médecin, sans cela comment serions-nous des individus ?125(*) En effet, tout ceci c'est un peu ce que Nietzsche appelle dans "Les Trois Métamorphoses" le "stade du lion" : « celui qui dit non »126(*). Le premier stade est le stade du chameau qui dit oui et accepte tout. Le deuxième, le stade du lion qui est révolté et qui cherche à se délivrer, à être indépendant, qui cherche à repousser tous les "tu dois", c'est la recherche de la libération. Le but de se délivrer c'est d'être indépendant pour se donner à soi-même ses propres lois, ses propres valeurs. Le dernier stade, la dernière métamorphose, c'est l'enfant. L'enfant qui dit oui, non pas aux autres (à la loi, au "tu dois") mais à lui-même, au devenir. C'est l'enfant créateur qui donne à lui-même sa propre loi. Il faut toutefois émettre quelques réserves, tout dépend d'où l'on se place ? Qui parle ? Depuis où il parle ? Quelles sont les motivations de l'individu qui parle ? Mais ce qu'il faut retenir c'est qu'il a besoin d'être autonome en tant que phase dans la construction de son individualisme. Georges Palante a cherché à définir l'individualisme comme sensibilité : « ce qui porte l'individu à vouloir l'indépendant, à céder à une certaine misanthropie et un certain pessimisme social c'est cette sensibilité individualiste. »127(*) Alors dans quelle mesure pouvons-nous échapper au ressentiment de « ce goût qu'ont les hommes de faire groupe, clan, comme les moutons de panurge ? »128(*) comme on peut le lire dans la "Généalogie de la morale" ? Avec Frédéric Worms, en revanche, « l'être de ressentiment est celui qui se défini contre ce qui le limite et par conséquent cet individu ne s'éprouve pas comme unique. Pour éprouver du ressentiment il faut que l'individu tienne compte finalement des autres et de la société. »129(*) Sur ce sujet, finalement, que peut-il bien en être de l'adhérent au Compu's Club ? Dans la figure de l'enfant ce que semble vouloir dire Nietzsche c'est qu'il s'agit de dépasser le ressentiment pour se situer dans le je. Ceci permet d'éviter cette antinomie entre individu et société. Ce que semble vouloir dire Palante c'est l'inévitable affrontement entre le singulier et le troupeau, entre l'individu et la société, même si l'issue doit s'avérer fatale pour l'originalité sous quelque forme qu'elle se présente. En d'autres termes, espérer conquérir sa liberté, la liberté de dire oui, l'individu libre n'aurait donc d'autre choix que la révolte, même désespérée ? Gisèle Souchon précisant que « les pressions du politique, du public, du religieux ne valent que si je les accepte. C'est dans la sphère du privé que l'homme peut protéger sa liberté individuelle. »130(*)

Pour parvenir à parler maintenant de solidarité nous avons d'abord dû passer par un rappel de notre compréhension de l'individualisme et de la relation à autrui. Nous en résumons, à la fois, les deux distinctions : « l'une pour qui l'individu a quelque chose de donné avec une référence ultime : la conscience, la liberté ou le corps. L'autre, qui fait de l'individu quelque chose de relatif, de construit qui doit se déployer d'abord dans sa différence par rapport à autrui. »131(*) ; et les trois interprétations « selon que l'on s'attache à caractériser les comportements (individualisme social), à légitimer les normes, les institutions et les choix de valeurs (individualisme éthique, contractualisme) ou à expliquer les processus sociaux (individualisme méthodologique). »132(*)

Cependant, aujourd'hui, l'individualisme est synonyme d'asocial, de manque de civisme et de solidarité. Il est perçu un peu comme péjoratif, comme une étiquette. Alors qu'est-ce qui fait que l'homme crée des formes du lien social (Durkheim) ? Pourquoi des liens affectifs se tissent-ils ? Pour cela il nous faut commencer par une approche psychologique parce-qu'elle ouvre une piste de compréhension : « un rapprochement apparaît chaque fois qu'une personne se découvre un trait commun avec une autre. [...] C'est lui qui engendre les sentiments de sympathie et de camaraderie. »133(*) Ainsi, la relation entre les membres dans une configuration est une relation faite de tendances affectives, libidinale. Mais en sociologie, Durkheim affirme que la cohésion sociale est renforcée par les sentiments d'attraction. C'est-à-dire, « par l'expression d'attitudes positives (la sympathie) et peut se traduire par le désir de se rapprocher des autres. »134(*) A ce stade, la solidarité serait faite uniquement de relation. C'est ce qu'a bien vu André Lemos lorsqu'il analyse les communautés virtuelles sur Internet : l'engagement dans une relation « laisse la place à des intérêts ponctuels et communs, ancré sur la sympathie. »135(*) Mais, « les phénomènes sociaux étant toujours des composés d'actions »136(*), cette relation doit s'exprimer à l'intérieur d'un cadre et par des processus137(*), c'est-à-dire dans des limites et par des interactions. Nous pensons encore ici, bien sûr à ces échanges qui ne peuvent avoir lieu que dans une configuration elle-même incluse dans un espace géographiquement circonscrit, c'est-à-dire, une territorialité.

