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Systeme mobile banking: analyse statistique des determinants du revenu des agents de proximite dans l'aire metropolitaine de Port-au-Prince


par Fato FENE
Centre de Techniques de Planification et d'Economie Appliquee - DESS 0000
  

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Chapitre I : Introduction

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I.1.- Choix et intérêt du sujet I.1.1.- Choix du sujet

Notre choix du Mobile Banking comme thème de recherche est justifié par des raisons d'ordres personnel et général :

a.- Raisons d'ordre personnel

Nous avons effectué nos stages à la SOGESOL1 et à VOILÀ2. Cela nous a permis de bien cerner le phénomène de mobile banking et nous a donnés, du même coup, l'accès aux informations nécessaires à l'élaboration de notre problématique. Aussi, avons-nous à notre disposition une liste exhaustive faite en décembre 2010 de tous les agents de Mobile Banking en Haïti. A partir de ces informations, l'opération de collecte de données serait beaucoup plus facile à réaliser.

b.- Raisons d'ordre général

Il existe très peu d'études menées sur le M-Banking3 à travers le monde et particulièrement en Haïti alors que ce système connaît une grande expansion. En fait, aucune étude spécifique prenant en compte le mobile banking en tant qu'activité économique n'a encore été réalisée dans le pays, encore moins sur le potentiel économique que revêt un tel système à la réduction du chômage en Haïti. Une étude traitant d'un tel aspect pourrait aider l'Etat haïtien à travers le Ministère de l'Economie et des Finances et la Banque de la République d'Haïti à voir l'apport éventuel du Mobile Banking dans une politique globale de croissance économique. D'où la justification de notre travail visant à analyser à l'aide de données quantitatives l'importance de l'utilisation du Mobile Banking et les déterminants du revenu que gagnent les agents de Tchotcho Mobile en Haïti.

De plus, le phénomène étant nouveau en Haïti, il nous a donc paru nécessaire que des explications scientifiques soient données à son évolution et à ses limites.

Par ailleurs, dans le cadre de ce travail de recherche, nous avons mis emphase sur le Tchotcho mobile. Ce choix peut être expliqué pour deux raisons:

- Premièrement, à partir du pré-test réalisé dans l'aire métropolitaine de Port-au-Prince en Juin 2012, nous avons pu constater la quasi-absence de T-cash. Ceci peut s'expliquer par le fait que

1 Une institution de Microfinance évoluant en Haïti depuis 2000.

2 Compagnie de téléphonie mobile en Haïti offrant le service de T-cash (service permettant à une personne de faire des transactions bancaires à partir de son téléphone Voilà).

3 M-Banking : L'utilisation du téléphone portable pour fournir des services financiers qui peuvent être des transactions financières et des échanges d'informations entre le client et l'institution financière.

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Merci Corps a cessé ses programmes de cash for work4 ainsi que d'autres programmes de dons en termes d'argent et de nourriture. Le mobile Banking en l'occurrence T-cash de Voilà était utilisé comme moyen de paiement lors de l'exécution de ces projets.

- Deuxièmement, l'achat de la compagnie Voilà par la Digicel a été un choc considérable ayant causé la fermeture de T-cash vu que la Digicel disposait déjà d'un réseau offrant le même service.

I.1.2.- Intérêt du sujet

Par ailleurs, ce travail portant sur le revenu des agents de proximité du mobile banking revêt d'une importance capitale du point de vue économique, sociale et scientifique :

- Sur le plan économique, ce travail de recherche peut aider les compagnies de téléphonie mobile oeuvrant dans le domaine du Mobile Banking de mieux orienter leurs politiques en ce qui a trait aux réseaux d'agents tant par la répartition géographique de ces derniers que par l'encadrement de ceux à faible revenu dans le but de les encourager à accroître leur rendement et à cultiver un amour pour l'activité de vente du service de Mobile Banking.

