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UNIVERSITE DE KAMINA
«UNIKAM »
B.P 279
KAMINA
Faculté de Droit
Département de Droit Economique et
Social
Transactions numériques et virtuelles à
l'égard du Droit
Congolais
Par : Gérard KABELA KOWA
Mémoire présenté et défendu
en vue de l'obtention du grade de Licencié en Droit
Octobre 2024
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UNIVERSITE DE KAMINA
Î ~~- « UNIKAM
»
~,~ B.P 279
KAMINA
Faculté de Droit
Département de Droit Economique et
Social
Transactions numériques et virtuelles à
l'égard du Droit
Congolais
Par : Gérard KABELA KOWA
Directeur : Lucain KASONGO MWADIAVITA
Professeur
Année académique 2024-2025
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4
RESUME
La montée en puissance des cryptomonnaies,
comme le Bitcoin et l'Ethereum, bouscule les systèmes financiers
traditionnels en proposant des alternatives décentralisées et
sécurisées pour les transactions monétaires. En
République Démocratique du Congo (RDC), malgré les
avertissements de la Banque Centrale du Congo (BCC) contre leur utilisation non
réglementée, l'intérêt pour ces monnaies virtuelles
est en hausse, soulevant des questions juridiques et réglementaires sur
leur statut légal et leur impact économique et
social.
Cette étude comble un vide en se concentrant
sur le contexte congolais des cryptomonnaies, explorant les raisons de leurs
restrictions et comment les réguler légalement. Elle propose
d'évaluer si la législation actuelle est adaptée et
examine les opportunités offertes par la technologie blockchain dans le
cadre juridique congolais.
L'hypothèse avancée est que l'absence de
cadre juridique clair et les facteurs socio-économiques expliquent la
faible acceptabilité des cryptomonnaies en RDC. Des mesures
réglementaires spécifiques sont jugées nécessaires
pour favoriser leur utilisation légale, tout en capitalisant sur la
technologie blockchain pour stimuler la croissance
économique.
L'étude se propose de renforcer le cadre
juridique congolais dans le domaine des transactions numériques,
d'améliorer le système financier et bancaire du pays et de
fournir des recommandations politiques pour maximiser les avantages des
cryptomonnaies tout en atténuant les risques. Elle poursuit trois
objectifs principaux : évaluer les impacts économiques,
étudier les implications sociales et analyser les aspects juridiques et
réglementaires de la légalisation des cryptomonnaies en
RDC.
Méthodologiquement, elle combine la sociologie
du droit et l'approche comparative, utilisant des méthodes de recherche
telles que la recherche documentaire, les entretiens et l'analyse de contenu.
Elle se concentre sur la période de 1980 à 2023, limitant son
champ à la RDC tout en examinant brièvement l'expérience
africaine et internationale.
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5
Les chapitres examinent respectivement le cadre
théorique, juridique et évolutif des transactions
numériques, ainsi que des propositions pour une réglementation
efficace et adaptée. L'analyse des détenteurs de cryptomonnaies
dans divers pays africains souligne des disparités influencées
par des facteurs socio-économiques et réglementaires
spécifiques à chaque pays.
En RDC, l'absence de législation
spécifique crée une zone grise favorisant des activités
potentiellement criminelles. Les facteurs socio-économiques comme la
jeunesse de la population et la faible bancarisation contribuent à
l'essor des cryptomonnaies. Les avantages potentiels, tels que
l'accessibilité et la sécurité des transactions, sont
contrebalancés par des risques tels que la volatilité et
l'utilisation illicite.
Des recommandations sont formulées pour une
réglementation efficace, incluant la sensibilisation du public et le
renforcement de la surveillance, ainsi que l'exploration de la création
d'une monnaie numérique de banque centrale congolaise pour capitaliser
sur les avantages de la technologie blockchain.
En conclusion, l'émergence des cryptomonnaies
en RDC présente des défis et des opportunités. Une
réglementation équilibrée combinant sensibilisation,
surveillance et innovation technologique est nécessaire pour maximiser
les avantages tout en minimisant les risques, offrant ainsi la
possibilité de stimuler la croissance économique et
d'améliorer la vie des citoyens congolais.
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INTRODUCTION
1. CONTEXTE DE L'ETUDE
Autrefois, la monnaie se limitait à un simple
morceau de papier que l'on tenait dans nos mains. Aujourd'hui, le monde est
fasciné par la notion révolutionnaire de stocker de la valeur
sous forme numérique à travers les crypto-monnaies.
Ces monnaies virtuelles ont connu une croissance
exponentielle ces dernières années, émergeant de
l'ère numérique pour devenir des actifs financiers novateurs.
Utilisant la cryptographie pour sécuriser les transactions, elles
fonctionnent comme des moyens d'échange décentralisés,
défiant ainsi les systèmes financiers traditionnels.
La monnaie virtuelle est devenue un sujet populaire
ces dernières années avec l'augmentation de la popularité
des cryptomonnaies notamment le Bitcoin et l'Ethereum. Elle suscite un
intérêt croissant car elle représente un défi pour
la réglementation et la surveillance financière. La
première et la plus célèbre de ces monnaies est le
Bitcoin, créé en 2009. Depuis lors, des milliers d'autres
crypto-monnaies ont été développées, chacune avec
ses propres particularités et applications. Parmi les notables, on
compte l'Ethereum et bien d'autres'.
Dans le contexte congolais, l'usage des monnaies
virtuelles est en augmentation. Cela est dû à plusieurs facteurs,
dont l'adoption rapide des technologies numériques par les jeunes.
Cependant, cette croissance rapide a soulevé des questions de droit,
tant en termes de protection des consommateurs que de prévention de
l'utilisation abusive de ces technologies.
La BCC a martelé à maintes reprises sur
le fait que les cryptomonnaies du type Bitcoin, Ethereum et autres monnaie
virtuelles proposées sur
ANDERSON James, Cryptomonnaie : le guide ultime
débutant et intermédiaire pour apprendre à investir,
trader et miner les crypto-monnaies, CSIPP, s. I. 2018,
pp.14-20.
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7
les plateformes électroniques ne sont ni
réglementées, ni autorisées à opérer en
RDC2.
Malgré les mises en garde de la Banque Centrale
du Congo (BCC) contre l'utilisation des cryptomonnaies non
réglementées, ces dernières gagnent en popularité
auprès des jeunes et sur internet. Paradoxalement, alors que certaines
initiatives privées promeuvent l'utilisation de la blockchain et des
cryptomonnaies, le pays envisage également le numérique comme un
levier de croissance économique, conformément à son Plan
National Stratégique du Développement (PNSD).
La tendance de l'adoption de la blockchain et des
cryptomonnaies gagne en popularité, notamment parmi les jeunes, dans
plusieurs pays africains. La République Démocratique du Congo a
intégré le numérique dans son Plan National
Stratégique du Développement pour promouvoir une transformation
structurelle et un développement inclusif.
2. ETAT DE LA QUESTION
Une revue de la littérature approfondie
constitue une base essentielle pour aborder de manière pertinente le
sujet. Certains chercheurs, pour n'est pas dire plusieurs, ont
déjà exploré le domaine des monnaies virtuelles et de leur
impact sur les systèmes financiers et juridiques.
La recherche scientifique, domaine de
complémentarité et de reformation où s'entremêlent
analyses, critiques, observations, remarques et suggestions dans un souci de
progrès, est un champ dans lequel nous ne sommes pas les premiers
à aborder la question de l'informatique juridique à travers les
monnaies virtuelles, encore moins celui du droit monétaire congolais, en
particulier du Système monétaire congolais. Ainsi, pour cette
étude, les travaux des prédécesseurs ont permis
d'établir un état préalable de la question.
Aristide NGONGA3, dans son mémoire,
a examiné la nature et le
Ministère du numérique, que retenir de
la cryptomonnaie en Afrique et spécifiquement en RDC, agenda,
Kinshasa, le 14 avril 2022. Disponible sur : https://.numerique.gouv.cd
(consulté le 06 février 2024).
3NGONGA Aristide,
Régulation des marchés financiers face à la
cryptomonnaie en droit positif congolais avec un regard du droit
européen, mémoire inédit, FD, UNIKIN,
2020.
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8
régime juridique des cryptomonnaies, soulignant
leur nature décentralisée et les défis qu'elles posent en
termes de régulation. Cependant, son analyse aurait pu être plus
approfondie, notamment en ce qui concerne la protection des
consommateurs.
À travers ses recherches, il a retenu la
définition de la cryptomonnaies comme un programme informatique
conçu comme moyen d'échange de pair à pair, contournant
ainsi l'intermédiation d'un tiers comme le prévoit le
système traditionnel. Contrairement au système bancaire, le
système des cryptomonnaies serait conçu pour fonctionner de
manière décentralisée en pair à pair, se dispensant
ainsi des banques centrales. Il a souligné que ce type de système
serait difficile à réguler car il découle d'un accord
entre les utilisateurs eux-mêmes, sa nature étant complexe
à appréhender et n'ayant pas d'émetteur défini.
Cependant, il a admis que seules des actions contre les acteurs tiers du
système, notamment les plateformes d'échanges, pourraient
être envisagées.
En plus d'être parmi les pionniers à
explorer cette nouvelle tendance, Aristide mérite des éloges pour
la lumière qu'il apporte sur les éléments de
définition des cryptomonnaies, en détaillant leur nature, leur
régime juridique et leur émetteur, ainsi que pour son analyse de
leur impact sur le marché financier. Cependant, nous lui reprochons son
manque de précision sur la nature des cryptomonnaies sans
approfondissement. De plus, il n'a pas abordé la question de la
protection des consommateurs, élément central de toute
activité liée à la consommation.
Jean-Guy DEGOS4 a étudié les
risques associés aux monnaies virtuelles, mettant en évidence les
menaces potentielles tout en soulignant les avantages qu'elles
offrent.
L'apport de cet auteur réside dans sa
capacité à établir des comparaisons judicieuses entre
leurs avantages et leurs risques par rapport aux systèmes traditionnels.
Cependant, son analyse ne prend pas suffisamment en compte la
réalité juridique spécifique à un État comme
la République Démocratique du Congo.
4DEGOS Jean-Guy,
gérer les risques permanents des bitcoins et des monnaies virtuelles
de même type, une question de management, EMS, 2017/1 n°16,
p.77-86. Disponible sur : https://www.cairn.info/ (consulté le 02
février 2023).
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9
Par ailleurs, Jonchères ERWAN5,
s'est intéressé à l'encadrement juridique des monnaies
numériques, mettant en lumière les défis
réglementaires et financiers. Bien qu'il ait souligné
l'importance de la protection des consommateurs, son analyse aurait pu aller
plus loin en évaluant l'influence croissante de ces
monnaies.
Il souligne que malgré les questions
réglementaires et financières soulevées par ces monnaies,
elles ne sont pas à l'abri de l'exploitation par des individus ou des
organisations malveillantes pour commettre des actes illégaux profitant
de leur caractère virtuel.
Concernant la protection des consommateurs, l'auteur
estime que les règles gouvernementales doivent tenir compte des
caractéristiques variées des monnaies numériques et
être adaptées en fonction du profil de l'investisseur, qu'il soit
averti ou novice dans le domaine financier. Il souligne également
l'importance de maintenir un cadre juridique technologiquement neutre pour
s'adapter aux évolutions du marché.
Jonchères ERWAN mérite des éloges
pour son approfondissement des aspects criminogènes, fiscaux et
juridiques des cryptomonnaies, ainsi que pour son engagement en faveur de la
protection des consommateurs. Cependant, il aurait pu aller plus loin en
évaluant l'influence croissante de ces monnaies et en analysant les
raisons de leur évolution.
Noël TSHIANI6 a exploré les
raisons de la méfiance envers la monnaie nationale en RDC, soulignant
les défis liés au système financier du pays. Bien que
pertinent, son analyse ne se concentre pas spécifiquement sur les
monnaies virtuelles.
L'auteur estime que la monnaie est le signe le plus
visible de la performance économique d'un pays. Ainsi tous les efforts
gouvernementaux d'amélioration des conditions sociales des congolais
sont donc voués à l'échec tant que
5 ERWAN Jonchères,
encadrement juridique des monnaies numériques : bitcoin et
autres cryptomonnaies, mémoire, en ligne, FD, Université de
Montréal, 2015. Disponible sur : https://www.papyrus.bib.umontreal.ca/
(consulté le 26 mai 2023).
6 TSHIANI
Noël, pour une monnaie nationale crédible au Congo, in
Financial Afrik, juillet 2013. Disponible sur :
https://www.financialafrik.com.
(Consulté le 28 Avril 2024).
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10
la monnaie nationale se déprécie dans de
telles proportions tandis que les salaires libellés en monnaie nationale
n'augmentent que très peu.