L'enquête d'Alain Girard, sur le choix du conjoint138(*), visait à déterminer le rôle de la proximité dans la relation, elle a pu montrer, en fait, une « homogamie sociale qui désigne le fait d'une recherche de similitude [...] portant notamment sur leur origine sociale, culturelle et religieuse. » Autrement dit, pour Girard, c'est la similitude qui crée la solidarité. Exprimé par le nous elle se traduit dans une vive sympathie et une identification mutuelle et se fonde sur la fusion des individus dans le tout commun. Les groupes locaux séparés sont alors capables de mener chacun une vie autonome. Les résultats d'une expérience menée en 1979139(*), ont pu dégager la corrélation croissante suivante : « plus la relation est intense, plus nombreuses sont les activités conjointes et plus importante est l'implication mutuelle. » Dans ces conditions, comment le changement peut-il avoir cours ? Cette conformité imposerait-elle la déviance ? C'est dans "De la division du travail social", que Durkheim ébauche le "réel" de cette solidarité en l'appelant "contrat". En clair, il tente d'établir un passage de la solidarité par similitude à la solidarité organique. C'est-à-dire, il oppose les individus "similaires" groupés (avec une même croyance, les mêmes valeurs partagées, les mêmes sentiments, etc.) aux individus qui sont "différents" et se lient les uns aux autres parce qu'ils exercent des rôles et fonctions complémentaires à l'intérieur du système social. Autrement dit, pour Durkheim, c'est la différence et la complémentarité qui créent la solidarité. Le passage du "statut" (solidarité de type mécanique) au "contrat" (solidarité de type organique) est associé à l'apparition et au développement de la division du travail. Cette division « supprime la rivalité entre individus en les rendant étroitement solidaires les uns des autres et également étroitement solidaires de la société ; l'individu est d'autant plus moral que sa solidarité avec la société est étroite. »140(*)

Pour récapituler, nous sommes passé de la solidarité par similitude de Girard à la solidarité mécanique puis organique par ce que Durkheim appelle contrat. Nous avons repéré ce contrat comme rendant compte d'un réel où tous les hommes sont coopérants (en interaction). Il faut ajouter que cette solidarité est fondée sur l'association librement consentie (liberté). Mais la solidarité basée sur les droits ne risque-t-elle pas de glisser sur la charité141(*) ? Ainsi, pour qu'il y ait solidarité il faut qu'il y ait un sentiment de responsabilité mutuelle entre plusieurs personnes mais aussi une dépendance mutuelle d'intérêts. « Les échanges révèleraient ainsi une stratégie du coût psychologique minimal dans la vie sociale. »142(*) Mais, toute situation d'interaction ne manifeste-t-elle pas un conflit plus ou moins fort entre le désir de coopérer avec autrui et le désir de l'exploiter ? Malgré cela, une organisation sociale, qu'elle soit groupe ou sous-groupe, peut être formée d'individus supposés solidaires. Approcher les changements observés à partir de la solidarité aidera à saisir l'ajustement des valeurs organisationnelles d'un groupe avec celles des valeurs personnelles. C'est-à-dire, elle permettra d'aborder le phénomène comme la capacité de l'individu à maîtriser le changement dans le but de trouver et développer une manière de s'engager. En d'autres termes, pour analyser le Compu's Club, nous serons amené à prendre en compte les systèmes humains en tant qu'ils constituent une des dimensions essentielles de la configuration. La configuration se pose donc ici au plan des relations interpersonnelles. Ainsi, elle aura quelque chance de rendre intelligible le changement observé au sein du Compu's Club en faisant apparaître les raisons et les motivations des adhérents à s'engager : la solidarité en tant que valeur produisant du lien social.

