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Gestion des déchets de ménages en ville de Butembo. Cas de la commune Kimemi.


par MASTAKI JANVIER
UNIVERSITE CATHOLIQUE DU GRABEN - Graduat 2016
  

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1.2. L'environnement

La protection de l'environnement est un facteur essentiel du développement durable de la planète, mais les intérêts politiques et économiques priment encore trop souvent sur les aspirations des populations qui, au Nord comme au Sud, prennent conscience des véritables enjeux pour leur avenir et ceux de leurs enfants (PNUE, 2015). Le terme environnement désigne l'ensemble des éléments naturels (faune et flore, air, eau, sol etc.) ou artificiels (architecture, décoration, etc.) qui conditionnent la vie de l'homme et constituent son cadre de vie, son milieu. Les composantes de l'environnement comprennent quatre groupes des variables en interrelation les unes avec les autres : le biotope, la biocénose, la population humaine et les composantes culturelles (Malde, 2010).

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La pollution désigne l'introduction directe ou indirecte, par suite de l'activité humaine, de substances dans l'air, l'eau ou le sol, susceptibles de porter atteinte à la santé humaine ou à la qualité des écosystèmes aquatiques ou des écosystèmes terrestres, qui entraînent des détériorations aux matériels, une détérioration ou une entrave à l'agrément de l'environnement ou à d'autres utilisations légitimes de ce dernier. Pour limiter les pollutions, le pollueur-payeur a été adopté par l'OCDE en 1972, en tant que principe économique visant l'imputation des coûts associés à la lutte contre la pollution (ADEMEI, 2005). Il a pour objectif de faire prendre en compte par les agents économiques, dans leurs coûts externes pour la société que constituent les atteintes à l'environnement (Malele, 2010).

En associant la gestion des déchets à l'agriculture, on peut préserver la propreté de l'environnement, réduire les risques sanitaires et encourager la production de produits frais. La pollution des villes à croissance rapide pose un grave problème de santé publique. Dans les bidonvilles, la diarrhée provoquée par l'eau contaminée est la principale cause de mortalité infantile (Fao 2015). Les ordures qui pourrissent dans les rues ou qui sont jetées non triées dans les décharges contaminent les nappes phréatiques. L'utilisation des eaux en agriculture est plus problématique, les pathogènes des légumes cultivés à l'aide des eaux usées non traitées peuvent provoquer des maladies gastro-intestinales, et même le choléra. Mais lorsque les eaux usées sont correctement recyclées à des fins agricoles, elles peuvent fournir la plupart des éléments nutritifs nécessaires à la culture des arbres fruitiers, des légumes et des plantes d'ornement.

L'alimentation des villes en eau étant de plus en plus confrontée à la concurrence, il est indispensable que le recyclage des eaux usées à des fins agricoles soit intégré dans l'urbanisme. Les étangs de stabilisation peu profonds où les algues et les bactéries servent à éliminer le pathogène tout en conservant les éléments nutritifs constituent une solution prometteuse pour les villes en expansion (FAO, 2015).

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Chap. II. Milieu d'étude et méthode

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