SUMMARY
WORK
INTRODUCTION GENERALE
Les questions sur l'efficacité et l'exécution
des divers projets de développement ne cessent de se poser dans le monde
scientifique par les acteurs sociaux.
Cependant, plusieurs projets ou programmes ont
déjà été élaborés et
exécutés par les organismes internationaux, nationaux et
locauxpour pallier aux problèmes dont sont victimes les enfants. Ces
derniers sont marginalisés et martyrisés, exploités et
abandonnés, utilisés dans des forces et conflits armés
mais aussi exposés à des maladies et ou à la mort.La
protection de l'enfance est inscrite dans la convention relative aux droits de
l'enfant (CDE) et intégré dans les objectifs de
développement durable (ODD). Etant universelle, la protection de
l'enfance vise tous les enfants partout dans le monde qu'ils vivent dans les
pays riches ou pauvres.Malgré cette reconnaissance, les conditions de
marginalité et d'abandon dans lesquelles continuent à vivre
nombreux enfants dans la société constituent pour eux un danger
imminent pour l'avenir.Et,malgré les multiples programmes
élaborés, c'est du coup admettre que dans le domaine protection
de l'enfance, que la plupart de projets exécutés par les ONG
n'ont pas abouti aux résultats attendus. Cette situation peut
paraître curieuse d'autant plus que des fonds alloués dans ce
domaine seraient tropgigantesques.
En effet, CAJED-ONGD pour pallier aux problèmes
auxquels les enfants sont victimes, s'efforce d'intervenir et d'orienter ses
actions dans la promotion des enfants et jeunes défavorisés. Elle
organise l'accueil, l'hébergement des enfants, médiation et
réunification familiale, appui pédagogique, matériel et
logistique aux enfants et jeunes encadrés en scolarisation, en formation
des métiers et en attente d'orientation.Ainsi, la complexité
sociale et culturelle du contexte des projets du CAJED, la synergie des parties
prenantes telles que la MONUSCO, UNICEF, UPADERI, PAMI, CAFOD, CICR etc. et le
rôle joué par les enfants en tant qu'acteurs sociaux et
bénéficiaires devraient être pris en compte pour
élaborer des interventions de leur protection efficace.
0.1. ETAT DE LA QUESTION
Dans le cadre de ce travail, nous relevons quelques
études qui ont été menées dans ce domaine afin de
présenter leurs apports à la science et prouver
l'originalité de notre recherche.
1. NOLEX FONTIL (2009) réalise que la
problématique de la gestion des projets communautaires, d'une part,
s'articule fondamentalement autour de l'implication des acteurs de base et de
l'ancrage social des actions, lesquelles font défaut et d'autre part,
elle se manifeste par une insuffisance des résultats tant à court
terme pour les effets qu'à long terme pour les impacts. En outre, on
enregistre une certaine confusion des ONG sur le terrain. Cette confusion se
traduit par une duplication des actions sur un même territoire ;
elles sont souvent conduites selon des approches d'exécution
antagonistes. Il conclut, en disant que l'essentiel de la problématique
se pose au tout début du processus de gestion des projets de
développement communautaires, c'est-à-dire, à la phase
d'identification. Ainsi, n'étant pas rigoureusement maitrisée,
les manquements à cette phase du projet se répercutent à
toutes les autres étapes de son cycle de vie en agissant
négativement sur les critères de qualité du projet
tels : la pertinence, l'efficacité, l'efficience, l'impact, etc.
2. Judith KONYAOLE (2001) nous relate
que« l'aide n'est plus ce qu'elle était ».Cette situation
s'explique du fait que les bailleurs eux-mêmes sont confrontés
à des choix plus que difficiles afin de remettre en ordre leurs propres
comptes et soutenir une activité socio-économique insuffisante
(fonds pour palier au chômage, pour répondre aux catastrophes
naturelles, pour lutter contre le terrorisme, etc.).