Il a le mérite d'avoir évoqué les
causes de la méfiance vis-à-vis de la monnaie et du
système financier de la RDC, un point important pour notre étude
puisqu'elle pourrait expliquer également les raisons de la
présence abondante des cryptomonnaies sur le marché financier
congolais. Comme limite, contrairement à nous, son étude ne
touche pas l'informatique juridique précisément les monnaies du
type virtuelle.
Dieuleveut LUBALA7, dans son article
intitulé : « pourquoi les congolais devraient-ils
s'intéresser aux cryptomonnaies ? » a examiné l'attrait des
cryptomonnaies pour les consommateurs congolais, soulignant leur potentiel de
croissance. Cependant, il n'a pas suffisamment abordé les risques
associés à ces monnaies, en particulier du point de vue
juridique.
Les cryptomonnaies peuvent être
considérées comme un vecteur de croissance pour les pays en
développement, y compris la RDC. Selon Dieuleveut LUBALA, ces monnaies
numériques peuvent aider à améliorer l'accès aux
services financiers pour les populations plus démunies en offrant des
solutions plus accessibles. Cela peut contribuer à sortir les individus
de la pauvreté en leur offrant des opportunités
économiques plus vastes.
Il estime que es cryptomonnaies peuvent offrir des
avantages significatifs aux pays en développement, mais il est crucial
de prendre en compte les risques associés et de mettre en place des
politiques réglementaires appropriées pour protéger les
intérêts des citoyens et des institutions
financières.
Ainsi, contrairement aux études
précédentes, la présente entend évaluer le
degré de l'influence des cryptomonnaies ou les causes de sa
montée en puissance en RDC en dépit des restrictions et propose
les stratégies envisageables face
LUBALA Dieuleveut, pourquoi les congolais
devraient-ils s'intéresser aux cryptomonnaies ? Article en ligne,
FD, UOB. Disponible sur :
https://www.univofbukavu.org./pdf
(consulté le 26 Avril 2024).
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11
à ces
phénomènes.8
Comme branches du droit mobilisés, cette
étude a fait appel à l'informatique juridique, au Droit
monétaire explicitement ; au Droit bancaire et au Droit financier
implicitement, et afin au Droit de la protection des consommateurs.
L'informatique juridique intervient dans le
caractère spécifique que présentent les monnaies
virtuelles, l'espace et la technologie qu'elles utilisent. Et puisque la
question de la monnaie fait généralement appel au système
monétaire, sa création et son émission
particulièrement au système bancaire, sa régulation et
contrôle au système financier. C'est sur ce, qu'intervient le
Droit monétaire de manière explicite, le Droit bancaire et
financier de manière implicite. Le droit de la protection des
consommateurs intervient dans l'aspect consumériste de cette
étude dans les différentes propositions visant la protection des
usagers d'internet.
C'est sur base de tous ces éléments que
nous avons pu dégager un état de la question documenté qui
a servi comme la clé de la problématisation du sujet de cette
recherche.
3. PROBLEMATIQUE
Face à l'émergence des cryptomonnaies en
RDC, plusieurs questions se posent quant à leur
légitimité, leur statut légal, et leur acceptation en tant
que moyen de paiement. Il est également crucial d'évaluer si la
législation actuelle est suffisante pour réguler ces monnaies et
si des ajustements législatifs sont nécessaires pour tenir compte
de leur utilisation croissante.
Dans tous les pays du monde, la monnaie et ses
perturbations dramatiques ont une influence décisive sur
l'évolution du droit des affaires et de l'économie
financière. Les cryptomonnaies et d'autres monnaies virtuelles
n'échappent pas à cette règle.
8 PERRIN Amaury,
le bitcoin et le droit, problématiques de la qualification, enjeux
de régulation, in gestion et finances publiques, 2019, p.84.
Disponible sur : https://www.cairn.info/ (consulté le 02 Avril
2024).
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12
Bien que cette innovation ne soit pas encore
intégrée dans l'arsenal juridique congolais, il est courant de
constater en contre-courant, aujourd'hui plusieurs usagers de l'internet
recourir à cette nouvelle tendance. Ces pratiques courantes chez les
jeunes aspirant l'entreprenariat, les amateurs des investissements et certains
addictifs aux gains faciles.
Tout en considérant la position
réservée de l'autorité compétente congolaise au
départ sur cette matière depuis sa naissance puis
l'intérêt soudain manifesté à travers le
ministère du numérique dans sa publication sur son site officiel
dont un petit extrait :
« C'est à ce titre que les cryptomonnaies
occupe une attention toute particulière en Afrique et
spécialement en RDC... Parmi les acteurs rencontrés, figure la
firme de la blockchain TON (The Open Network)...en vue de
réfléchir sur les conditions et les modalités de
développement de cette monnaie en RDC9».
De ce qui précède, force est de
constater la possibilité pour la RDC d'emboiter le pas vers cette
tendance.
Mais au regard de l'état actuelle des
règles du Droit monétaire congolais, plusieurs questions se
soulèvent. Parmi lesquelles surgissent notamment « celle de la
légitimité de l'utilisation de ces monnaies, leur statut
légal, leur acceptation en tant que moyen de paiement légitime en
RDC, celle d'évaluer si la législation congolaise sur la monnaie
est suffisante pour aborder les défis spécifiques posées
par ces monnaies, d'analyser le degré d'adaptabilité des
réglementations existantes en RDC à l'utilisation croissante des
monnaies virtuelles et si les ajustements législatifs sont
nécessaires, etc. ».
Parmi tant de questions qui peuvent se poser suite
à ces observations, La présente étude vise à
répondre aux questions suivantes :
· Pourquoi les restrictions sur l'utilisation des
cryptomonnaies
9 Ministère
du numérique, op.cit.
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13
rencontrent-elles des inobservations en RDC
?
· Comment peut-on légalement protéger
leur utilisation ?
· Comment capitaliser sur la technologie blockchain
en droit monétaire congolais ?
· La nécessité d'une e
législation adaptée à leur utilisation ?
4. HYPOTHESES
Une hypothèse est selon différents
grands penseurs, une proposition relative aux conditions de production d'un
certain type de phénomènes, vérifiable
expérimentalement pour en confirmer la
véracité.10
Henri Poincaré souligne que les propositions
générales sont un
résultat premier."
Face à nos préoccupations
soulevées, nous envisageons les réponses anticipées
suivantes :
La faible acceptabilité des cryptomonnaies en
RDC peut s'expliquer par un manque de cadre juridique clair et par des facteurs
socio-économiques. Nous pensons que la mise en place de mesures
réglementaires spécifiques et transparentes est essentielle pour
favoriser leur utilisation légale. Enfin, nous estimons que la RDC
pourrait tirer parti de la technologie blockchain en adoptant une approche
légale et réglementaire adaptée à son contexte
national.
La RDC devrait adopter une approche
équilibrée en matière de réglementation des
cryptomonnaies, en fournissant des informations objectives sur les avantages et
les risques associés à ces monnaies numériques. Cela
permettrait aux
10 De
('hypothèse, Caim.info, la-raison-psychanalytique,
page-29.
11 Statut &
traitement dynamique des hypothèses dans une recherche,
https://www.caim.infoirevue-recherches-en-sciences-de-gestion-2013-4-page-231.
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14
citoyens de prendre des décisions éclairées
quant à leur utilisation.
5. INTERETS ET OBJECTIFS
5.1. Intérêts
L'objectif principal de cette étude est de contribuer
à l'évolution du cadre juridique congolais dans les domaines du
numérique, de la monnaie, de la banque, de la finance et de la
protection des consommateurs en RDC.
Cette recherche vise à renforcer le droit
monétaire congolais, à améliorer le système
monétaire, bancaire et financier du Congo en intégrant la
technologie blockchain, et à explorer les opportunités offertes
par cet univers en pleine émergence.
Sur le plan pratique, cette étude ambitionne de devenir
un outil de référence pour les législateurs, en
fournissant des recommandations et en constituant un document de base pour les
futurs chercheurs intéressés par ce domaine de recherche.
5.2. Objectifs
Cette étude poursuit quatre objectifs principaux :
1. Évaluer les impacts économiques : Analyser
les effets de la légalisation des cryptomonnaies sur l'économie
de la RDC, incluant son impact sur la croissance économique, l'emploi,
les investissements, le commerce international et d'autres aspects
économiques.
2. Étudier les implications sociales : Examiner les
implications sociales de la légalisation des cryptomonnaies en RDC,
notamment son impact sur l'inclusion financière, l'accès aux
services financiers, la sécurité des transactions et d'autres
aspects sociaux liés à l'utilisation des cryptomonnaies.
15
3. Analyser les aspects juridiques et
réglementaires : Examiner les implications juridiques et
réglementaires de la légalisation des cryptomonnaies en RDC, y
compris l'analyse du cadre réglementaire existant, les défis
juridiques potentiels, les meilleures pratiques internationales et les
recommandations pour un cadre réglementaire efficace.
4. Proposer des recommandations politiques : Fournir
des recommandations politiques fondées sur des données empiriques
solides pour les décideurs en RDC, visant à maximiser les
avantages de la légalisation des cryptomonnaies tout en atténuant
les risques potentiels.
Ce faisant, cette étude cherche à
évaluer les impacts économiques, sociaux, juridiques et
réglementaires de la légalisation des cryptomonnaies en RDC,
ainsi qu'à formuler des recommandations politiques pour guider sa mise
en oeuvre, tout en proposant des stratégies pour capitaliser les
avantages liés à la technologie blockchain dans le droit
monétaire congolais.
6. CADRES METHODOLOGIQUES
Pour atteindre ces objectifs, des
procédés essentiellement pragmatiques ont été
employés dans le cadre de cette étude.
6.1. Méthodes
Pour Madeleine GRAWITZ, la méthode est un
ensemble d'opérations intellectuelles par lesquelles une discipline
cherche à atteindre une vérité qu'elle poursuit,
démontre et vérifie.12
Dans cette recherche, la sociologie du droit s'est
avérée être l'approche la plus appropriée pour
atteindre les objectifs fixés et vérifier les hypothèses
formulées. Elle a été complétée par une
approche comparative.
La sociologie du droit est une étude des
rapports entre le droit et
12 GRAWITZ, M.,
Méthode des sciences sociales, 2e édition, Paris,
Dalloz,1974, p.289.
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E3Modifier avec VVPS Off._
16
la société, d'après
CORTEN13. A l'image de DURKHEIM « c'est dans les entrailles
même de la société que le droit s'élabore, et le
législateur ne fait que consacrer ce qui se fait sans lui14
».
La sociologie du droit examine les relations entre le
droit et la société, en mettant l'accent sur la manière
dont le droit émerge des dynamiques sociales. Cette approche a permis
d'analyser l'utilisation des cryptomonnaies en tant que phénomène
social, de les confronter aux normes juridiques congolaises et d'évaluer
les moyens pour le législateur congolais de répondre à
cette évolution.
Cette méthode a été
renforcée par l'approche comparative, qui a facilité la
comparaison entre la réalité congolaise et celle d'autres pays,
permettant ainsi une approche synchronique pour déterminer les
meilleures pratiques.
De façon pratique, elle nous a aidées
à faire une approche synchronique de la situation des monnaies
virtuelles vécue sous d'autres cieux afin de démontrer les
meilleures manières de s'y prendre, de faire proposition qui soit plus
efficace.
6.2. Techniques
Plusieurs techniques de recherche ont
été utilisées pour soutenir cette étude, notamment
celle documentaire, l'interview libre, la technique descriptive et l'analyse du
contenu.
La recherche documentaire a permis de recueillir des
documents pertinents dans le domaine de l'étude, tels que des ouvrages,
des cours, des textes juridiques, des articles de presse et des rapports en
ligne. Les entretiens libres ont permis de recueillir des informations
auprès d'utilisateurs de cryptomonnaies et de plateformes
d'échanges. Enfin, l'analyse de contenu a été
utilisée pour traiter systématiquement les données
recueillies et faciliter une réflexion approfondie.
13 CORTEN Olivier,
méthodologie du droit international, UBlire, Bruxelles, 2017,
p.30.
14 DURKHEIM
Emile, cours de sciences sociales du droit (1888), in revue internationale
de /enseignement cité dans : « cours de sociologie,
(chapitre 8 Sociologie du droit », cours, Institut d'Etudes Politiques de
Paris, année académique 2017-2018, p.144. Disponible sur:
https://www.studocu.com/document
(consulté le 1 Avril 2024).
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17
7. DELIMITATION DU TRAVAIL
Il convient de souligner que cette étude est
limitée dans le temps, couvrant la période allant de l'apparition
de la première monnaie virtuelle en 1980 jusqu'à l'année
2023. Elle se concentre sur la RDC tout en survolant l'expérience
africaine et internationale.