- Sur le plan social, l'impact de proximité joue un rôle important pour les consommateurs vu que le Mobile banking est comme une banque à la poche par rapport à la facilité qu'il procure pour faire une transaction contrairement au système bancaire où la file d'attente est interminable. De nombreux programmes du gouvernement Martelly-Lamorthe ont été implémentés à partir du mobile banking tels que Ti Manman Chérie5, en octroyant une allocation de 800 gourdes aux mamans vivant dans les quartiers défavorisés du pays en vue d'améliorer leurs conditions de vie et celles de leurs enfants. De ce fait, un dépôt est fait mensuellement sur leurs comptes Tchotcho mobile qu'elles peuvent transformer en cash auprès des agents de proximité.

- Sur le plan scientifique, les chercheurs de tout horizon pourraient puiser dans ce modeste travail en vue de comprendre l'activité de banques mobiles et de mesurer son apport au développement socio-économique d'un pays.

4 Programme lancé après le tremblement de terre du 12 Janvier` et financé par l'ONU de près de 41 millions de dollars qui consiste à donner 5 dollars par jour aux mains d'oeuvres non qualifiés dans le but de permettre le déblaiement des sites affectés mais aussi de faciliter la survie des sinistrés.

5 Programme lancé par le gouvernement Martelly-Lamothe en Mai 2012 en vue de soutenir les parents des quartiers défavorisés au moyen d'une allocation variant entre 400 et 800 gourdes déposée sur les comptes Tchotcho Mobile de leurs téléphones portables.

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I.2.- Problématique : Réflexion sur le système mobile banking et les déterminants de revenu des agents de proximité.

Le mobile banking marque une ère de modernité dans le système bancaire mondial, surtout dans les pays en développement où le taux de bancarisation est très faible. Selon la base de données Global Findex de la Banque Mondiale, seulement 41% des adultes dans les pays en développement ont un compte bancaire. Parmi les plus pauvres, 23% des adultes vivant avec moins de 2 dollars par jour ont un compte6. A l'échelle mondiale, selon ce même rapport, 55% des hommes ont un compte contre 47% des femmes. Les raisons les plus courantes évoquées par les répondants lors de l'enquête réalisée par la Banque Mondiale et Gallup en 2011 pour expliquer l'absence de compte sont le manque d'argent, les coûts facturés par les banques ou l'éloignement des établissements et le manque de documentation nécessaire. Donc, le besoin d'un autre moyen permettant l'intégration financière des non-bancarisés se fait grandement sentir.

C'est ainsi que, suite aux avancées technologiques telles que l'internet et la téléphonie mobile que connaît le monde durant ces deux dernières décennies et le nombre faramineux des non-bancarisés7 à travers le monde, un nouveau service permettant aux gens surtout ceux vivant en milieu rural d'accéder aux services bancaires a vu le jour en Afrique avec l'apparition de M-PESA en 2009. En effet, Djamid ASSADI et Anais CUDI, dans l'article portant sur le potentiel d'inclusion du mobile banking, ont déjà fait remarquer que : « Face au nombre de non-bancarisés dans le monde et au nombre croissant de téléphones portables en usage, le mobile banking semble être la solution pour diffuser des services financiers et bancariser une nouvelle population»8. Ce système consiste à utiliser le portable comme une carte de paiement. Le détenteur d'une carte SIM peut, via un SMS, envoyer et recevoir de l'argent, payer une facture, détenir un compte, mais aussi accéder à des dispositifs d'émancipation économique, notamment via le microcrédit.

Bien que récentes, les expériences de mobile banking à travers le monde connaissent des résultats satisfaisants. Et tout particulièrement, certains systèmes initiés par des opérateurs téléphoniques proposent des services de transferts d'argent, à en croire la Direction de Microfinance de Horus Development Finance9.

6 Enquête de la Banque Mondiale et Gallup en 2011 présenté dans le Rapport Finances & Développement, Septembre 2012 titré «Accès aux services bancaires».

