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Etude socioéconomique de la pauvreté chez les communautés vivant dans les zones cacaoyeres

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par Christian René KOFFI
UFHB - Master 1 2015
  

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Section 3 :

Mesure des concepts définis : variables, indicateurs et indices

Une mesure de la pauvreté est un instrument à l'aide duquel on essaie de déterminer le niveau de pauvreté, de mesurer sa répartition sur l'ensemble de la population, de vérifier son ampleur et de retracer ses évolutions dans le temps. Mesurer la pauvreté signifie donc produire des nombres, par lesquels nous pourrons évaluer le degré de pauvreté dans une société donnée et identifier les membres de la société qui doivent être considérés comme pauvres.

Mesurer la pauvreté revient donc à établir si un citoyen ou un ménage quelconque doit bénéficier ou non d'une politique ou d'un programme spécifique. Pour une meilleure mesure de la pauvreté, trois éléments essentiels devraient être mesurés à travers les indices de pauvreté, à savoir : (1) l'incidence, ou le nombre d'habitants se trouvant sous un seuil de pauvreté déjà calculé, (2) l'intensité qui détermine la profondeur de la pauvreté et (3) la sévérité qui prend en compte l'inégalité parmi les pauvres. De ce qui précède la mesure de la pauvreté comprend deux étapes, bien différenciées l'une de l'autre : (1) l'identification de la pauvreté, c'est à dire répondre à la question « Qui est pauvre ? » et (2) l'agrégation de la pauvreté ; c'est à dire répondre à la question « Combien de pauvre y a-t-il ?»

§1 : Mesure de la pauvreté monétaire

Plusieurs indicateurs et indices permettent de mesurer la pauvreté monétaire. Nous consignerons les indicateurs et indices dans un tableau ci-dessous. Mais avant, voyons comment la pauvreté monétaire est mesurée en Côte-d'Ivoire.

La mesure de la pauvreté en Côte d'Ivoire est axée sur la dimension monétaire. Cette mesure s'appuie sur deux éléments : un indicateur de bien-être et un seuil de pauvreté.

L'indicateur de bien-être retenu est la dépense de consommation des ménages, utilisée principalement en raison des difficultés de collecte d'informations fiables sur les revenus de ceux-ci. Quant au seuil de pauvreté, il permet de distinguer les populations en deux groupes. Les populations dont la dépense de consommation est en dessous du seuil sont qualifiées de «pauvres » tandis que celles dont la consommation est au-dessus du seuil sont dites « non pauvres ». Pour déterminer le seuil de pauvreté, deux approches sont possibles : (i) la méthode du seuil de pauvreté absolu correspondant à un minimum de besoins nutritionnels à satisfaire, auquel est ajouté un panier de biens non alimentaires essentiels ; (ii) la méthode du seuil de pauvreté relatif qui est déterminé par le montant le plus élevé des dépenses de consommation d'une proportion de la population choisie de manière arbitraire.L'analyse de la pauvreté en Côte d'Ivoire est faite à partir d'un seuil de pauvreté relatif.

Obtenu sur la base des données de l'Enquête Permanente Auprès des Ménages de 1985 (EPAM 85), ce seuil était égal à 75 000 FCFA par tête et par an. Ce montant a été évalué à partir des prix à la consommation relevés sur les marchés de la ville d'Abidjan, sur la période de février 1985 à janvier 1986. Il correspondait au montant le plus élevé des dépenses de consommation, de cette année, des 10% les plus pauvres. Un déflateur est appliqué aux dépenses de consommation pour tenir compte des différences de prix entre les autres pôles de développement du pays et la ville d'Abidjan. A chaque nouvelle enquête, ce seuil de pauvreté monétaire est réévalué. Ainsi, les seuils obtenus sont : 101 340 FCFA en 1993, 144 800 FCFA en 1995, 162 800 FCFA en 1998, 183 450 FCFA en 2002 et 241 145 FCFA en 2008. En définitive, est pauvre en 2008, celui qui a une dépense de consommation inférieure à 241 145 FCFA par an, soit 661 FCFA par jour.

§2 : Mesure de la pauvreté liée aux conditions d'existence

Selon l'approche par les conditions d'existence, est pauvre celui qui n'accède pas à un certain nombre de biens et de services de consommation jugés indispensables. Ainsi cette approche cherche à détecter un certain nombre de contraintes ou de privations dans le cadre des conditions d'existence des ménages.Dans ce cas, la pauvreté des individus vient du fait qu'ils n'ont pas suffisamment de capacités et/ou de potentialités à cause de leurs caractéristiques : âge, sexe, aptitudes physiques et mentales, savoir-faire, etc. du faible niveau d'opportunités sociales, moindre performance des systèmes de crédit, de santé, d'éducation et d'alphabétisation, etc., et/ ou du faible niveau de leurs dotations en capital financier, physique, humain et social.

Tableau 6 : récapitulatif des variables, indicateurs et indices

variable

Indicateurs

Indices

Monétaire

consommation, revenu, épargne

(i). Le ratio de la pauvreté (Po). Il sert à mesurer le pourcentage des populations dont la dépense de consommation se situe en dessous du seuil de pauvreté monétaire. (ii). La sévérité de la pauvreté (P2). Elle sert à mesurer la moyenne des carrés des écarts entre la consommation des pauvres et le seuil de pauvreté

Non-monétaire

santé, éducation et alphabétisation, logement, accès aux ressources

(i). L'Indice de Pauvreté Humaine(IPH). Conçu par le PNUD (1997), basé sur une approche par les manques, tient compte des multiples dimensions de la pauvreté. Il prend en considération quatre (04) critères :

-la longévité ;

-l'accès au savoir ;

-les conditions de vie ;

-la participation ou l'exclusion sociale. (ii). L'indice de Sen. Il sert à mesurer les écarts de pauvreté à partir d'une combinaison du taux de pauvreté, du degré moyen de pauvreté à partir d'une combinaison du taux de pauvreté et d'une mesure d'inégalité parmi les pauvres.

Source : chercheur

Deuxième Partie : Cadre Pratique

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