8. PLAN SOMMAIRE
Outre l'introduction et la conclusion, ce travail est
subdivisé en
quatre chapitres :
1. «cadre théorique sur les
transactions numériques et virtuelles à l'épreuve du
droit» ;
2. «cadre juridique sur les transactions
numériques et virtuelles à l'épreuve du droit»
;
3. « perspective d'évolution des
nouvelles technologies face au droit »
4. « les propositions pour une
règlementation efficace et adaptée à ces nouvelles
réalités».
Dans chaque chapitre, des éléments
théoriques, juridiques et pratiques seront examinés pour
répondre aux objectifs de l'étude.
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18
CHAPITRE I. CADRE THÉORIQUE SUR LES TRANSACTIONS
NUMÉRIQUES ET VIRTUELLES A L'ÉPREUVE DU DROIT
Le cadre théorique sur les transactions
numériques et virtuelles à l'égard du droit congolais
repose sur la reconnaissance des contrats électroniques, la protection
des données personnelles et l'adaptation des règles
contractuelles traditionnelles aux spécificités des transactions
en ligne.
Ce chapitre aborde la question de cadres théoriques, il
touche la théorie du Système monétaire congolais en
développant la notion de la monnaie, les princes du Droit
monétaire congolais et il expose la compréhension des monnaies
virtuelles.
SECTION I. PREALABLES DEFINITIONELS 1.1
TRANSACTIONS
Les transactions font référence à des
opérations commerciales ou financières, telles que l'achat, la
vente, l'échange ou le transfert de biens, de services ou de droits
entre des parties. Elles impliquent un échange de valeur et la
conclusion d'un accord entre les parties concernées.
1.2 NUMÉRIQUES
Le terme "numérique" fait référence
à tout ce qui est relatif aux nombres, informatique. Dans un sens plus
large, le numérique englobe les technologies de l'information et de la
communication (TIC) qui utilisent des systèmes de traitement et de
transmission de l'information basés sur des nombres binaires (0 et
1).
Les technologies numériques incluent notamment les
ordinateurs, les smartphones, les tablettes, les réseaux informatiques,
Internet, les logiciels, les applications, les données
numériques, les réseaux sociaux, le Cloud computing,
l'intelligence artificielle, la réalité virtuelle, la blockchain,
etc.
E3Modifier avec VVPS Off._
19
1.3 VIRTUELLES
Le terme "virtuelle" renvoie à ce qui est
simulé, créé, ou se déroule dans un environnement
numérique ou informatique, et qui n'a pas de réalité
physique tangible. Les transactions virtuelles sont des opérations
effectuées en ligne, sur des plateformes numériques, des
réseaux informatiques ou des espaces virtuels.
1.4 DROIT
Le droit est un ensemble de règles et de normes qui
régissent les relations entre les individus, les groupes et les
institutions au sein d'une société donnée. Il vise
à organiser la vie en société, à garantir la paix
sociale, la justice et l'équité. Le droit établit des
droits et des devoirs pour les individus, définit les
responsabilités des différentes parties, et prévoit des
mécanismes pour régler les conflits et les litiges.
SECTION II. LE SYSTÈME MONÉTAIRE
CONGOLAIS
Dans ce cadre, sont abordées successivement la notion
de la monnaie en général, les principes du Droit monétaire
congolais et certaines notions connexes.
NOTIONS
Le système monétaire congolais est dirigé
par la Banque Centrale du Congo (BCC), qui a pour objectif principal d'obtenir
et de maintenir la stabilité du niveau général des prix.
Pour atteindre ce but, la BCC utilise une politique monétaire qui vise
à ajuster l'offre de monnaie à la demande de monnaie, en veillant
à ce que le niveau des liquidités ne soit ni excessif, ni
insuffisant pour
La stabilité du taux de change est un autre objectif
important de la BCC. Pour atteindre ce but, la banque utilise ses instruments
pour l'atteinte de ses objectifs, notamment en utilisant l'algorithme de
représentation d'Engel et Granger pour vérifier la relation
dynamique de ses variables. Les résultats montrent que les variations de
la masse monétaire ont des effets sur les fluctuations du taux de
change, mais que ces effets sont plus importants à long terme
qu'à court terme.
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20
Le système monétaire congolais est
dirigé par la BCC, qui utilise une politique monétaire pour
ajuster l'offre de monnaie à la demande de monnaie et maintenir la
stabilité des prix. Cependant, la conduite de la politique
monétaire est influencée par des facteurs institutionnels et des
chocs externes, et les canaux de transmission de la politique monétaire
sont considérés comme faibles.15
§1. Compréhension des monnaies Virtuelles
On ne cessera jamais de se demander ce qu'est la
monnaie et on sera toujours embarrassé d'y répondre, dit H.
GUITON, cité par KATO-KALE Lutina, dans son ouvrage « Le
Système monétaire et financier du Congo, évolution
environnemental et problèmes ».16
La réponse à cette question fondamentale
dépendrait selon que l'on se retrouve face aux sociologues,
économistes ou juristes. Ces derniers donnent des réponses forts
divergentes qui tiennent à des préoccupations non identiques, a
fait remarquer D. CARREAU. Le sociologue, par exemple, insistera avant tout sur
l'attitude du groupe face au phénomène monétaire, le
juriste sur le rôle de l'Etat.17
Pour cet auteur donc, le terme « monnaie »
renferme plusieurs approches possibles : « l'approche sociologique,
numismatique, mythologique, juridique etc. ».
J. DAVID et P. JAFFRE estiment que définir la
monnaie est une entreprise difficile sans doute impossible avec une parfaite
rigueur. Mais ils estiment qu' « il est donc commode de définir la
monnaie par les fonctions qu'elle remplit », puisque « les formes que
prend la monnaie sont nombreuses et changeantes ». Ils évoquent que
: « la notion de monnaie appartient à un groupe de notions qui
s'appréhendent plus qu'elles ne se décrivent. Certains objets
trouvent souvent dans
15 La politique monetaire
de la banque centrale du congo pour soutenir la ...
https://www.memoireoniine.com/07/10/3656/naa-politique-monetaire-de-/abanque-centrale-du-congo
pour soutenir-/a-monnaie-nationa (consulté le 08 Avril
2024)
16 KATO-KALE Lutina,
Le système monétaire et financier du Congo, 1 er
éd. Bémaf, Kinshasa, 2018, p.32.
17 Idem.
E3Modifier avec VVPS Office
21
l'usage qu'on en fait leur meilleure définition,
c'est le cas de la monnaie.18
De ce qui précède, il y a lieu
d'affirmer que « la monnaie est définie par ses fonctions »,
comme le souligne B. NOGARO. En d'autres termes, la monnaie existe du point de
vue de l'économie, dans toutes les forces du terme, lorsque les dites
fonctions sont assurées.
Au départ la monnaie était une
marchandise qui avait une valeur propre, comme des « troupeaux, l'or...
», Puis avec le temps celle-ci a changé de forme et des chiffres
apposés sur du papier sont venus remplacer la marchandise
échangée contre la marchandise. Le papier pouvait,
désormais être échangé contre la marchandise,
à l'instar de certificats-or. De nos jours, la monnaie est devenue
fiduciaire, c'est-à-dire que la valeur de la monnaie repose sur la
confiance du public en sa valeur, car celle-ci n'est plus intrinsèque
à la monnaie. La monnaie fiduciaire est donc la monnaie émise par
une autorité centrale. La confiance est l'élément central
des systèmes monétaires fiduciaires.19
Toutefois avec l'avènement de l'internet et
l'avancée technologique sont apparus de nouveaux systèmes
monétaires, différents des systèmes monétaires
fiduciaires. Ces nouveaux systèmes monétaires sont
numériques et virtuels qui seront développés dans les
points qui suivront.
1.1 Cadre Juridique Congolais en matière de
monnaie
Le cadre juridique congolais en matière de
monnaie englobe les instruments juridiques applicables aux activités
liées aux cryptomonnaies. Bien que la RDC n'ait pas encore adopté
de législation spécifique concernant les monnaies virtuelles, des
textes législatifs existent pouvant s'appliquer à ces
activités.
Principaux Textes Législatifs :
1. La Constitution de la RDC:
- La constitution, amendée par la loi
n°11/002 du 20 janvier 2011, offre des principes
18 Wikipédia,
monnaie, [en ligne], 2023. Disponible sur: https://.fr.m.wikipedia.org
(consulté le 21 Avril 2024).
19 KATO-KALE Lutina, op. Cit.
pp.90, 523.
E3Modifier avec VVPS Office
22
importants pour les activités liées aux
cryptomonnaies, notamment dans ses articles 170 et 176.
2. Ordonnance-loi n°23/010 du 13 Mars 2023 :
- Cette ordonnance porte le code du numérique
en RDC, apportant des dispositions supplémentaires pour le secteur
numérique, qui peut également impacter les transactions
impliquant potentiellement les cryptomonnaies.
3. Ordonnance-loi n° 67/272 du 23 Juin 1967 :
- Cette ordonnance fixe le pouvoir
réglementaire de la BCC, ce qui pourrait influencer les activités
liées aux crypto-monnaies.
4. Loi Organique n°18/027 du 13 Décembre 2018
:
- Cette loi régit l'organisation et le
fonctionnement de la BCC.
5. Réglementation du Change de la BCC:
- Cette réglementation pourrait
également avoir un impact sur les transactions impliquant des
cryptomonnaies.
6. Loi n° 04/016 du 19 Juillet 2004 :
- Cette loi concerne la lutte contre le blanchiment
des capitaux et le financement du terrorisme, ce qui pourrait être
pertinent pour les transactions financières impliquant des
cryptomonnaies.
7. Décret n°004/2001 du 31 Janvier 2001 :
- Ce décret traite du régime des
opérations en monnaie nationale et étrangère en RDC,
pouvant potentiellement s'appliquer aux transactions en
crypto-monnaies.
8. Loi n°18-019 du 9 Juillet 2018 :
- Cette loi concerne les systèmes de paiement
et de règlement-titres, offrant un cadre pour les transactions
financières.
E3Modifier avec VVPS Off._
23
§2. TYPES DES MONNAIES
Différents types de monnaies existent, chacun avec
ses caractéristiques distinctes :
- Monnaie Scripturale : Argent inscrit en compte
bancaire, représentant la majeure partie de la masse
monétaire.
- Monnaie Fiduciaire : Billets de banque et
pièces de monnaie, basés sur la confiance des utilisateurs dans
leur valeur.
- Monnaie Divisionnaire : Pièces de monnaie
métalliques, cantonnées aux petits paiements.
CHAP II. CADRE JURIDIQUE SUR LES TRANSACTIONS
NUMÉRIQUES ET VIRTUELLES A L'ÉPREUVE DU DROIT
Ce chapitre met en exergue la question de cadre
juridique, où il touche la théorie du Système
monétaire congolais en développant la notion de la monnaie, les
principes du droit monétaire congolais et il expose la
compréhension des monnaies virtuelles. Ensuite il aborde le cadre
juridique congolais, incluant les instruments juridiques congolais en vigueur,
entre autre la principale ordonnance-loi N°23-010 du 23 mars 2023 portant
code numérique.
SECTION I. LEGISLATION NUMERIQUES EN RDC
En RDC, un nouveau Code du numérique pour
favoriser le développement et la diversification de l'économie ;
le ministre du Numérique, le Prof. Dr Désiré-Cashmir
Kolongele Eberande, a présenté l'Ordonnance-Loi portant Code du
numérique lors d'une cérémonie organisée à
Kinshasa le 15 juin 2023. Cette présentation avait pour but de
vulgariser le texte et d'expliquer les différents apports du texte dans
la vie quotidienne des congolais.
Selon le ministre, le texte présente des
innovations en ce qu'il comble les lacunes juridiques que connaissait le pays
dans le secteur. D'une part, certaines matières n'étaient pas
prises en compte par les législations existantes, et d'autres parts, la
législation n'offrait pas suffisamment de dispositions. Comme
par
E3Modifier avec VVPS Office
24
exemple celles de la protection des données
à caractère personnel ou la signature
électronique.
Pour rappel, le Projet de loi portant Code du
Numérique a été validé par le Gouvernement
congolais en octobre 2022, puis jugé recevable par l'Assemblée
Nationale en décembre 2022. La loi a été promulguée
le 13 mars 2023, marquant ainsi une étape importante dans le
développement du secteur numérique en
RDC.20
§.1 ANALYSE DES DISPOSITIONS DU CODE
NUMÉRIQUE CONCERNANT LES TRANSACTIONS NUMÉRIQUES
Les aspects spécifiques des dispositions du
Code Numérique Congolais du 13 Mars 2023 sont la sécurité
des transactions, la régulation et la surveillance.