Bernard Lahire a relevé auprès d'Elias que « pour comprendre un individu, il faut savoir quels sont les désirs prédominants qu'il aspire à satisfaire. »143(*) Ce qui nous a conduit à voir les valeurs comme une représentation cognitive des besoins ; les motivations d'une personne résultant de l'insatisfaction de certains de ses besoins. Pour exemple, un enseignant de Paris V144(*) citait une étude menée par ses étudiantes : « Lorsqu'on a demandé aux syndicats quels étaient les éléments et les moyens de motivation des salariés ? Les syndicats ont répondu la réduction du temps de travail, l'augmentation des salaires. Les salariés ont dit qu'au delà d'un certain niveau de salaire, ce qui les intéressait avant tout c'était d'avoir un travail intéressant. »145(*) Cette étude éclaire le phénomène de changement en signifiant une hiérarchisation des attentes de l'individu (en l'occurrence, du salarié) : à partir d'un certain niveau de salaire... avoir un travail intéressant. Ce que voudrait dire cette idée, est qu'on ne peut agir sur les motivations d'une personne qu'à la condition de satisfaire ses besoins146(*). Nous nous intéressons à cette approche parce-qu'elle est construite sur la notion de satisfaction de besoins hiérarchisés ; ce qui nous permet d'aborder le phénomène de changement comme la possibilité d'être une recherche de satisfaction des besoins par l'adhérent.

Pour résumer ce chapitre, tantôt l'identité apparaît comme une image symbolique, tantôt l'image est seulement l'expression réelle de l'identité. A l'identité réelle d'une structure sociale, par exemple, va correspondre l'image réelle (l'accueil, les locaux, les agréments, etc.) ; à l'identité symbolique correspondra l'image symbolique (la crédibilité, le dynamisme, la convivialité, etc.). L'image globale correspondra naturellement à une combinaison complexe et fortement variable, empruntant tour à tour aux deux composantes de l'identité : réelle et symbolique. Donc, l'image que l'on perçoit d'une structure sociale est toujours une combinaison complexe mêlant intimement le réel et le symbolique. Ainsi, chacun en fonction de ses "besoins" et de ses "moyens" pourra s'identifier aux valeurs d'un groupe ou d'un micro-groupe s'il répond aux attentes de l'individu. Cette identification permet de passer de l'individualisme à la solidarité à partir d'un contrat consenti entre les individus. Contrat qu'il faut traduire par une mise en rapport des individus entre eux sans que leur volonté préalable ait pu discuter des conditions d'un arrangement. Autrement dit, les membres d'un groupe, par un "va-et-vient", un "jeu" entre leur propre identité (individuelle et sociale) et l'identité réelle et symbolique du groupe, comme sur l'histoire plus ou moins légendaire dans laquelle ils sont enserrés et qu'ils contribuent chaque jour à créer, deviennent progressivement autres (changent ?), maîtrisent leurs actions en se délivrant de la chimère "tout maîtriser", se sentent faire partie d'un mouvement collectif (reconnaissance) où sont en oeuvre des mécanismes d'aliénation et de désaliénation auxquels ils participent plus ou moins innocemment. En clair, ils s'identifient à une organisation par une série de transactions.

* 119 Quant à Max Stirner, après avoir démontré que l'homme est unique, c'est-à-dire « rebelle à toute intégration politique et sociale », lui reconnaît le droit « de tout considérer comme sa propriété. » Stirner, Max, L'Unique et sa propriété (Der Einzige und sein Eigentum , 1845, tr. E. Lasvignes, 1948 in Encyclopædia Universalis, Cd-Rom, 1998 (Henri Arvon).

* 120 Alors que Nietzsche se différencie de Descartes en valorisant un égoïsme fondé sur le "soi organique" qui serait un ensemble de pulsions plus ou moins conscientes.

* 121 « Un monde ne saurait exister s'il n'est commun. Donc il y a une liaison absolue entre monde et esprit et, relativement, esprit et monde. Donc il y a d'une part une sorte d'autonomie, un pouvoir de distance (de mise à distance) dans le monde lui-même (n'être pas du monde pour être dans le monde) donc il faut définir l'individu spirituel : 2 faces, l'un vers l'Un, l'au-delà de l'être (image : point de suite) l'autre dans l'être lui-même (image : point d'insertion) c'est à dire que l'être se définit par la totalité des individus spirituels. Il n'y a donc pas possibilité à un esprit d'exister sans la totalité des autres. Pour Plotin il n'y a donc pas de point limite. Avant d'être un Moi l'autre est Esprit (un souffle, un élan vital, spirituel qui fait dépasser le monde). » Breton, Stanislas in l'émission radiodiffusée Staccato du 10-12-1998 sur France Culture.

* 122 « Il est bon de redire que l'homme ne se forme jamais par l'expérience solitaire. » Alain, Eléments..., op. cit., p.218.

