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Analyse des méthodes paysannes de protection des cultures dans le delta du fleuve Sénégal

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par Christian Ilitch NGUINDA - AKANY
Université polytechnique de Thiès- Sénégal - Diplôme d'études approfondies en agronomie et protection des cultures  2008
  

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3- RESULTATS ET DISCUSSIONS

3.1 - LES SUPERFICIES CULTIVÉES

La figure 2 ci-dessous, fait ressortir que pour l'ensemble des parcelles de la zone d'étude, les superficies cultivées sont relativement faibles. En effet en l'observant, 93% des parcelles cultivées n'excèdent pas 2 ha, contre 7% qui ont plus de 2ha.

Figure 2 : Répartition des superficies cultivées durant l'année

Cette situation pourrait s'expliquer par l'insuffisance de périmètres aménagés. D'après Maïga, (1992) ce sont seulement 10 % de terres cultivables qui sont exploitées annuellement, soit 2.000 ha aménagés sur les 29.000 ha potentiellement exploitables.

Les analyses statistiques ont révélées au biais du test de Khi² qu'il y a un lien significatif au seuil de 5%, entre la saison de culture et les superficies cultivées.

Tableau 2 : Test du Khi² d'indépendance entre la saison de culture et la superficie cultivée

Khi² (Valeur observée)

Khi² (Valeur critique)

DDL

p-value

Alpha

354,282

231,829

198

< 0,0001

0,05

Par ailleurs, en faisant un cumul de superficies cultivées par saison, il apparaît une différence entre elles (Figure 3). Il est fort de constater qu'en terme de terres cultivées, près de la moitié (48%) le sont en saison froide (octobre à avril) et qu'à peine le cinquième (19%) le sont en saison chaude (avril à juin). L'hivernage (juillet à octobre) quand à elle représente le tiers (33%) des superficies cultivées. En d'autre terme, une classification des saisons de cultures par ordre croissant des superficies cultivées aurait donnée premièrement la chaude, secondement l'hivernage et troisièmement la froide (chaude - hivernage - froide). Ce résultat corrobore avec ceux publié par l'Unesco, montrant que les terres cultivées sont plus importantes durant l'hivernage et la période froide de l'année.

Figure 3 : Cumul des superficies cultivées par saison

Le système de production végétale de la zone d'étude est principalement de type irrigué (unesco.org). Le taux élevé de superficies cultivées particulièrement durant la saison froide, pourrait s'expliquer par le fait que la pression parasitaire sur les cultures est en général faible durant cette période de l'année.

3.2 - LES CULTURES PRATIQUÉES

Pour l'ensemble des spéculations cultivées au niveau des localités d'étude, le cumul de superficies cultivées au cours de l'année est de 785 ha. Les spéculations les plus importantes sont le riz, la patate, l'oignon, la tomate et l'arachide. Tendance qui corrobore avec les résultats publiés par Doucouré, (2007). Cependant, d'autres spéculations sont en pleine émergence, il s'agit du niébé et du maïs. Le tableau 3, nous donne le taux de superficies emblavées pour chaque spéculation.

Tableau 3 : Taux de superficies cultivées par spéculation au niveau de la zone d'étude

Culture

Taux de superficie

Culture

Taux de superficie

Culture

Taux de superficie

Riz

37,53

Pastèque

3,92

Choux

0,48

Patate

17,38

Manioc

3,86

Piment

0,47

Oignon

12,42

Gombo

3,71

Maïs

0,34

Tomate

11,22

Melon

2,85

Niébé

0,33

Arachide

4,73

Aubergine

0,75

 

 

Par ailleurs, le développement des cultures maraîchères et la diversification des cultures, qui se dessinent a déjà été souligné par Pagès, (1993). Il est donc nécessaire de noter qu'en fonction du contexte économique de la vallée, cette tendance pourrait énormément contribuer à la sécurité alimentaire du pays.

En outre, l'observation des productions moyennes par spéculation présentée à la figure 4, fait ressortir une variation du rendement avec la saison de cultures. Quelque soit la spéculation considérée, les rendements agricoles (en kg/ha) décroissent de l'hivernage vers la saison chaude ; le classement serait hivernage - froide - chaude. Autrement dit, l'hivernage correspond à une période de rendements à l'hectare les plus importants, par contre pendant la saison chaude ils sont plus faibles.

Ce résultat semble confirmer ceux de Marta et al., (2004) qui ont déjà montré que les rendements agricoles étaient généralement plus faibles durant les périodes chaude.

Figure 4 : Variation des productions moyennes en kg/ha en fonction des saisons de culture

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