Le Code Numérique Congolais comporte plusieurs
dispositions qui visent à garantir la sécurité des
transactions numériques, notamment en matière de cyber
sécurité et de protection des données personnelles. Par
exemple, le Code prévoit la mise en place d'un cadre
réglementaire pour le cyber sécurité, qui inclut la
protection des systèmes informatiques, la gestion des risques de
cybercriminalité et la responsabilité des opérateurs du
secteur numérique en matière de cyber
sécurité.21
En outre, le Code Numérique Congolais
établit des règles pour la régulation et la surveillance
des activités numériques. Par exemple, il prévoit la
création d'un cadre juridique pour la signature électronique, qui
vise à garantir la vérification de l'authenticité des
signatures électroniques et à empêcher la
contrefaçon. De plus, le Code Numérique Congolais comporte des
dispositions sur la protection des données à caractère
personnel, qui visent à garantir la confidentialité et la
sécurité des informations personnelles collectées et
traitées numériquement.
20 Nathanaël Mavinga,
En RDC, un nouveau Code du numérique pour favoriser le
développement et la diversification de l'économie,
(consulté le 19 Avril 2024)
21 ORDONNANCE-LOI N°23/010
DU 13 MARS 2023 PORTANT CODE DU NUMÉRIQUE CONGOLAIS
E3Modifier avec VVPS Off._
25
Enfin, le Code Numérique Congolais
prévoit également des dispositions sur les infractions
liées aux activités numériques, notamment en
matière de cybercriminalité. Par exemple, il prévoit des
sanctions pour les infractions liées à la contrefaçon de
logiciels, à la piraterie informatique et à la diffusion de
contenu illicite.
En résumé, les aspects
spécifiques des dispositions du Code Numérique Congolais du 13
Mars 2023 qui peuvent vous intéresser sont la sécurité des
transactions numériques, la régulation et la surveillance des
activités numériques, et les infractions liées aux
activités numériques. Ces dispositions visent à garantir
la protection des droits numériques et à créer un
environnement juridique favorable au développement du secteur
numérique en République démocratique du Congo.
1.2 OBJECTIFS
Les objectifs du Code Numérique Congolais du 13
Mars 2023 peuvent être résumés en plusieurs points
:
1. Réglementation du secteur du
numérique Le Code Numérique vise à réglementer
le secteur du numérique en établissant un cadre juridique et
institutionnel pour la protection des droits et libertés fondamentaux
des personnes à l'égard du traitement des données à
caractère personnel.
2. Protection des droits numériques
Le Code Numérique est vanté pour être
extrêmement pertinent et innovateur en ce qu'il comble les lacunes
juridiques dans le domaine du numérique.
3. Sécurité et protection
pénale des systèmes informatiques: Le Code Numérique
comprend un livre IV qui se concentre sur la sécurité et la
protection pénale des systèmes informatiques, en particulier
contre diverses malveillances dans les cyberespaces.
4. Régulation des plateformes
numériques: Le Code Numérique vise à
réglementer les plateformes numériques et à
déterminer les principes et conditions d'identification
électronique.
E3Modifier avec VVPS Office
26
5. Cyber sécurité: Le Code
Numérique prévoit la protection des systèmes informatiques
contre les cyberattaques, ce qui vise à garantir la
sécurité des transactions numériques.
6. Protection des données à
caractère personnel. Le Code Numérique comporte des
dispositions sur la protection des données à caractère
personnel, qui visent à garantir la confidentialité et la
sécurité des informations personnelles collectées et
traitées numériquement.
Z Lutte contre la cybercriminalité: Le
Code Numérique inclut des dispositions sur les infractions dans le
domaine du numérique, ce qui vise à lutter contre la
cybercriminalité.
Les droits numériques sont essentiellement les
droits de l'homme à l'ère du numérique, comprenant les
droits qui sont impliqués dans notre accès et notre utilisation
des technologies ainsi que la manière dont les droits fondamentaux se
jouent dans l'environnement en ligne.
1.3 INTERETS
L'avènement d'un code du numérique, en
tant que loi spéciale, pour réglementer le secteur du
numérique et, en filigrane, protéger les droits numériques
constitue, en soi, une avancée normative appréciable en
RDC.
Cette loi est, en effet, d'une pertinence
avérée dans la mesure où elle devra combler le vide
juridique dans le domaine du numérique mais aussi les lacunes des autres
législations apparentées. Elle constitue en même temps une
réponse à la nécessité de doter le pays d'une
législation appropriée pour régir les différents
aspects, problèmes et situations liés à la
prolifération des Technologies de l'Information et de la Communication
(TIC) et d'autres technologies nouvelles et émergentes.
§2. LES LIMITES DE LA LOI NUMERIQUE
Sur le plan technique et opérationnel, la
régulation du secteur numérique, en particulier la
répression des infractions à la législation
numérique, nécessite une expertise, une logistique, et des
compétences ainsi que des
E3Modifier avec VVPS Off._
27
infrastructures numériques adéquates. Cependant,
ces prérequis ne sont pas encore réunis pour garantir
l'efficacité du code numérique.
Par ailleurs, le code du numérique stipule que les
infractions à la législation numérique seront poursuivies
conformément au code pénal. Toutefois, il ne précise pas
s'il s'agit de la procédure pénale de droit commun ou de la
procédure pénale militaire, ce qui soulève des
interrogations notamment sur les cas où le parquet militaire pourrait
être amené à enquêter sur certaines infractions
relevant de sa compétence, comme celles portant atteinte à la
sûreté de l'État.
Toutefois, cette avancée normative se heurte à
plusieurs défis qui risquent d'affecter l'application effective de ce
nouveau code du numérique. Il y a donc nécessité
d'édicter toutes les mesures d'application indispensables et mettre en
place les institutions prévues par le code. Ensuite, il faudra renforcer
les capacités, outiller et équiper les acteurs commis à
l'application de ce code. Outre la vulgarisation du code et la sensibilisation,
il est indiqué, par ailleurs, de mettre en place un cadre de
concertation multi acteurs en vue de discuter des questions essentielles en vue
d'une application effective du code.
A. L'ABSENCE D'UNE REGLEMENTAT/ON SUR LES
CRYPTOMONNA/ES
Les lacunes du Code Numérique Congolais en
matière de réglementation des cryptomonnaies résident dans
l'absence de cadre réglementaire dédié à ces actifs
numériques et dans l'omission explicite des cryptomonnaies dans le
texte. Ceci entraîne une incertitude juridique quant à leur
utilisation et leur régulation.
En effet, elles ne sont pas explicitement mentionnées
dans le Code, ce qui crée un flou juridique quant à leur
utilisation et leur régulation en RDC.
B. LES POSITIONS DE LA BCC
Il est à noter que la BCC a déjà mis en
garde le public contre les risques associés aux cryptomonnaies et a
souligné qu'elles ne sont ni réglementées ni
autorisées à opérer en RDC. Cependant, l'absence d'une
réglementation spécifique pour
E3Modifier avec VVPS Office
28
les cryptomonnaies pourrait entraver le
développement de ce secteur dans le pays.22
SECTION II. LES TRANSACTIONS NUMÉRIQUES ET
VIRTUELLES A L'EGARD DU
DROIT
Les transactions numériques et virtuelles en
République démocratique du Congo sont soumises à des
règles et des régulations spécifiques, qui varient selon
le type de transaction et le domaine concerné.
Les transactions numériques et virtuelles sont
des opérations financières réalisées en ligne,
impliquant souvent des monnaies traditionnelles ou des cryptomonnaies. Les
monnaies virtuelles, basées sur la cryptographie, peuvent être
échangées contre des devises traditionnelles mais
présentent une volatilité et une absence de garantie de
convertibilité en monnaie souveraine.
Les monnaies électroniques, stockées
électroniquement, permettent des paiements en ligne rapides et peu
coûteux, bien qu'elles puissent être sujettes à la fraude et
à la cybercriminalité. Comprendre ces caractéristiques est
essentiel avant d'effectuer des transactions en ligne.
1.1 LES SPECIFICITES DES TRANSACTIONS NUMERIQUES ET
VIRTUELLES
1. Transactions Numériques et Cryptomonnaies: Les
cryptomonnaies, non réglementées en RDC selon la BCC, sont
sujettes à des réserves. Cependant, le gouvernement pourrait
envisager leur utilisation dans le cadre d'une économie numérique
élargie.
2. Commerce électronique: Malgré des
obstacles, le commerce électronique en RDC devrait être
encouragé en améliorant l'infrastructure et l'accès aux
technologies de l'information.
3. Protection des données personnelles: Bien que
des dispositions existent, des précisions manquent dans le Code
Numérique Congolais concernant la protection des
22
https://deskeco.com/2020/07/16/la-banque-centrale-alerte-le-public-que-les-crypto-monnaies-bttcoins-et-autres-monnaies-virtuelles,
(consulté le 23 Avril 2024)
E3Modifier avec VVPS Office
29
données à caractère
personnel.
4. Cybercriminalité et Cybersécurité:
Le Code Numérique Congolais établit des règles pour
réguler les activités numériques mais manque de
détails sur les mesures de prévention et de lutte contre la
cybercriminalité.
1.2. LES DIFFERENTS TYPES DE TRANSACTIONS NUMERIQUES ET
VIRTUELLES
Les transactions numériques comprennent les
paiements électroniques et numériques, effectués en ligne
via divers moyens tels que les portefeuilles électroniques. Ces derniers
offrent diverses options pour les achats et les transactions en
ligne.
§2. LEGALITE DE LA MONA/E ÉLECTRONIQUE
En RDC, la monnaie virtuelle est
considérée comme une unité de compte sans statut
légal, selon la BCC. Contrairement, la monnaie électronique est
une valeur monétaire réglementée, distincte de la monnaie
virtuelle.
Selon la réglementation du change en RDC et la
loi relative aux systèmes de paiement, la monnaie électronique
est définie comme une valeur monétaire stockée
électroniquement et utilisée pour des opérations de
paiement, mais elle n'est pas émise par des établissements
financiers.
Ainsi, il y a lieu de comprendre que les monnaies
électroniques sont exprimées dans les unités de compte que
la monnaie fiduciaire et qu'elles ne sont qu'un moyen de paiement et non un
instrument.
2.1 LES CRYPTOMONNA/ES
Une cryptomonnaie (crypto-actif, crypto-devise ou
encore cybermonnaie) est un actif numérique ou virtuelle émise de
pair à pair, sans nécessité le contrôle des banques
centrales, utilisable au moyen d'un réseau numérique
décentralisé. Elle qui utilise la technologie de cryptographie
comme sécurité et associe l'utilisateur
E3Modifier avec APS Office
30
aux processus d'émission et de règlement
des transactions.23
Les crypto-actif sont des actifs numériques ou
monnaies virtuelles dont la particularité est de fonctionner sur la
blockchain. Le concept « crypto-actif » désigne de
manière neutre et générique à la fois les
cryptomonnaies et les tokens.24
Les idées de monnaie virtuelles sont
nées vers 1980. Le cryptographe américain David Chaum a
inventé aux Pays-Bas la première forme de monnaie virtuelle en
1889 : le DigiCash. Sa technologie étonnante et son produit eCash ont
très vite attiré l'attention des médias. Néanmoins
DigiCash a échoué dans son projet d'adoption massive et son
entreprise a vite fait faillite en 1998.
Avec la crise économique de 2008 aux Etats-Unis
et la mise en lumière du comportement impitoyable des
évangélistes de la finance mondiale. De cette crise a
émergé en 2009 un livre blanc publié par un
développeur (ou un groupe développeur) utilisant le pseudonyme de
Satoshi Nakamoto expliquant le concept, la technologie et le code source pour
l'implémentation de la chaîne de blocs (blockchain).
Parallèlement, il a introduit le Bitcoin, la première
cryptomonnaie au monde.25
2.1.1 Cryptographie
Le code du numérique congolais définit
la cryptographie comme « l'ensemble des principes, moyens et
méthodes de transformation des données, dans le but de cacher
leur contenu, d'empêcher que leur modification ne passe inaperçue
et/ou d'empêcher leur utilisation non autorisée26
». La cryptographie permet à deux personnes d'échanger des
messages sans que ceux-ci puissent être interceptés par des tiers.
Elle consiste à déterminer un algorithme pour crypter les
messages et un autre pour décrypter.27
23 ANDERSON James, op.cit. p.10.
24 QUINIOU
Mattieu et DEBONNEUIL Christophe, glossaire blockchain, Chaire UNESCO
ITEN, éd. de l'immatériel, Paris, avril 2019, p.18.
s SAUREL Sylvain, tout sur le Bitcoin :
cryptomonnaie de Sème génération, de quoi parle-ton ? [En
ligne]. Disponible sur
https://www.toutsurlebitcoinfr
fr (consulté le 07 Avril2024).
