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Etude socioéconomique de la pauvreté chez les communautés vivant dans les zones cacaoyeres

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par Christian René KOFFI
UFHB - Master 1 2015
  

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Section 2 :

Pertinence du sujet relatif à l'objet

Du point vue contextuel, la pertinence de notre objet se justifie au niveau économique à travers les faits tels que le chômage et marché du travail et au niveau social par la croissance démographique et les conditions de vie de la population.

§1 : Pertinence contextuelle

A-Contexte économique

Le contexte économique peut s'expliquer par le chômage et la situation de l'emploi.

En ce qui concerne le chômage, du point de vue mondial, il enregistrait 197 millions de personnes en 2012 contre 202 millions de chômeurs en 2013, soit une hausse de 5,1 millions (BIT). Ces chiffres traduisent une montée du chômage global ces dernières années. Les jeunes constituent la frange la plus touchée par cette situation de chômage que traverse le monde. En effet, le taux de chômage des jeunes a évolué en passant de 12,6% en 2011 à 12,7% en 2012, nous indiquent le BIT dans son rapport sur les tendances mondiales de l'emploi des jeunes. Ce pourcentage correspond à près de 75 millions de jeunes qui sont aujourd'hui au chômage dans le monde. Ainsi, l'Afrique reste le continent le plus affecté par cette problématique. Elle représente 60% des chômeurs à l'échelle mondiale. Cette situation généralisée du chômage, n'épargne pas la Côte d'Ivoire. Par ailleurs ce taux de chômage au niveau national s'est fortement accru de 2002 à 2008, (INS, 2008). En effet, il est passé de 6,4% en 2002 contre 15,7% en 2008. Le chômage des jeunes âgés de 15-24 ans est le plus important. Le taux de chômage de la population active de ce groupe d'âge est de 24,2% en 2008 et celui des 25-34 ans est de 17,5%. Les chômeurs sont majoritairement jeunes qu'ils soient pauvres ou non (INS, ENV 2008). Le chômage touche plus les femmes que les hommes. Il est plus ressenti en milieu urbain qu'en milieu rural et particulièrement la ville d'Abidjan. En effet, le taux de chômage des femmes est de 19,8%contre 12,1% chez les hommes. Il est de 27,4% en milieu urbain contre 8,7% en milieu rural. Le taux de chômage à Abidjan est de 33,2%.Cette situation de chômage n'a pas changé le caractère précaire des emplois.

En Afrique, 75% du marché du travail est dominé par le secteur informel selon l'OIT en 2013. Au niveau national, il occupe une place croissante dans l'absorption de la population active (RNDH, 2013). Selon les données de l'ENSEA-ORSTORM(1996) et de l'observatoire de l'emploi (1996), la part du secteur informel dans le nombre total d'actifs occupés est passée de 22% en 1990 à 25% en 1995. Entre 1995 et 2002, le nombre d'emplois informels est passé de 1,7millions à 4,1 millions, soit une augmentation moyenne de 20,17% par an; et ceux-ci représentaient 31% de l'emploi total en 2002. Pour l'année 2012, l'AGEPE (2013) les actifs occupés dans le secteur informel est de 8 488 820 personnes, ce qui représente 89,4% de l'emploi total en Côte d'Ivoire. Les femmes représentent 44% des employés de ce secteur.

De plus, le secteur informel occupe 90% de la population active sans protection sociale, ni rémunération suffisante.

Fort de ce qui précède, la situation de l'emploi devient de plus en plus précaire favorisant l'accentuation des groupes vulnérables exposés à la pauvreté.

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