* 123 Elias, N., La société..., op. cit., p.75.

* 124 Socialisation : processus d'apprentissage par un individu des attitudes, des normes et des valeurs propres à un groupe, à travers lequel s'opère son intégration sociale par la diversité des relations vécues par lui. Fischer, G.-N., Les concepts..., op. cit., p.57.

* 125 Sur ce point, Elias développe l'idée selon laquelle l'existence humaine serait « autant de régulations qui sous une forme ou une autre (et trop souvent sous des formes contradictoires) sont inculquées par l'exemple, par la parole et par l'action des adultes à l'individu qui grandit. [...] "Tiens-toi tranquille", "ne te salis pas", "travailler, travailler, travailler", "pense à l'Eglise", "tu n'as pas honte ?", ... » Elias, N., La société..., ib. p.163

* 126 Nietzsche, Friedrich, Ainsi parlait Zarathoustra, tr. Bianquis, G., Aubier, 1953, p.319.

* 127 Palante, Georges, L'individualisme aristocratique, les Belles Lettres, 1995 in Magnone, Fabrice, Le Monde Libertaire n°1028, 1-7 fév. 1996.

* 128 Palante, G., L'individualisme..., ib.

* 129 Worms, Frédéric, L'individualisme, émission radiodiffusée Philambule sur France Culture le 24-04-99.

* 130 Souchon, Gisèle, Les grands courants de l'individualisme, Armand Colin, L'individualisme, émission radiodiffusée Philambule sur France Culture le 24-04-99

* 131 Worms, Frédéric, ib.

* 132 Birnbaum, Pierre et Leca, Jean, Sur l'individualisme, Presses de la fondation nationale des sciences politiques, coll. Références, 1991, 4è de couverture.

* 133 Freud, Sigmund, psychologie collective et analyse du moi dans Essais de psychanalyse, Payot, 1970 in Maisonneuve, Jean, La psychologie..., op. cit., p.27.

* 134 Durkheim, Emile, Le suicide, étude sociologique, Paris, Puf, 1960 in Fischer, G.-N., Les concepts..., op. cit., p.30.

* 135 Lemos, André, Les Communautés virtuelles in Société, Dunod, 1994, n° 45, p. 258.

* 136 Boudon, Raymond et Bourricaud, François, Dictionnaire critique de la sociologie, Puf, 1982, p.4.

* 137 Nous rappelons la définition de Norbert Elias : l'évolution interdépendante des rapports et des contraintes que les hommes exercent sur autrui et sur eux-mêmes. (Cf. p. 25).

* 138 Girard, Alain, Le Choix du conjoint, Puf, 1974 in Fischer, G.-N., Les concepts..., op. cit., p.37.

* 139 Rands et Levinger, In Fischer, G.-N., Les concepts..., op. cit., p.45.

* 140 Encyclopædia Universalis, Cd-Rom, 1998.

* 141 Le philosophe Alain, philosophant sur la sociologie, nous dit à propos de la solidarité : « Tel est finalement le monde humain, lieu de bonheur et de gloire si l'on corrige le fanatisme par l'amour qui donne et suppose, dont le vrai nom est charité, et dont l'application conduit à une belle égalité, non exclusive de l'autorité, mais tout au contraire substantielle à la vraie autorité. » Alain, Eléments..., op. cit., p.350.

* 142 Gergen et Gergen (1981), In Fischer, G.-N., Les concepts..., op. cit., p.49. Voir aussi, dans ce même document, Alain Finkielkraut, page 23 et sa note de bas de page.

* 143 « (...) mais ces désirs ne sont pas inscrits en lui avant toute expérience. Ils se constituent à partir de la plus petite enfance sous l'effet de la coexistence avec les autres et ils se fixent sous la forme qui déterminera le cours de la vie progressivement, ou parfois aussi très brusquement à la suite d'une expérience particulièrement marquante. » Lahire, Bernard, Tableaux de familles. Heurs et malheurs scolaires en milieux populaires, Seuil, Coll. Hautes études, 298 p.

* 144 Yannick Rayer (Conseiller d'entreprise et enseignant à Paris V).

* 145 Dans l'émission télévisuelle de Nathalie Lebreton, journaliste, Eco et compagnie, Les écrans du savoirs, diffusée le vendredi 5 juin 1998 : "le capital c'est l'homme". Ont participés : Campana Eled Associés, CNDP, CCI Paris, Editions Hatier, Alternatives économiques, la Cinquième.

* 146 Maslow a hiérarchisé les besoins sous la forme d'une pyramide. Voir troisième partie, p. 124.

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