26 RDC, OL
n°23/010 du 13 mars 2023 portant code du numérique, article 2 point
23, Kinshasa, palais de la nation 13 mars 2023.
27 QUINIOU Mattieu et DEBONNEUIL Christophe,
op. Cit. p.19.
E3Modifier avec VVPS Off._
31
§3. LE SYSTÈME DU
BLOCKCHAIN
Une blockchain est un registre distribué
basé sur une structure de données appelée chaîne de
blocs. Il existe des blockchain publiques et privées. Plusieurs groupes
de la grande distribution et du secteur bancaire ont déjà
créé leur blockchain privée.28
§4. PROCESSUS DE QUALIFICATION (FONCTIONNEMENT)
2.1. Les crypto-monnaies comme toutes les autres
monnaies29
Selon la définition économique de la
monnaie, certaines crypto-monnaies, comme le bitcoin, remplissent partiellement
les trois fonctions économiques de la monnaie :
- Elles servent de moyen d'échange,
utilisées comme paiement dans le système Bitcoin.
- Elles peuvent être utilisées comme
réserve de valeur, car elles créent leur propre masse
monétaire.
- Elles fonctionnent comme unité de compte pour
évaluer les biens et services. 2.2. Les cryptomonnaies comme
instrument financier
Le bitcoin et d'autres cryptomonnaies ont
suscité un intérêt financier important, entraînant la
création de plateformes d'échange et une spéculation
considérable. Aujourd'hui, ces actifs sont souvent recherchés
pour leur potentiel de rendement plutôt que comme moyen
d'échange.
Malgré les critiques sur leur nature
spéculative, des institutions financières telles que Goldman
Sachs ont ouvert des services liés au bitcoin, permettant son
utilisation comme actif sous-jacent pour des contrats financiers.
28 QUINIOU Mattieu et
DEBONNEUIL Christopher, p. Cit. p.12.
29 LEVY-LANG André
et MATEU Jean-Bernard, « Monnaie électronique et supervision
monétaire (chap. 9) », in : CHAMBON Jean-Louis,
Désordre dans les monnaies, éd. Eyrolles, Paris 2019,
p.125.
E3Modifier avec VVPS Office
32
Sur le plan juridique, les crypto-monnaies ne sont pas
considérées comme des instruments de paiement électronique
en raison de l'absence d'émetteurs et ne répondent pas aux
critères des contrats financiers énoncés dans la
loi.
L'article 3 point 19 de la loi n°18-019 du 9
juillet 2018 relative aux systèmes de paiement et de
règlement-titres cite une liste exhaustive des instruments de paiement
notamment : « chèque, lettre de change, billet à ordre,
ordre de virement, avis de prélèvement et carte de paiement
». C'est le 20ème point qui définit l'instrument de paiement
électronique comme tout dispositif qui, permet d'effectuer des paiements
par voie électronique ou numérique. Mais les conditions de
l'émission de ces instruments de paiement électronique font
exclure ces monnaies virtuelles de ces qualifications suite à l'absence
de leurs émetteurs.
E3Modifier avec APS Office
33
CHAPITRE Ill. FACTEURS D'INOBSERVANCE ET DES
RESTRICTIONS DES CRYPTOMONNAIES EN RDC
Ce chapitre aborde dans sa 2ème section, l'analyse des
facteurs expliquant l'inobservance de restriction des crypto-monnaies en RDC ou
les facteurs expliquant leur évolution après avoir fait une
illustration de cette utilisation dans sa section 1 ère.
SECTION I. ETAT DES LIEUX DE L'UTILISATION DES
CRYPTOMONNAIES EN RDC §1 ILLUSTRATION DE L'UTILISATION DES
CRYPTO-MONNAIES EN RDC
Dans cette étude, une illustration a été
tirée des données issues de l'étude fait par Henri-Louis
VEDIE intitulée : « émergence des cryptomonnaies en Afrique
: réalité ou surévaluation », publiée en
décembre 2022 après la présentation des investigations
faits sur quelques utilisateurs congolais des cryptomonnaies
(auto-surnommés leaders), sur les plateformes des cryptomonnaies de la
RDC notamment : « CongoCoin » et le résultat de
l'enquête produit menée en 2021 par l'Institut de sondage
Taget.
1.1 LA FACTURE NUMERIQUE EN RDC
En RDC, selon le résultat de l'enquête produit,
menée en 2021 par l'Institut de sondage Taget produit par BULONZA, 17,6%
de la population à accès à l'internet sur 49,9% des
Congolais possédant un Smartphone contre 50,1% qui n'en dispose pas. Ce
qui veut dire plus ou moins 17 millions de Congolais ont accès à
internet et plus de 40 millions ont un Smartphone.
Bien que le pays ne soit pas encore sorti de l'auberge de la
facture numérique, c'est un petit pas vers l'adaptation aux tendances
technologiques.
Selon les déclarations du CongoCoin, qui est une
plateforme spécialisée dans la technologie blockchain et les
cryptomonnaies basée en RDC, il exerce le titre de prestataire de
services sur les actifs numérique concrètement « la
conversion des monnaies de Banques en cryptomonnaies ». Cette plateforme
qui
E3Modifier avec VVPS Office
34
effectue les opérations d'échanges
monétaire des crypto-actifs contre le Franc congolais ou le Dollar
américain utilise les services M-pesa, Airtel money, Orange money etc.
pour ces opérations.
Au cours de l'année 2023 jusqu'en septembre,
CongoCoin a accueilli environ de 2 372 utilisateurs de la RDC ayant recouru
à ses service selon les résultats produits par le Service client
de la plateforme.
1.1.2 LA RDC PARMI LES 33 PAYS DETENTEURS DES
CRYPTOMONNA/ESAVEC DE FORTES D/SPARITES
Dans le cadre de cette étude, cette
présence a été estimée à partir du nombre
des utilisateurs des cryptomonnaies par pays, produit par VEDIE sur la
statistique de « triple A », société
spécialisé dans la technologie blockchain, repris par Ecofin,
agence qui propose une estimation, par pays en 2022, du nombre de ces
détenteurs de cryptomonnaies.
A partir de ces données, une double approche
est alors possible : celle prenant en compte le nombre de leurs
détenteurs en millions par pays (A) et celles privilégiant le
nombre de ces détenteurs par pays, mais en pourcentage de leur
population (B).
A. Un état des lieux 2022 privilégiant le
nombre de détenteurs par pays en ordre décroissant
Le tableau 1 les regroupe précisant pour chacun
d'entre eux leur PIE par habitant/PPA en dollar, permettant de voir s'il y a
lien entre leur nombre et le niveau de vie des populations qui les
détiennent.3°
3o Henri-Louis VEDIE, op. cit.
(Agence Ecofin et Banque mondiale /PIB PPA par
habitant).
E3Modifier avec WPS Office
35
|
PAYS
|
NOMBRE DE DÉTENTEURS/ PAYS/EN
MILLIONS
|
PIB/HABITANT PPA/DOLLAR
|
|
NIGERIA
|
22,33
|
|
5 927
|
|
AFRIQUE DU SUD
|
7,71
|
|
13 403
|
|
KENYA
|
6,10
|
|
3 496
|
|
TOTAL
INTERMÉDIAIRES
|
|
36,14
|
|
|
ÉGYPTE
|
2,37
|
|
12 994
|
|
TANZANIE
|
2,32
|
|
3 283
|
|
RD CONGO
|
2,03
|
|
785
|
|
TOTAL
INTERMÉDIAIRES
|
|
42,86
|
|
|
ETHIOPIE
|
1,82
|
|
2 213
|
|
GHANA
|
1,39
|
|
4 606
|
|
MAROC
|
1,15
|
|
8 612
|
|
TOTAL
INTERMÉDIAIRES
|
|
47,22
|
|
E3Modifier avec WPS Office
36
|
OUGANDA
|
0,984
|
|
2 352
|
|
CAMEROUN
|
0,867
|
|
3 359
|
|
ALGÉRIE
|
0,823
|
|
15150
|
|
MOZAMBIQUE
|
0,788
|
|
1 266
|
|
CÔTÉ D'IVOIRE
|
0,546
|
|
3 857
|
|
ANGOLA
|
0,532
|
|
6 813
|
|
MADAGASCAR
|
0,509
|
|
1 554
|
|
TOTAL
INTERMÉDIAIRES
|
|
52,269
|
|
|
ZAMBIE
|
0,424
|
|
3 997
|
|
TOGO
|
0,363
|
|
1 612
|
|
MALAWI
|
0,294
|
|
2169
|
|
BENIN
|
0,291
|
|
1 172
|
|
MALI
|
0,326
|
|
2 219
|
E3Modifier avec WPS Office
37
|
SÉNÉGAL
|
0,284
|
|
2 678
|
|
BURKINA FASO
|
0,274
|
|
1 884
|
|
ZIMBABWE
|
0,271
|
|
2 277
|
|
RWANDA
|
0,262
|
|
2 081
|
|
TUNISIE
|
0,202
|
|
9 792
|
|
TOTAL
INTERMÉDIAIRES
|
|
54,986
|
|
|
LIBYE
|
0,092
|
|
9 792
|
|
NAMIBIE
|
0,041
|
|
11 528
|
|
BOTSWANA
|
0,034
|
|
18 146
|
|
MAURICE
|
0,023
|
|
21 628
|
|
GABON
|
0,007
|
|
19 266
|
|
CAP-VERT
|
0,005
|
|
6 942
|
|
SEYCHELLES
|
0,001
|
|
27 900
|
|
TOTAL
INTERMÉDIAIRES
|
|
55,063
|
|
E3Modifier avec VVPS Office
38
Les groupes 1 et 2 réunissent 47,2M
d'utilisateurs de cryptomonnaies, plus de 85% de l'ensemble ; les groupes 3, 4
et 5 (24 pays) représentent moins de 15%.
Commentaires :
Le tableau fournit des données sur le nombre de
détenteurs de cryptomonnaies par pays, exprimé en millions, ainsi
que le PIB par habitant en parité de pouvoir d'achat (PPA) en dollars.
Les pays sont classés par nombre de détenteurs de cryptomonnaies,
regroupés en tranches intermédiaires pour faciliter la
lecture.
Les pays les plus peuplés comme le Nigeria,
l'Afrique du Sud et le Kenya ont les plus grands nombres de détenteurs
de cryptomonnaies. Cela peut être dû à la taille de leur
population et à une adoption plus répandue des technologies
financières dans ces pays.
En revanche, les pays avec des populations plus
petites, comme la Tunisie et le Botswana, ont un nombre de détenteurs de
cryptomonnaies relativement faible. Cependant, le PIB par habitant de ces pays
est généralement plus élevé, ce qui peut indiquer
un pouvoir d'achat plus élevé et une adoption plus
sélective des cryptomonnaies.
Il est intéressant de noter que certains pays
avec des populations importantes, comme la RDC, ont un nombre relativement
faible de détenteurs de cryptomonnaies. Cela peut être dû
à divers facteurs socio-économiques et réglementaires qui
influencent l'adoption des crypto-monnaies dans ces pays.
Globalement, le tableau fournit un aperçu des
tendances d'adoption des cryptomonnaies dans différents pays, en mettant
en évidence les disparités en termes de nombre de
détenteurs et de contexte économique.
