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Politique fiscale et croissance économique en zone CEMAC.

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par Addi HAMAN MAHAMAT
Université de Yaoundé II - Master II en Ingénierie Economique et Financière option Economie Mathématique et Econométrie 2013
  

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SECTION 2 : INSTABILITE FISCALE ET INSTABILITE DE LA CROISSANCE ECONOMIQUE : RESULTATS ET RECOMMANDATIONS

Tout comme dans la première section, il est question ici de présenter et d'interpréter les résultats de nos estimations (II.1) et des proposer des recommandations de politiques économiques (II.2) pour notre sous-région.

II.1- Présentation et interprétation des résultats

Le tableau IV.9 de l'annexe, implique que la corrélation entre les variables instabilité de la croissance et instabilité fiscale est de -0,112 ; celle entre cette instabilité fiscale et le taux d'inflation est de 0,036 et celle entre cette instabilité fiscale et le logarithme du taux d'ouverture commerciale est de 0,739. Par conséquent, notre variable explicative d'intérêt est donc endogène, et les covariances d'une part entre cette variable endogène et celle du taux d'inflation est non nulle, et d'autre part, entre notre variable explicative d'intérêt et celle du logarithme de l'ouverture commerciale est également non nulle. Dans ces conditions, il nous est possible d'effectuer une régression en panel à erreurs composées, avec le taux d'inflation et le logarithme du taux d'ouverture commerciale, constituant nos variables instrumentales.

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L'estimation par la méthode de notre modèle de panel à erreurs composées effectué au chapitre
précédent, nous a fourni les résultats consignés dans le tableau suivant que nous interprétons :

Tableau IV.10: Estimation du modèle 2. (Variable dépendante ln_sigma_t_c)

Code

Variables explicatives

fi

P>t

Influence

Constante

Constante

7,850

0,003**

Positive

Elections4

Elections (variable muette)

0,032

0,874

Positive

Conflits4

Conflits armés

0,376

0,026**

Positive

ln_sigma_tpf

Logarithme de l'écart-type du taux de pression fiscale

0,540

0,021**

Positive

ln_pibr_hbt4

Logarithme du PIB réel par habitant

-0,491

0,006*

Négative

ln_aide_hbt4

Logarithme de l'aide par habitant

0,371

0,003*

Positive

ln_dette_ext4

Logarithme de la dette extérieure

-0,924

0,000*

Négative

 

Notes : Toutes les variables explicatives sont retardées de 4 ans excepté le logarithme de l'écart-type du taux de pression fiscale. L'influence d'une variable est en gras-italique lorsque son coefficient estimé est *= Significatif à 1%, et **= Significatif à 5%.

Sources : Estimations de l'auteur sous le logiciel Stata 12

Les résultats présentés dans ce tableau impliquent que seule la variable élections est non significative. Toutes les autres le sont soit à 1% (un pour cent), soit à 5% (cinq pour cent). Les variables peuvent donc être classées en deux catégories. D'un côté la catégorie des variables qui ont des élasticités positives à savoir les variables : élections ; conflits armés ; logarithme de l'écart-type du taux de pression fiscale et le logarithme de l'aide par habitant. De l'autre côté, on a les variables qui ont des élasticités négatives. Il s'agit des variables : logarithme du PIB réel par habitant et logarithme de la dette extérieure.

Pour la première catégorie de variables

Les élections présidentielles ont un impact positif sur la variabilité du taux de croissance économique, mais non significatif.

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Les conflits armés ont un impact négatif sur la volatilité du taux de croissance du PIB des pays de la zone CEMAC. Il va de soi qu'en périodes de conflits armés, les recettes fiscales baissent, et entraine par là une volatilité de la croissance économique. Le cas du putsch manqué en République Centrafricaine de 2001 le montre ci-bien. En effet, les pertes fiscales étaient chiffrées pour le mois de juin et juillet 2001 à respectivement environ 75% et 40%, et le taux de croissance économique est passé de 3,5% à 2,2% 29.

L'instabilité des recettes fiscales (mesurée par le logarithme naturel de l'écart-type du taux de pression fiscale) a un impact négatif sur la variabilité de la croissance économique. En effet, les résultats montrent avec 5% de chances de se tromper que toute hausse de l'instabilité des recettes fiscales de 1% entraine une variabilité de la croissance économique de 0,540. Ce résultat est conforme aux travaux de Ebeke et Ehrahrt (2013).

L'aide par habitant (mesuré par le logarithme du volume d'aide par habitant), influence positivement la volatilité de la croissance du PIB. Avec 1% de chance de se tromper, nos résultats montrent que toute hausse de cette variable de 1% augmente l'instabilité de la croissance économique de 0,371. Autrement dit, la dépendance à l'aide est source d'instabilités de la croissance économique des pays de la sous-région.

Pour la deuxième catégorie de variables

Le niveau de PIB par habitant a un impact négatif sur la croissance économique, du fait du signe de son coefficient. A cet effet, avec une significativité de 1%, nos résultats montrent que toute hausse de 1% du niveau de cette variable, entraine une réduction de la volatilité de la croissance économique de 0,421. Autrement dit, le niveau de développement économique est négativement corrélé à l'instabilité du taux de croissance économique. En d'autres termes, l'amélioration du niveau de vie des populations de la zone CEMAC est de nature à réduire l'instabilité de la croissance économique.

Le volume de dette extérieure (mesuré par le logarithme du niveau de la dette extérieure) a un impact négatif et significatif sur la variabilité de la croissance du PIB. En effet, avec 1% de chance de se tromper, toute augmentation de 1% du niveau de cette variable réduit la variabilité de la croissance de 0,924. Ce résultat n'est pas surprenant car le volume de dette extérieure constitue des ressources supplémentaires pour les gouvernements. Ces montants sont ensuite

29 Selon l'Agence France Internationale, Libreville(Gabon), 21 juin 2001 Page 48

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injectés dans l'économie pour le financement des dépenses gouvernementales, créatrices des externalités positives qui stimuleront la croissance économique de long terme (Barro, 1991).

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