7 Non-bancarisation : situation où des consommateurs potentiels n'ont pas accès aux services financiers de base.

8 Citation tirée de l'étude intitulée « Le potentiel d'inclusion du Mobile Banking » : une étude exploratoire» réalisée

par Djamid ASSADI et Anais CUDI en 2011, récupérée en mars 2012 à partir du lien
http://www.cairn.info/resume.php?ID_ARTICLE=MAV_046_0227

9 Etude de faisabilité Mobile Banking par la Direction de Microfinance d'Horus Developement Finance, Septembre 2009, Page13.

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Les expériences les plus connues de mobile banking en microfinance dans le monde ont été à l'initiative d'opérateurs téléphoniques : on les nomme « telco-led ». Parmi ces expériences, il convient de citer en particulier:

- M-PESA au Kenya, dont l'opérateur est Safaricom (Vodafone). Le pilote fut lancé en Octobre 2005 avec une aide publique de DFID10. Le déploiement commercial démarra en mars 2007. En juin 2009 : 9000 agents de proximité, plus de 6 millions d'utilisateurs inscrits (1 adulte sur 4) qui utilisent M-PESA essentiellement pour effectuer des transferts d'argent domestiques et de l'épargne sur porte-monnaie électronique;

- SMART Money (Smart Communications, en partenariat avec Banco de Oro) et GCash (Globe Telecom) aux Philippines: 9 millions de clients inscrits (dont 3 millions actifs), 9000 agents11 au total.

Le succès fulgurant de ces opérateurs téléphoniques s'explique principalement par le fait qu'ils répondent à un des besoins majeurs des populations non bancarisées : celui de pouvoir effectuer des transferts d'argent de manière sécurisée, à moindre coûts que par les moyens formels ou informels préexistants. Un autre facteur non négligeable au développement du mobile banking est la densification des points de services. Cela facilite les transactions de dépôt et de retrait d'argents à travers les agents de proximité. Un maillage dense du réseau d'agents est essentiel pour impulser et entretenir une dynamique permettant de développer un système pérenne. C'est ainsi qu'au Kenya, aux Philippines, en Afrique du Sud, en Amérique latine, les systèmes de mobile banking fonctionnent avec des milliers d'agents, y compris des boutiques villageoises, des pharmacies, des stations-services, des cybercafés, etc. Selon Paul Leishman et Neil Davidson12, les agents sont la ligne de front, le visage humain des services d'argent mobile de l'opérateur. De fait, il va sans dire que ces agents tirent leur avantage de cette activité additionnelle que constitue le mobile banking car ce dernier concourt à l'amélioration de leur revenu.

Compte tenu de la nature nouvelle du service, la capacité des agents à vendre et promouvoir le M-banking est très importante car ils sont de plus en plus sollicités par les utilisateurs qui ne maîtrisent pas trop bien le service. Selon une étude réalisée par la direction de Microfinance de Horus Development Finance13 sur le mobile banking mutualisé, certains facteurs sont

10 Departement for International Development

11 Etude de faisabilité Mobile Banking par la Direction de Microfinance d'Horus Developement Finance, Septembre 2009, Page14.

12 Etude faite par Neil Davidson et Paul Leishman sur les agents du service de Mobile intitulée : « Construire, motiver et gérer un réseau d'agents pour les services d'argent mobile : guide pratique pour les opérateurs de téléphonie mobile ».

13 « Projet Mobile Banking mutualisé », Direction de la Microfinance de Horus Development Finance, Mars 2010, Page 96.

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déterminants dans la décision des petits entrepreneurs de devenir agents de proximité pour le Mobile. On distingue entre autres :

1.- L'augmentation de l'attractivité de l'Entreprise vis-à-vis de leur clientèle

Devenir un agent de proximité de l'Opérateur MB14 peut permettre à des entreprises de développer leur activité principale, en se servant de leur statut d'agent MB pour attirer davantage de clients. Ce qui a une incidence positive sur le revenu de ces derniers.