E3Modifier avec WPS Office
39
B. Un état des lieux 2022 privilégiant le
pourcentage, par ordre décroissant de détenteurs des
cryptomonnaies par rapport à la population de chaque pays
Le tableau 2 les regroupe, précisant pour
chacun des pays, le nombre des détenteurs (million) par pays, en
pourcentage de leur population respective (en million) par ordre
décroissant.
|
PAYS
|
POURCENTAGE
|
NOMBRE DE DÉTENTEURS
|
|
POPULATION
|
|
Afrique du Sud
|
12,27%
|
7,71
|
|
60,7
|
|
Kenya
|
11,85%
|
6,10
|
|
56,2
|
|
Nigéria
|
10,33%
|
22,33
|
|
216
|
|
Total
intermédiaires
|
|
|
332,9
|
|
|
Ghana
|
4,30%
|
1,39
|
|
32,3
|
|
TOGO
|
4,22%
|
0,363
|
|
8,6
|
|
Total
intermédiaires
|
|
|
373,8
|
|
|
Tanzanie
|
3,67%
|
2,32
|
|
63,2
|
|
Gabon
|
3,09%
|
0,072
|
|
2,33
|
E3Modifier avec WPS Office
40
La deuxième section de cette section est
consacrée à l'analyse des facteurs justifiant cette situation
(montée en puissance) en RDC comme en Afrique.
|
Cameroun
|
3,12 %
|
0,867
|
299
|
|
Total intermediaries
|
|
506,93
|
|
|
Mozambique
|
2,38 %
|
0,788
|
33,9
|
|
Bénin
|
2,29 °%
|
0,291
|
12,7
|
|
Egypte
|
2,23 %
|
2,37
|
106,1
|
|
Zambie
|
2,18 %
|
0,424
|
19,4
|
|
<RD Congo>
|
2,13 %
|
2,03
|
95,2
|
|
Ouganda
|
2,03 %
|
0,984
|
4,84
|
|
Total intermédiaires
|
|
822,33
|
|
|
Côté d'Ivoire
|
1,99%
|
0,546
|
27,4
|
|
Rwanda
|
1,91%
|
0,262
|
13,6
|
|
Maurice
|
1,81%
|
0,034
|
1,2
|
E3Modifier avec WPS Office
41
|
Algérie
|
1,81%
|
0,823
|
45,3
|
|
Zimbabwe
|
1,77%
|
0,271
|
15,3
|
|
Madagascar
|
1,74%
|
0,509
|
29,1
|
|
Tunisie
|
1,69%
|
0,203
|
12,6
|
|
Sénégal
|
1,61 %
|
0,284
|
17,6
|
|
Namibie
|
1,59 %
|
0,041
|
2,6
|
|
Angola
|
1,53 %
|
0,532
|
35
|
|
Mali
|
1,53 %
|
0,326
|
21,4
|
|
Ethiopie
|
1,52 %
|
1,82
|
120,8
|
|
Malawi
|
1,47 %
|
0,294
|
20,1
|
|
Botswana
|
1,46 %
|
0,034
|
2,4
|
|
Seychelles
|
1,33 %
|
0,001
|
0,09
|
|
Lybie
|
1,30 %
|
0,092
|
7
|
|
Burkina-Faso
|
1,24 %
|
0,274
|
22,1
|
|
Cap-Vert
|
1%
|
0,0056
|
0,56
|
E3Modifier avec VVPS Office
42
Source : Henri-Louis VEDIE op.cit., (Agence Ecofin et
Banque mondiale /PIB PPA par habitant).
Commentaires :
Le tableau présente un aperçu des
pourcentages de détenteurs de cryptomonnaies par pays, ainsi que le
nombre de détenteurs et la population totale de chaque pays. Les pays
sont classés par ordre décroissant de pourcentage de
détenteurs de cryptomonnaies.
Les pays avec les pourcentages les plus
élevés de détenteurs de cryptomonnaies, tels que l'Afrique
du Sud, le Kenya et le Nigeria, ont également un nombre significatif de
détenteurs en valeur absolue. Cela peut être attribué
à divers facteurs, y compris le niveau de développement
économique, l'adoption des technologies numériques et la taille
de la population.
En revanche, des pays comme le Gabon, le Mozambique et
le Bénin ont des pourcentages relativement faibles de détenteurs
de cryptomonnaies, ce qui peut refléter un niveau d'adoption moins
développé de ces technologies dans ces
régions.
Le tableau met en évidence des
disparités importantes dans l'adoption des crypto-monnaies à
travers différents pays africains. Cela peut être influencé
par des facteurs socio-économiques, politiques et réglementaires
spécifiques à chaque pays, ainsi que par des différences
dans l'infrastructure technologique et l'accès aux services financiers
numériques.
Globalement, ces données fournissent un
aperçu des tendances d'adoption des cryptomonnaies en Afrique, en
mettant en lumière les pays où cette adoption est la plus
répandue et ceux où elle est encore en cours de
développement.
E3Modifier avec VVPS Office
43
SECTION II. ANALYSE DES FACTEURS D'INOBSERVANCE DES
RESTRICTIONS A L'UTILISATION DES CRYPTOMONNAIES EN RDC
11.1 FACTEURS JURIDIQUES : RESTRICTIONS A
L'UTILISATION DES CRYPTO-MONNAIES EN RDC
En RDC, l'absence d'une loi spécifique sur les
cryptomonnaies crée une zone grise quant à leur utilisation. Cela
engendre non seulement de la confusion, mais aussi une ouverture aux
activités criminelles pour ceux qui exploitent cette technologie. Cette
ambiguïté découle principalement des Principes du Droit
Monétaire Congolais, qui, bien que ne mentionnant pas explicitement les
cryptomonnaies, établissent le principe de la monnaie légale
émise par l'État. Par conséquent, l'utilisation des
cryptomonnaies n'est pas formellement autorisée en RDC,
conformément à la règle de cours légal.
Cette ambiguïté juridique, associée au
manque de sensibilisation, explique en partie le non-respect des restrictions
à l'utilisation des cryptomonnaies en RDC, créant ainsi un
environnement propice à leur développement.
Cette interdiction que nous avons dénommée
« tacite », est également consacrée ou confirmée
par les déclarations officielles de la BCC, auxquelles nous avons fait
référence dans le contexte de l'étude, où nous
rappelons, elle a martelé à maintes reprises sur le fait que les
cryptomonnaies du type Bitcoin, ethereum et autres monnaie virtuelles
proposées sur les plateformes électroniques ne sont ni
réglementées, ni autorisées à opérer en
RDC.
Cet aspect constitue l'une des causes qui expliquent la faible
observance des restrictions à l'utilisation des cryptomonnaies en RDC
(l'aspect juridique). Ce qui occasionne un climat propice au
développement des cryptomonnaies d'autant plus que la majorité
d'utilisateurs et d'offreur de services en cryptomonnaie ignore l'existence de
ces restrictions.
E3Modifier avec VVPS Off._
44
11.2 ANALYSE DES AUTRES FACTEURS FAVORISANT
L'UTILISATION DES CRYPTOMONNAIES EN RDC
Les cryptomonnaies bénéficient en RDC
d'un environnement socio -économique favorable,
caractérisé par une population jeune, une urbanisation croissante
et une faible bancarisation. Ces éléments correspondent aux
attentes des jeunes et des non-bancarisés, contribuant à l'essor
des cryptomonnaies dans le pays.31
En Afrique, les cryptomonnaies
bénéficient d'environnement démographique, urbain et
économique, propres au continent, qui lui permettent de se
développer et de faire, comme nous l'avons présenté, une
percée significative sur les marchés mondiaux des cryptomonnaies
en 2021/202232. Ce sont ces environnements qu'il nous faut
maintenant préciser dans la sphère congolaise.
11.3 ANALYSE DES AVANTAGES ET DES RISQUES ASSOCIENT A
L'UTILISATION DES CRYPTOMONNAIES POUR LA RDC
II. 3.1 Les cryptomonnaies : unités de compte
à haut risque
Les cryptomonnaies sont utilisées des fois
à des fins illicites, telles que le blanchiment d'argent et le
financement du terrorisme. Leur volatilité élevée et leur
faible régulation les rendent vulnérables aux arnaques et aux
manipulations financières. Malgré les avantages potentiels, les
risques associés à leur utilisation sont nombreux, ce qui
soulève des préoccupations quant à leur adoption
généralisée.
II. 3.2 LES CRYPTOMONNAIES : LE MEILLEUR DE SA
TECHNOLOGIE
Les cryptomonnaies offrent des avantages
indéniables en termes d'accessibilité, de rapidité et de
sécurité des transactions. Elles simplifient les échanges
économiques, réduisent les délais de paiement et les
coûts de transaction. Cependant, leur volatilité extrême et
leur utilisation à des fins illicites soulignent la
nécessité d'une régulation appropriée et d'une
sensibilisation accrue des utilisateurs.
31 VEDIE Henri-Louis,
émergence des cryptomonnaies en Afrique : réalité
ou surévaluation ? Research Paper, Rabat, décembre 2022, Policy
Center for the New South, p.11
32 Ibidem
E3Modifier avec VVPS Office
45
- Elles permettent d'augmenter l'accessibilité du
commerce en ligne dans les pays en voie de développement à
travers son environnement économique comme évoqué ci-haut
;
- Les délais de paiement qui sont très
réduits et les coûts de transaction presque nuls, les
opérations plus simplifiées contrairement à ceux des
établissements de paiement ou à ceux des sociétés
de transferts de fonds ;
- Garantie de Sécurité : le protocole de
chiffrement est aussi conçu pour être très résistant
contre la plus part des menaces informatiques conçues, incluant les
attaques par déni de service.
E3Modifier avec VVPS Off._
46
CHAPITRE IV. PROPOSITIONS POUR UNE REGLEMENTATION
EFFICACE ET ADAPTEE A LA BLOCKCHAIN EN DROIT MONETAIRE CONGOLAIS
Souhaitant formuler des recommandations pour un usage optimal
de la blockchain en République Démocratique du Congo, ce chapitre
explore la comparaison des réglementations internationales sur les
cryptomonnaies (section 1), les pistes de solutions (section 2) et les
perspectives d'avenir (section 3).
SECTION I. ETUDE COMPARATIVE DES REGLEMENTATIONS
INTERNATIONALES SUR LES CRYPTOMONNAIES
Cette section examine les réglementations des
cryptomonnaies en Afrique, notamment en comparant les approches des
différents pays africains, ainsi que les initiatives européennes,
notamment en France.
1.1 LA REGLEMENTATION DES CRYPTOMONNAIES EN AFRIQUE
Cette partie aborde l'état actuel des
réglementations des cryptomonnaies en Afrique, mettant en lumière
la diversité des approches réglementaires et leur impact sur
l'utilisation des cryptomonnaies dans la région.
1.1.1 ETAT DES LIEUX REGLEMENTAIRE
La République Centrafricaine (RCA) accorde aux
cryptomonnaies le statut de la monnaie légale. Cependant, malgré
les interdictions formelles dans certains pays, l'utilisation des
cryptomonnaies reste répandue, ce qui soulève des défis
réglementaires en raison de la complexité de leur
nature.33
1.1.2 LA REGULATION DES CRYPTOMONNAIES ENAFRIQUE: LA
REGULATION PLURIELLE EN MARCHE ET EN ORDRE DISPERSE
Cette sous-section examine la variété des
approches réglementaires au sein de l'Afrique, en se concentrant sur les
régions du Maghreb, de la CEMAC et de la CEDEAO. Elle met en
lumière les différences entre les pays en termes
33 VEDIE Henri-Louis, op. Cit.
p.16
E3Modifier avec VVPS Office
47
d'interdiction, de tolérance et de
régulation des cryptomonnaies, ainsi que les défis et les
opportunités associés à ces approches.
1.2 La réglementation des cryptomonnaies en
Europe
Cette partie explore les initiatives
européennes en matière de réglementation des
cryptomonnaies, en mettant en évidence les efforts de la Banque centrale
européenne (BCE) pour développer un "e-Euro" et les
réglementations en vigueur dans des pays comme la
France.34
Les plateformes des cryptomonnaies quant à
elles doivent être enregistrées avec le statut de prestataire de
service sur les actifs numériques auprès de l'Autorité des
Marchés Financiers. La plateforme française Coinhouse a
été la première à obtenir ce statut. Binance a
reçu l'autorisation de l'Autorité des Marchés Financiers
pour exploiter sa plateforme d'échange de cryptomonnaie en France. La
France a été le premier pays européen à prouver le
site.35
SECTION II. RECOMMANDATIONS POUR UN USAGE SAIN DE LA
BLOCKCHAIN EN
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
Cette section propose des mesures pour réguler
efficacement l'utilisation des cryptomonnaies en RDC, notamment par le biais de
la sensibilisation, de l'éducation, de la surveillance et de la mise en
place d'un cadre réglementaire adapté.
11.1 SENSIBILISATION ET EDUCATION
Il est crucial de sensibiliser le public congolais aux
risques et aux avantages des cryptomonnaies, ainsi qu'à la technologie
blockchain. Des campagnes d'information et d'éducation peuvent aider
à fournir des informations objectives et à promouvoir une
utilisation responsable de ces technologies.
34 Banque Centrale
Européenne, Rapport, op.cit.
35 DA SILVA Sigolène,
op.cit.
E3Modifier avec VVPS Off._
48
Il est évident que la RDC souffre du problème de
vulgarisation, et c'est dans presque tous les secteurs, à titre
d'exemple : « sur le plan législatif, des lois qui sont
adoptées tous les jours et pourtant plus de 90 % de la population ignore
l'existence, à contrario, soumise au principe nul n'est censé
ignoré la loi ».
La RDC reste avec ce défi à relever sur tous les
plans. A ce titre, nous estimons que des campagnes d'information et
d'éducation pourraient fournir des informations objectives non seulement
sur les avantages et les risques liés à l'utilisation de la
technologie blockchain mais également sur le potentiel règlement
qui serait adoptés pour son encadrement.