A cet effet, l'auteur pense que pour atténuerle cadre
des risques financiers, les problèmes courants relatifs à la
gestion des ressources humaines et à la gestion des immobilisations du
projet que l'Audit Organisationnel soit systématiquement introduit dans
le cycle du projet afin de s'assurer à priori de l'organisationdes
activités et donc de l'orientation des ressources mises à la
disposition ; de prévoir la mise en place au niveau de tous les
projets de développement d'un système de
« comptabilité accessible à tous » ; de
recruter de façon beaucoup plus rigoureuse afin de remettre la gestion
des fonds dans les mains de personnestrès compétentes ;
qu'un système soit mis en place par les pays bénéficiaires
conjointement avec les bailleurs pour assurer la formation systématique
et continue de l'équipe de direction des projets aux procédures
des bailleurs et enfin, le changement des habitudes qui s'opère depuis
quelques années doit continuer son bout de chemin ; ceci est
l'unique occasion à saisir pour relever les défis, gagner la
confiance absolue des bailleurs et mettre fin à la marginalisation des
populations et des gouvernements africains par rapport aux bailleurs de fonds
et rendre ainsi l'aide plus efficace.
3. Marcelin CHIZUNGU MUSHAGALUSA (2002)fait
des analyses sur le terrain et cherche à épingler les causes
profondes du phénomène « enfant-soldat » ainsi que les
différents procédés d'enrôlement des enfants dans
les forces et groupes armés. Cet auteur étudie, par ailleurs,
d'une façon large, les modalités pouvant être
envisagées en vue d'une démobilisation et d'une
réinsertion sociale réussie des enfants-soldats en R.D.C. Il
conclut qu'en R.D.C. les enfants ont subi des dégâts
énormes liés à leur enrôlement dans les forces et
groupes armés. Parmi ces dégâts cet auteur mentionne entre
autres le développement du phénomène enfant-soldat, les
massacres et tueries des populations civiles parmi lesquelles figurent les
enfants, ainsi que la séparation entre les enfants et leurs parents.
4. Jackson AMANI NZAYO (2015)a voulu savoir
si l'ONGD-CAJED apporte une réelle contribution sur
l'amélioration des conditions de vie de la jeunesse
désoeuvrée de la ville de Goma et leur réinsertion dans la
vie socio-économique et professionnelle ou au contraire son existence
n'est qu'une organisation de trop dans un paysage de plus en plus pollué
par la présence des organisations de tous genres.
Il conclut que l'impact de
l'ONGD-CAJED dans l'amélioration des conditions de vie des jeunes
désoeuvrés, est la réinsertion socio-économique, la
réinsertion socio-professionnelle, la réinsertion familiale,
l'apprentissage des différents métiers et l'éducation des
jeunes désoeuvrés.
Ainsi, il recommande aux autorités urbaines de lutter
contre la jeunesse désoeuvrée et que les jeunes soient
aidés économiquement et psychologiquement, de créer
l'emploi pour les occupermais aussi d'installer une structure étatique
dans la ville de Goma qui permettra d'identifier les jeunes
désoeuvrés. Les autorités devraient appuyerles
institutions qui encadrent la jeunesse et surtout à l'ONGD-CAJED qui
s'occupe de la jeunesse désoeuvrée.
5. AZOMBWA KOLOSOKO (2008) cherchait à
savoir l'impact des activités des ONG sur l'amélioration des
conditions de vie des enfants vulnérables. Dans son hypothèse, il
dit que les actions de l'ONG-CAJED oeuvrant en faveur des enfants
vulnérables contribueraient à l'amélioration de leurs
conditions de vie. Il finit par dire que le CAJED se bat du jour au lendemain
pour contribuer à l'auto-prise en charge des enfants vulnérables.
Cependant, il dit que sur 80 enfants vulnérables encadrés par
CAJED en ce temps-là, 52 d'entre-eux soit 65% proposent la
création des ateliers de couture, de menuiserie et des garages
automobiles pour la création d'emploi.
En effet, ce présent travail se démarque des
précédents en ce sens qu'il se propose de procéder par une
étude évaluative des projets de développement
exécutés par CAJEDdans le domaine protection de l'enfanceen ville
de Goma.
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