2.- L'augmentation de la rentabilité du commerce de l'Entreprise

La rémunération doit nécessairement couvrir les frais supplémentaires occasionnés à l'agent par son activité MB. Elle vient en complément d'une activité commerciale existante, elle est considérée comme un revenu marginal qui ne doit pas financer les coûts fixes de l'agent mais peut contribuer à augmenter sa rentabilité en générant un revenu supplémentaire sans augmentation des coûts fixes.

En Haïti, les services de mobile banking, mis sur pied à la fin de l'année 2010 par la DIGICEL et VOILÀ15 sous l'appellation respective de Tchotcho mobile et de T-cash16, ont eu en peu de temps une ampleur considérable tant au nombre de clients inscrits qu'à la création de petites entreprises17 constituant les agences de Tchotcho mobile et de T-Cash si bien que Digicel a remporté le prix 2011 de Service Novateur des Consommateurs du magazine « Global Telecoms Business » pour son service Tchotcho Mobile18. Toutefois, il faut reconnaître que les services de T-cash et de Tchotcho Mobile tardent encore à atteindre la grande évolution qu'ont connue les opérateurs de téléphonie mobile africains oeuvrant dans le secteur du mobile banking. En effet, pas moins de trois Organisations non gouvernementales (ONG) utilisaient Tchotcho mobile ou T-Cash pour rémunérer leurs employés. Help Age et Mercy Corps le font en utilisant T-Cash et World Vision avec Tchotcho mobile dans le cadre de son programme « Cash for work ». Par ailleurs, le gouvernement haïtien a mis sur pied récemment un programme baptisé « ti manman chérie »19 ayant pour but d'aider certains parents à prendre soin de leurs enfants scolarisés en leur octroyant une allocation mensuelle de 800 gourdes qui est déposée sur leur compte Tchotcho Mobile créé à partir de leur téléphone portable. Donc, ils peuvent faire des retraits d'argents à partir de leur téléphone en contactant les agents de Tchotcho Mobile éparpillés dans les

14 Mobile Banking

15 Digicel possède 68% de part de marché et Comcel, 28.4%, Natcom, 2.33% et Haitel 1.27%, source, Comcel.

16 Digicel en collaboration de la Scotia Bank et Comcel en collaboration de la Unibank.

17 D'après le département marketing de Voilà, T-cash compte 230 000 clients et Tchotcho Mobile en compte 110 000 selon l'article paru en novembre 2010 intitulé : « Service bancaire par téléphone » sur le site www.digicelhaiti.com.

18 http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=93500

19 Programme visant à améliorer les conditions de vie des parents les plus défavorisés, ce dernier a vu le jour en Août 2012 à Cité Soleil.

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différentes artères de l'aire métropolitaine de Port-au-Prince. Aussi convient-il de souligner l'ouverture d'un nouveau système par la Banque Nationale de Crédit (BNC) en Mai 2013 dénommé LajanCash permettant d'effectuer des achats online, payer des salaires et transférer de l'argent. Ce qui va avoir un impact considérable en termes d'augmentation du réseau d'agents.

Une population au niveau de vie élevé, telle est la préoccupation de toute politique de développement, car on ne saurait ni produire des biens pour des consommateurs dépourvus de pouvoir d'achat ni de bien gérer la richesse de la société alors que de l'autre côté persiste la misère. En tant qu'indicateur du développement humain, le niveau de revenu permet de situer les ménages sur une échelle ordonnée: d'une part les ménages à faible niveau de revenu ou pauvre et d'autre part ceux du niveau de revenu élevé. En effet, le savoir-faire, l'un des facteurs primordiaux à l'explication de la croissance du revenu, a été souligné par Adam Smith, Marshall (1920) et Schumpeter (1950). Une première formalisation du concept au sein de modèles économétriques provient de Lewis (1955) qui introduit le rôle joué par le capital humain (KH) dans le développement national quantifiable par le niveau d'éducation. De surcroît, des auteurs comme Glaeser et Shleifer (1995) montrent en effet que la croissance de revenu est positivement influencée par le niveau initial d'éducation.