11.2 MISE EN PLACE DUN CADRE
REGLEMENTAIREADAPTE
La RDC devrait envisager d'établir un cadre
réglementaire clair pour encadrer l'utilisation des cryptomonnaies, en
s'inspirant des meilleures pratiques internationales. Cela pourrait inclure
l'enregistrement obligatoire des plateformes d'échange de cryptomonnaies
et des mesures de lutte contre le blanchiment d'argent.
SECTION III. PERSPECTIVES D'AVENIR : STRATEGIES POUR
CAPITALISER LES AVANTAGES LIES A LA TECHNOLOGIE BLOCKCHAIN EN DROIT
MONETAIRE
CONGOLAIS
Cette section explore les opportunités offertes par la
technologie blockchain pour le système monétaire congolais,
notamment en examinant l'intérêt croissant du gouvernement pour
les cryptomonnaies et en proposant la création d'une monnaie
numérique de banque centrale congolaise.
111.1 INTERET PORTE SUR LES CRYPTOMONNAIES PAR LE
GOUVERNEMENT
Le gouvernement congolais manifeste un intérêt
croissant pour les cryptomonnaies, dans le cadre de son plan national de
développement numérique.
E3Modifier avec VVPS Off._
49
Cependant, des préoccupations subsistent quant
aux défis que cela pourrait poser pour l'économie
congolaise.36
Selon le ministère du numérique, les
discussions se portent actuellement sur « la règlementation et les
conditions de succès de son expansion au pays ». Mais la question
peut tourner au tour du pourquoi de cet intérêt soudain et des
raisons de sa valeur ajoutée à l'économie congolaise, une
autre thématique à mieux développer dans une étude
prochaine.37
111.2 LEVIER D'INTEGRATION
Les cryptomonnaies et la blockchain pourraient
constituer des leviers d'intégration pour l'économie congolaise,
en favorisant la croissance économique et en améliorant la
gouvernance. Cependant, des experts soulignent la nécessité de
prudence face aux défis technologiques et
réglementaires.
En réaction, Roger CIBALANGA, un expert de la
finance, estime que la démarche du gouvernement congolais dont a
rapporté le ministère du numérique, est biaisée.
L'absence d'un cadre légal en vigueur spécifique aux
cryptomonnaies en RDC ; la blockchain, nous rappelons, est une technologie qui
échappe au contrôle des Etats et des structures en charge de la
régulation financière. Il s'est avéré que
même les académiciens restent partagés sur cette
question.
Cependant, quoi proposer au ministre du
numérique qui a tendu la main aux acteurs du secteur, parmi lesquels la
firme de la blockchain The open network pour la règlementation et les
conditions de son expansion en RDC ? Le point suivant donne de propositions
à cette question.
111.3 REFLEXION POUR UNE LEGISLATION SUR LA
LEGALISATION DES CRYPTOMONNAIES EN RDC
Aux vues de tout ce qui précède, il nous
semble à ce stade prioritaire d'en tirer une réflexion profonde
sur une potentielle solution. Aujourd'hui les
36 BULONZA Enoch, op.cit.
37 Ministère du numérique,
op.cit.
50
cryptomonnaies font la une partout dans le monde, nous
pensons que c'est le moment idéal pour l'adoption de cette nouvelle
technologie et son encadrement, au risque de rester encore d'avantage en
arrière sur le plan d'émergence.
La tragique leçon de Nokia, BlackBerry, Windows
phone et d'autres ne sera jetée aux oubliettes. Pour la petite histoire,
lors de l'apparition du système Androïde, ceux-ci refusa
d'adhérer, et sans le savoir, sous l'orgueil, il signa leur
déclin. Pourtant ils étaient la plaque tournante de mobile
à l'époque, sans concurrence, leur erreur était de penser
que c'était fini, ils tenaient le technique suprême net qu'ils ne
pouvaient être évincés, alors que tout évolue depuis
la nuit de temps.
Au début le feu n'existait pas, nous en avons
aujourd'hui, et les hommes ont acceptés ce changement, cela
étant, les forêts, les maisons et tant d'autres d'histoires sont
consumées par celui-ci, ce n'est pas pour autant que nous devons
bâtir le feu de l'espace mondial de manière universelle, que cela
servent d'illustration.
« Vaut mieux tenter au risque
d'échouer que ce n'est rien tenter par peur d'échouer»
cette expression de l'étudiant Kabela Kowa Gérard de
l'université de Kamina devrait servir d'orientation au
législateur, protecteur imminent des consommateurs de ces monnaies
singulièrement les cryptomonnaies.38
Nous, pensons qu'un établissement d'un cadre
des lois favorisant l'utilisation des cryptomonnaies et la
sécurité des consommateurs serait idéal pour cette
population qui émerge et s'adapte déjà dans la technologie
de pointe.
E3Modifier avec VVPS Office
38 KABELA KOWA Gérard, les fonctions de la prison,
tfc inédit, G3 Droit, UNIKAM, 2022-2023.
E3Modifier avec APS Office
51
CONCLUSION
Cette étude, fruit de notre parcours
académique en Droit Économique et Social, s'est concentrée
sur les transactions des monnaies virtuelles et numériques à la
lumière du Droit congolais, en se focalisant sur les cryptomonnaies.
Elle a mis en lumière les défis et enjeux auxquels le pays est
confronté dans ce domaine.
Quatre objectifs principaux ont guidé notre
démarche :
1) Identifier les causes de la faible application des
restrictions concernant l'utilisation des cryptomonnaies en RDC en
évaluant les impacts économiques.
2) Étudier les implications sociales et proposer
des stratégies pour assurer la sécurité des utilisateurs
de ces monnaies dans le pays
3) Analyser les aspects juridiques et
réglementaires et formuler des recommandations pour intégrer les
avantages de la technologie blockchain dans le cadre juridique monétaire
congolais.
4) Proposer des recommandations politiques.
Pour atteindre ces objectifs, notre étude s'est
penchée sur les
questions suivantes :
· Pourquoi les restrictions sur l'utilisation
des cryptomonnaies rencontrent-elles des inobservations en RDC ?
· Comment intégrer les avantages de la
technologie blockchain dans le cadre juridique monétaire congolais
?
· Quelles mesures peuvent être prises pour
sécuriser les utilisateurs de ces monnaies, étant donné
qu'une interdiction totale semble impossible ?
· La nécessité d'une e
législation adaptée à leur utilisation ?
E3Modifier avec VVPS Off._
52
Nous avons répondu à ces interrogations de
la manière suivante :
1) La faible application des restrictions
découle en partie de l'absence de réglementations claires. Les
facteurs socioéconomiques, tels que la recherche de rentabilité,
l'accessibilité et la dévaluation de la monnaie nationale, ainsi
que le développement rapide des NTIC, contribuent également
à cette situation.
2) Nous recommandons à la RDC d'informer
objectivement sur les avantages et les risques des cryptomonnaies,
d'établir des règles claires et spécifiques, et de mettre
en place une réglementation efficace pour fournir un cadre
sécurisé à ces monnaies.
3) Nous suggérons que la RDC explore la
monnaie numérique de banque centrale (MNBC) comme une alternative
prometteuse, offrant innovation et sécurité dans le domaine
monétaire.
4) adopter une législation adaptée
à cette nouvelle réalité technologique, pour favoriser son
expansion et son usage sécuritaire.
Cette étude, appuyée par la sociologie
du droit et une approche comparative, a démontré que
malgré l'absence de reconnaissance légale des cryptomonnaies en
RDC, leur utilisation est en croissance constante. Cette émergence
nécessite une réflexion sur la nécessité de
réglementer ces monnaies pour assurer leur intégration dans un
cadre légal et sécurisé.
Bien que les cryptomonnaies offrent des avantages
potentiels en termes d'accessibilité et de sécurité des
transactions, leurs risques, notamment la volatilité et leur utilisation
à des fins illicites, nécessitent une réglementation
appropriée. Des mesures telles que la sensibilisation du public et le
renforcement de la surveillance sont essentielles pour atténuer ces
risques.
En outre, l'exploration de la création d'une
monnaie numérique de banque centrale congolaise pourrait offrir une
solution innovante pour réguler l'utilisation des cryptomonnaies tout en
favorisant l'inclusion financière et en renforçant la
sécurité des transactions. Cependant, cela nécessiterait
un cadre réglementaire solide et une collaboration étroite avec
les acteurs du secteur travaillant en étroite symbiose avec les
cryptomonnaies.
53
Ce faisant, pour maximiser les avantages des
cryptomonnaies tout en minimisant leurs risques, une approche
équilibrée combinant réglementation, sensibilisation et
innovation technologique est nécessaire en RDC. Ce faisant, le pays
pourrait capitaliser sur le potentiel transformateur de la technologie
blockchain pour stimuler la croissance économique et améliorer la
vie des citoyens congolais.
Nul donc besoin de nous rappeler ici ; pour clore,
conclure comme Héraclite en disant que la nature même de la vie
est le changement ; résister à ce flux naturel c'est
résister à l'essence même de notre existence. « Il n'y
a rien de permanent, sauf le changement »a9
39 Héraclites
D'Ephèse, Club du Bel-Age, Grec, 500 Avant JC
E3Modifier avec VVPS Office
54
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES
I. OUVRAGES
1) ANDERSON James, Cryptomonnaie : le guide ultime
débutant et intermédiaire pour apprendre à investir,
trader et miner les crypto-monnaies, CSIPP, s. I. 2018, pp.14-20.
2) CORTEN Olivier, méthodologie du droit
international, UBlire, Bruxelles, 2017, p.30.
3) HUET Jérôme, Le Bitcoin, dont la
légalité parait admise, est une sorte de monnaie contractuelle,
RDC 2017, n°113 v4, p.54.
4) KATO-KALE Lutina, Le système
monétaire et financier du Congo, 1 er éd. Bémaf, Kinshasa,
2018, p.32.
5) LEVY-LANG André et MATEU Jean-Bernard,
« Monnaie électronique et supervision monétaire (chap. 9)
», in : CHAMBON Jean-Louis, Désordre dans les monnaies, éd.
Eyrolles, Paris 2019, p.125.
6) QUINIOU Mattieu et DEBONNEUIL Christophe,
glossaire blockchain, Chaire UNESCO ITEN, éd. de l'immatériel,
Paris, avril 2019, p.18.
7) RONGERE Pierrette, méthodes des sciences
sociales, Dalloz, Paris, 1974, pp.331-333.
8) YENDE Grevisse, guide de rédaction et de
présentation d'un travail universitaire en psychologie, ISSC-M, s.l.
2017, p. 88.
9) Héraclites D'Ephèse, Club du Bel
Age, Grec, 500 Avant JC IL ARTICLES ET REVUES
E3Modifier avec VVPS Office
1) DA SILVA Sigolène, monnaie électronique
et monnaies virtuelles, in billet de
E3Modifier avec VVPS Off._
55
banque, 12 novembre 2015, Disponible sur
www.panorabanque.com,
consulté le 27 juillet 2023.
2) DEGOS Jean-Guy, gérer les risques permanents
des bitcoins et des monnaies virtuelles de même type, in questions de
management, EMS, 2017/1 n°16, p.7786. Disponible sur :
https://www.cairn.info/ (consulté le 02 février
2023).
3) DURKHEIM Emile, cours de sciences sociales du droit
(1888), in revue internationale de l'enseignement, cité dans : «
cours de sociologie, (chapitre 8 Sociologie du droit », cours, Institut
d'Etudes Politiques de Paris, année
académique 2017-2018, p.144. Disponible
sur
https://www.studocu.com/document
(consulté le 1 juin 2023).
4) LUBALA Dieuleveut, pourquoi les congolais
devraient-ils s'intéresser aux cryptomonnaies ? Article en ligne, FD,
UOB. Disponible sur
https://www.univofbukavu.org./pdf
(consulté le 26 mai 2023).
5) PERRIN Amaury, le bitcoin et le droit,
problématiques de la qualification, enjeux de régulation, in
gestion et finances publiques, 2019, p.84. Disponible sur : https://
www.cairn.info/ (consulté le 02 février 2023).
6) TSHIANI Noël, pour une monnaie nationale
crédible au Congo, in Financial Afrik, juillet 2013. Disponible sur :
https://www.financialafrik.com.
(Consulté le 28 mai 2023).
7) VEDIE Henri-Louis, émergence des
cryptomonnaies en Afrique : réalité ou surévaluation ?
Research Paper, Rabat, décembre 2022, Policy Center for the New South,
p.11
Ill. COURS ET MEMOIRES
1) ERWAN Jonchères, encadrement juridique des
monnaies numériques : bitcoin et autres cryptomonnaies, mémoire,
en ligne, FD, Université de Montréal, 2015.
