II.1.2. Année de plantation
des caféiers
Nos enquêtes de terrain ont relevées à la
figure n° 2 que, la majorité des caféiculteurs que nous
avons rencontrés indiquent que la plantation de leurs caféiers
remonte aux années 1998, 2000, 2002, 2003, 2004, 2005, 2006, 2009
jusqu'en 2010 représentent 31% de notre échantillon, ceux dont
leurs caféiers remontent aux années
2011 ,2012 ,2013 ,2014 ,2015 jusqu'en 2022
représentent 14%
Ceci s'explique par le fait que, la plupart des paysans
caféiculteurs du groupement de Lugendo, sont restés depuis plus
d'une décennie avec les mêmes variétés des
caféiers, certains d'entre eux les ayant de leurs parents, d'autres non,
ces derniers voient leur rendement diminuer de campagne en campagne à
cause de la vétusté des caféiers.
II.1.3. Quantité de
café produite par campagne
Les résultats de nos enquêtés ont
démontrés à la figure n° 3 que, la majorité
des caféiculteurs enquêtés produisent 100kg de café
par campagne soit 21% de notre échantillon ;16% des
caféiculteurs rencontrés produisent 200kg de
café ;13% indiquent qu'ils produisent 50kg de café ;10%
indiquent qu'ils produisent 150kg ; 6% produisent 300kg de
café ; 4% produisent 1000kg de café ; 3% produisent
entre 60 ;80 et 500kg de café ; 2% produisent
entre ; 40 ,280, et 400 kg ;pendant que 1% des
caféiculteurs produisent entre
9 ;18 ;20 ;35 ;70 ;90 ;170 ;190 ;700 ;750 ;900 ;2000 ;2500et
5000kg de café par campagne.
Cette faible production constatée chez la plupart des
caféiculteurs de lugendo, est la conséquence de la
vétusté des caféiers que nous évoquons au
précèdent point, il est également causé par les
maladies qui attaquent les caféiers que nous évoquerons dans le
point suivant de cette discussion, mais également elle serait due aux
mauvaises techniques agricoles de la part des caféiculteurs qui
favoriseraient la propagation des maladies comme nous aurons à le voir
également dans les points qui suivront.
En comparant les nombres des pieds des caféiers dont
dispose différents caféiculteurs par rapport à la
production que réalisent ces derniers, tel que repris à la figure
n° 2, l'on constate que plusieurs d'entre eux disposent de 100 pieds ,
mais ne réalisent que 100kg de café cérises par campagne
ce qui explique une faible productivité .
II.1.4. Les acheteurs du
café.
Nos investigations de terrain relèvent au tableau
n° 6 que, la plupart des caféiculteurs que nous avons
enquêtés vendent leurs café aux négociants
ambulants ce qui représentent 57% de nos
enquêtés ; contre 39% qui vendent leur production
à la société Virunga coffee présente dans le milieu
; 4% des caféiculteurs enquêtés ont
également indiqués qu'ils vendent leur café à
d'autres négociants locaux bien connu dans le milieu
Cette situation s'explique par le fait, les négociants
ambulants qui viendraient du Rwanda voisin, achètent du café au
près des caféiculteurs du groupement de Lugendo en leur proposant
un prix supérieur à celui du prix local, ce qui contraints la
plupart des caféiculteurs à leur vendre du café ; car
ces derniers, donneraient également du crédit à leurs
clients ce qui n'est pas de coutume pour les acheteurs locaux à en
croire certains de nos enquêtés qui c'est sont confiés
à nous. Cette situation fait perdre des recettes à la province
car même certains commerçants locaux qui achètent du
café le revendraient à leurs clients rwandais faisant d'eux des
intermédiaires selon les informations recueillis auprès des
certaines sources pour lesquelles nous préférons garder
l'anonymat.
|