Par ailleurs, les activités de téléphonie mobile représentent une source principale ou alternative de revenus pour la plupart des chômeurs haïtiens qui évoluent ou non dans le secteur informel. Nombreux sont ceux qui, à travers les rues, vendent les services de cartes de recharges électroniques en vue de percevoir un pourcentage de revenus par transactions évalués à 2% par transactions selon les informations fournies par ces derniers. Cette réalité n'est pas différente de celle de mobile banking où l'agent de proximité a pour mission d'assurer les transactions de retrait et de dépôt en vue d'avoir des ristournes sur le nombre de transactions effectuées; nous entendons par dépôt le fait que le client décide de mettre un certain montant sur son compte créé à partir de son téléphone; montant qu'il peut retirer à n'importe quel moment en utilisant bien sûr le service d'un agent de proximité. A la seule différence, l'agent de proximité doit disposer d'un fonds de roulement lui permettant d'assurer les transactions de retrait. Voilà pourquoi, la plupart des agents ont une activité parallèle qui leur facilite la gestion des transactions. Par ailleurs, l'enquête-pilote réalisée dans le cadre de cette étude révèle que certains agents de proximité tirent beaucoup plus de profit que d'autres. Vu que la pérennisation d'un réseau d'agents efficaces est essentielle à la survie de l'activité de Mobile Banking, notre curiosité intellectuelle nous pousse à nous questionner sur les facteurs expliquant ce déséquilibre ; donc, de déceler les déterminants du revenu des agents de proximité. Par ricochet, de mettre emphase sur les potentiels de l'activité et les retombées socio-économiques qu'elle peut engendrer.

Le profit des agents de proximité diffère l'un à l'autre dépendamment des stratégies adoptées pour rentabiliser ce service. Suivant le schéma structurel du Mobile Banking en Haïti, le revenu

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des agents - principaux artisans du succès des banques mobiles - dépend dans la majorité des cas des frais de retraits effectués par les utilisateurs du service. Par conséquent, d'après l'étude de Neil Davidson et Paul Leishman20, l'agent, pour pouvoir maintenir un float suffisant et augmenter sa rentabilité, doit effectuer un nombre important de transactions par jour. C'est pourquoi il convient pour les opérateurs de recruter un nombre raisonnable d'agents de proximité pour permettre à ce qu'ils aient chacun un flux de transactions élevé sinon l'agent risque de faire défection. En outre, n'existe-t-il pas d'autres facteurs pouvant influer sur le revenu des agents de proximité de Tchotcho mobile ?

Le phénomène MB en Haïti est récent, rappelons-nous. Les études le concernant sont assez rares si l'on exempte celle menée par la firme DAGMAR21 en janvier 2011 pour le compte de la DIGICEL. Quoiqu'il constitue une activité encore nouvelle permettant de générer des revenus substantiels, aucune étude sur le M-Banking visant à déterminer le mode de rémunération des agents impliqués n'a encore été menée en Haïti. De ce fait, il nous a paru important de jeter notre dévolu sur les agents de Tchotcho Mobile dans l'aire métropolitaine de Port-au-Prince afin de mettre en évidence, à partir d'une recension exhaustive, l'apport du MB22 dans l'amélioration du revenu de ces derniers. Ce travail qui se veut une aide à la compréhension du secteur de Mobile Banking apportera des éléments de réponse à l'interrogation qui suit : Quels sont les éléments susceptibles d'affecter le revenu des agents de proximité de Tchotcho Mobile dans l'activité Mobile Banking ?

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