E3Modifier avec VVPS Office
56
Disponible sur : https://www.papyrus.bib.umontreal.ca/
(consulté le 26 mai 2023).
2) MUGISA Richard, Règlementation du change,
cours inédit, Faculté de Droit, L2 D.E.S, UNIKIS, Année
2022, p. 47.
3) NGONGA Aristide, Régulation des marchés
financiers face à la cryptomonnaie en droit positif congolais avec un
regard du droit européen, mémoire inédit, FD, U N I KI N,
2020.
4) OTEMIKONGO Jean, initiation à la recherche
scientifique, cours inédit, G2 Droit, 2018-2019.
5) KABELA KOWA Gérard, les fonctions de la
prison, tfc inédit, G3 Droit, UNIKAM, 2022-2023.
IV. TEXTES LEGAUX
1) BCC, la règlementation du change en RDC,
article 4 point 1, in J.0 de la RDC, n° spécial, 28 mars
2014.
2) E.I.C, le décret du 27 juillet 1887
instaurant le franc congolais, Bulletin officiel, 1887.
3) Legifrance, loi n°2013-100 du 28 janvier 2013
portant diverses dispositions d'adaptation de la législation au Droit de
l'Union européenne en matière économique et
financière, JORF, n°0024 du 29 janvier 2013.
4) RDC, Constitution de la RDC du 18février
2006 telle que modifiée par la loi n°11/002 du 20 janvier 2011,
article 176, In JO de la RDC, numéro spécial, Kinshasa, 5
février 2011.
5) RDC, Décret-loi n°004/2001 du 31
janvier 2001 relatif au régime des opérations en monnaie
nationale et étrangères en RDC, Les articles 1 er et 2ème,
in codes
E3Modifier avec VVPS Office
57
Larcier, tome Ill.
6) RDC, Loi organique n°18/027 du 13
décembre 2018 portant organisation et fonctionnement de Banque Centrale
du Congo, article 63, in JO de la RDC, 1ère partie, numéro
spécial, Kinshasa, 28 décembre 2018.
7) RDC, OL n°23/010 du 13 mars 2023 portant code du
numérique, article 2 point 23, Kinshasa, palais de la nation 13 mars
2023.
V. RAPPORTS
1) Agence Ecofin, classement des pays africains selon le
nombre de détenteurs des cryptomonnaies en 2022 (triple A), [en ligne],
2022. Disponible sur
https://www.agenceecofin.com
(consulté le 03 septembre 2023).
2) Banque Centrale Européenne, Virtual Currency
Schemes (schémas de devises virtuelles), Rapport BCE, octobre 2012, une
analyse ultérieure, BCE, février 2015. Disponible sur
www.theses.fr/pdf
consulté le 27 juillet 2023.
VI. WEBOGRAPHIES
1) BULONZA Enock, Intérêt porté
sur les cryptomonnaies par le gouvernement, Ciomag, 17 juin 2022. Disponible
sur
https://www.cio-mag.com/rdc
(consulté du décembre 2022 au 23 septembre 2023).
2) Ministère du numérique, que retenir
de la cryptomonnaie en Afrique et spécifiquement en RDC, agenda,
Kinshasa, le 14 avril 2022. Disponible sur : https://.numerique.gouv.cd
(consulté le 06 février 2023).
3) SAUREL Sylvain, tout sur le Bitcoin :
cryptomonnaie de Sème génération, de quoi parle-ton ? [En
ligne]. Disponible sur:
https://www.toutsurlebitcoin.fr
(consulté le 07 juillet 2023).
E3Modifier avec VVPS Office
58
4) Wikipédia, Ethereum, [en ligne], 2023.
Disponible sur disponible sur:
https://
www.fr.m.wikipedia.org (consulté le 21 aout
2023).
5) Wikipédia, monnaie, [en ligne], 2023.
Disponible sur: https://.fr.m.wikipedia.org (consulté le 21 aout
2023).
6) Wikipédia, monnaie virtuelle, [en ligne],
2023. Disponible sur disponible sur:
https://www.fr.m.wikipedia.org
(consulté le 21 aout 2023).
E3Modifier avec SIPS Office
59
TABLE DES MATIERES
RESUME 1
INTRODUCTION 3
1. CONTEXTE DE L'ETUDE 3
2. ETAT DE LA QUESTION 4
3. PROBLEMATIQUE 8
4. HYPOTHESES 9
5. INTERETS ET OBJECTIFS 10
5.1. INTERETS 10
5.2. OBJECTIFS 10
6. CADRES METHODOLOGIQUES 11
6.1. METHODES 12
6.2. TECHNIQUES 13
7. DELIMITATION DU TRAVAIL 13
8. PLAN SOMMAIRE
CHAPITRE I. CADRE THÉORIQUE SUR LES
|
13
TRANSACTIONS NUMÉRIQUES ET
|
|
VIRTUELLES A L'ÉPREUVE DU DROIT
|
14
|
|
SECTION I. PREALABLES DEFINITIONELS
|
14
|
|
1.1 TRANSACTIONS
|
14
|
|
1.2 NUMÉRIQUES
|
14
|
|
1.3 VIRTUELLES
|
15
|
|
1.4 DROIT..
|
.15
|
E3Modifier avec VVPS Off._
60
SECTION II. LE SYSTÈME MONÉTAIRE CONGOLAIS
15
NOTIONS: 15
§1. COMPREHENSION DES MONNAIES VIRTUELLES
16
1.1 CADRE JURIDIQUE CONGOLAIS EN MATIERE DE MONNAIE
17
PRINCIPAUX TEXTES LEGISLATIFS : 17
§2. TYPES DES MONNAIES 18 CHAP II. CADRE
JURIDIQUE SUR LES TRANSACTIONS NUMÉRIQUES ET VIRTUELLES A
L'ÉPREUVE DU DROIT 19
SECTION I. LEGISLATION NUMERIQUES EN RDC 19
§.1 ANALYSE DES DISPOSITIONS DU CODE
NUMÉRIQUE CONCERNANT LES
TRANSACTIONSNUMÉRIQUES
.....................................................................................................................................................................................................................................20
1.2 OBJECTIFS 21
1. REGLEMENTATION DU SECTEUR DU NUMERIQUE
.......................................................................................................................................21
2. PROTECTION DES DROITS NUMERIQUES
..............................................................................................................................................................................21
3. SECURITE ET PROTECTION PENALE DES SYSTEMES
INFORMATIQUES: .21
4. REGULATION DES PLATEFORMES NUMERIQUES 21
5. CYBER SECURITE. 21
6. PROTECTION DES DONNEES A CARACTERE PERSONNEL
21
7 LUTTE CONTRE LA CYBERCRIMINALITE.
21
1.3 INTERETS 22
§2. LES LIMITES DE LA LOI NUMERIQUE 22
A. L'ABSENCE D'UNE REGLEMENTATION SUR LES CRYPTOMONNAIES
23
E3Modifier avec VVPS Off._
61
B. LES POSITIONS DE LA BCC
.............................................................................................................................................................................................................................23
SECTION II. LES TRANSACTIONS NUMÉRIQUES ET
VIRTUELLES A L'EGARD DU DROIT.
23
1.1 LES SPECIFICITES DES TRANSACTIONS NUMERIQUES ET
VIRTUELLES 24
3. PROTECTION DES DONNEES PERSONNELLES: 24
4. CYBERCRIMINALITE ET CYBERSECURITE 24
1.2. LES DIFFERENTS TYPES DE TRANSACTIONS NUMERIQUES ET
VIRTUELLES 24
§2. LEGALITE DE LA MONAIE ÉLECTRONIQUE
24
2.1 LES CRYPTOMONNAIES 25
2.1.1 CRYPTOGRAPHIE
..............................................................................................................................................................................................................................................................26
§3. LE SYSTÈME DU BLOCKCHAIN 26
§4. PROCESSUS DE QUALIFICATION (FONCTIONNEMENT)
26
2.1. LES CRYPTO-MONNAIES COMME TOUTES LES AUTRES MONNAIES
26
2.2. LES CRYPTOMONNAIES COMME INSTRUMENT FINANCIER
27
CHAPITRE III. FACTEURS D'INOBSERVANCE ET DES
RESTRICTIONS DES
|
CRYPTOMONNAIES EN RDC
|
28
|
|
SECTION I. ETAT DES LIEUX DE L'UTILISATION DES
CRYPTOMONNAIES EN RDC.
|
..28
|
|
§1 ILLUSTRATION DE L'UTILISATION DES CRYPTO-MONNAIES
EN RDC.
|
.28
|
|
1.1 LA FACTURE NUMERIQUE EN RDC
|
28
|
1.1.2 LA RDC PARMI LES 33 PAYS DETENTEURS DES
CRYPTOMONNAIES AVEC DE
FORTES DISPARITES 29
A. UN ETAT DES LIEUX 2022 PRIVILEGIANT LE NOMBRE DE
DETENTEURS PAR
E3Modifier avec VVPS Office
62
PAYSEN ORDRE DECROISSANT
..........................................................................................................................................................................................................................29
COMMENTAIRES:................................................................................................................................................................................................................................................................................................33
B. UN ETAT DES LIEUX 2022 PRIVILEGIANT LE POURCENTAGE,
PAR ORDRE DECROISSANT DE DETENTEURS DES CRYPTOMONNAIES PAR RAPPORT A
LA
POPULATION DE CHAQUE PAYS 33
COMMENTAIRES · 37
SECTION II. ANALYSE DES FACTEURS D'INOBSERVANCE DES
RESTRICTIONS A L'UTILISATION DES CRYPTOMONNAIES EN RDC
....................................................................................................................................................................37
11.1 FACTEURS JURIDIQUES : RESTRICTIONS A L'UTILISATION
DES CRYPTO-
MONNAIESEN RDC
..........................................................................................................................................................................................................................................................................................37
11.2 ANALYSE DES AUTRES FACTEURS FAVORISANT L'UTILISATION
DES
CRYPTOMONNAIES EN RDC 38
11.3 ANALYSE DES AVANTAGES ET DES RISQUES ASSOCIENT A
L'UTILISATION DES
CRYPTOMONNAIESPOUR LA RDC
........................................................................................................................................................................................................................39
II. 3.1 LES CRYPTOMONNAIES : UNITES DE COMPTE A HAUT
RISQUE 39
II. 3.2 LES CRYPTOMONNAIES : LE MEILLEUR DE SA
TECHNOLOGIE 39
CHAPITRE IV. PROPOSITIONS POUR UNE REGLEMENTATION
EFFICACE ET ADAPTEE A
LA BLOCKCHAIN EN DROIT MONETAIRE CONGOLAIS 40
SECTION I. ETUDE COMPARATIVE DES REGLEMENTATIONS
INTERNATIONALES SUR
LES CRYPTOMONNAIES 40
1.1 LA REGLEMENTATION DES CRYPTOMONNAIES EN AFRIQUE
40
1.1.1 ETAT DES LIEUX REGLEMENTAIRE 40
1.1.2 LA REGULATION DES CRYPTOMONNAIES EN AFRIQUE : LA
REGULATION PLURIELLE EN MARCHE ET EN ORDRE DISPERSE
.......................................................................................................................................................40
E3Modifier avec VVPS Office
63
1.2 LA REGLEMENTATION DES CRYPTOMONNAIES EN EUROPE
41
SECTION II. RECOMMANDATIONS POUR UN USAGE SAIN DE LA
BLOCKCHAIN EN
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO 41
11.1 SENSIBILISATION ET EDUCATION 41
11.2 MISE EN PLACE D'UN CADRE REGLEMENTAIRE ADAPTE
42
|
SECTION III. PERSPECTIVES D'AVENIR : STRATEGIES POUR
CAPITALISER LES
AVANTAGES LIES A LA TECHNOLOGIE BLOCKCHAIN EN DROIT
MONETAIRE
|
|
CONGOLAIS..
|
.42
|
|
111.1 INTERET PORTE SUR LES CRYPTOMONNAIES PAR LE
GOUVERNEMENT
|
42
|
|
111.2 LEVIER D'INTEGRATION
|
43
|
|
111.3 REFLEXION POUR UNE LEGISLATION SUR LA
LEGALISATION
|
DES
|
|
CRYPTOMONNAIES EN RDC
|
43
|
|
CONCLUSION..
|
.45
|
|
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES
|
47
|
I. OUVRAGES
|
47
|
|
II. ARTICLES ET REVUES 47
III. COURS ET MEMOIRES 48
IV. TEXTES LEGAUX 49
V. RAPPORTS 50
VI. WEBOGRAPHIES 50
TABLE DES MATIERES 51
|